VII. — Obligation et dispense
Quæcumque promisit, potens est et facere.
(Rom. 4, 21).
La Règle est une règle d’amour et de bonne volonté; la crainte n’y a aucune part. Rien n’y oblige sous peine de péché. Si la chose coûte qu’on*pense aux grâces et aux mérites dont: on se priverait en n’observant pas : Si hœæc observaverts promilin tibi, etc.
© sainte Règle, heureux qui t’observe et malheureux qui te méprise. (B. Ange).
DISPENSES DE LA RÈGLE Tout Directeur et à son dfaut tout confesseur peut commuer pour les obligations de la Règle, teie que : jeûne, office...
Dispense
On peut être dispensé en toutes et chacune des obligations. En temps de dispense légitime, on est toujours Tertiaire et on n’est privé d’aucun privilège, avantage, indulgence, Avec la nouvelle Règle, il faut éviter les dispenses autant que possible ; mais cependant si elles deviennent nécessaires, c’est encore observer la Règle que de les demander. La dispense est accordée par le Supérieur et le Visiteur
VIII. — Dispenses de la Règle Melius non vovere quam promissa non reddere.
(Eccle. 5, 4).
Sa Sainteté Léon XIII, avec une très grande sagesse, a modifié, sur certains points, la Règle primitive du Tiers-Ordre et l’a mise à la portée de toutes les bonnes volontés. Le Pape : prévoit cependant la nécessité des dispenses, et nous devons ‘ dire sur ce sujet ce qu’il faut faire :
1° Eviter et craindre les dispenses ; 2 Les demander mais pour des motifs graves seulement; 3 Ne les demander que pour un certain temps et une partie de la Règle:
4 Préférer une commutation et y être fidèle ; 5 À qui demander ces dispenses ?
1° Eviter les dispenses non motivées. = Ces dispenses, en effet, vous empêchent de garder ‘ntégralement votre ègle, de faire dès lors la volonté de Dieu È elles vous privent aussi des grâces attachées à l'observation de chaque point de la Règle et ne vous permettent pas de donner le bon exemple à vos frères ou sœurs du Tiers-Ordre. 2 Les demander, mais pour des motifs graves. ‘ a) Les demander. — Ne les prenes pas vous-mêmes, de
Le mue art de à aide ren . Règle; et prouves, en les demandant, combien vous avez à cœur d’obéir malgré tout b) Pour des motifs graves. — Oui, car si la simple gêne ‘où une légère incommodité vous portait à vous faire dispenser
Re -”-de tel ou tel point, vous fuiries alors le sacrifice et vous per- +. dries tout mérite. .
Les motifs sont graves, s'il y a impossibilité morale ou matérielle pour vous de remplir telle ou telle prescription ou de ne pas enfreindre telle ou telle défonse ! Serait-ce suffisant d’invoquer, par exemple, le plaisir procuré à quelqu'un de votre entourage, pour aller au bal ou au théâtre ?... Ou bien de ne pas vous confesser chaque mois, parce que cela vous ennuie, etc... Evidemment non !
æ Ne demander lu dispense que pour un certain temps ct - dm ee
re a) Pour une partie de la Règle.—Celle que vous ne pouvez pas vrament garder, seulement ; et n’allez pas omettre tout, sous prétexte que vous ne pouves remplir qu'une partie
*: où qu'on. vous a dispeusé de tel ou tel point.
b) Pour un certain temps. — ds ne on
2 - pendant lequel la disperise s'impose ; si on vous a dispensé
du :sûne, lorsque vous étiés malade, vous ne devez pas vous
: . et abstenir quand la santé est revenue...
4 Préférer une commutation et y être fidèle.
Oui, car cette commutation vous rend le mérite que vous auriez perdu ; en remplaçant le point particulier que vous -ne pouves -observer elle vous empêche d'oublier la prescription commuée, et elle vous porte à revenir au plus vite à l'observation de cette prescription... Mais à condition que vous fassiez bien l’œuvre qu'on vous a imposée comme commutation et qu’ainsi, dévant Dieu, vous puissiez vous rendre le témoignage de garder le mieux possible votre Règie. .
-& À qui demander ia dispense ? = © À voë supérieurs prêtres du premier et dx frôle Orüre,
parce qu'ils ont reçu seuls autorité de l'Eglise, dans ce but,
— LA VIOLATION DE LA RÈGLE 7 et ainsi parce qu'ils sont plus aptes à juger si votre demande de dispense est légitime, et enfin parce qu’en leur obéissant, quoi qu’ils décident, vous êtes sûrs d’être dans la bonne voie et de ne pas vous tromper...
IX. — La violation de ls Règle Dixi: Custodiam vias meas ut non delinquem.
(Ps. 38, 2).
Comme hélas ! étant donnée la fragilité humaine, le Tertiaire peut être exposé à se relâcher et à ne pas garder inté-
ë gralement et fidèlement les prescriptions de sa Règle, nous
allons montrer les dangers de ce relâchement et de cette : solation 1° Violer la Règle, c’est évidemment manquer d'amour envers Dieu dont elle exprime la volonté et aussi manquer d’obéissance ; Si diligitis me, mandata mea servate : vos amici estis, si feceriti. quæ præcipio vobis.
2 Violer la Règle du Tiers-Ordre, c’est priver son âme des mérite … * observation lui ferait acquérir. -; C’est fuir la pénitence et le sacrifice, on provient le plus souvent de la peur
4 Violer la Règle en ne disant pas son office, en n’assistant pas à la messe, en ne communiant pas... c’est priver Dieu de la gloire et de la consolation que lui auraient procurées __ces pratiques et priver son âme de grâces et de bénédictions dont elles sont la source.
& Violer la Règle, en lisant des livres ou des journaux dan. gereux, en fréquentant des lieux ou des conversations peu honnêtes, s’est s’exposer à la tentation et au péché et compromettre peut-être son salut.
6 Violer la Règle, c’est renoncer à faire des actes d'hu- -milité, de charité, de mortification, de force, de chasteté, de
| | tempérance, etc., — qu’elle fait accomplir à ceux qui en sont
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les fidèles observateurs, — et dès lorr c'est se ralentir dans la voie de la perfection, c’est n’y plus tendre.
7 Violer la Fègle, c’est mal édifier le prochain, et peutêtre l’entraîner à faire de même.
& Violer la Règle, s’est enfin perdre la paix pendant la vie, la confiance et la sécurité à la mort, et une gloire et un bonheur plus grands au ciel.
Donc, prenes tous la résolution d'observer 1: Règle, à la lettre, quoi qu’il en coûte ; et reprochez-vous amèrement tous les manquements passés, en les évitant scrupuleusement à l'avenir.
-. — L'exclusion Anathema sit.
(al. 1, 8).
Il y a deux sortes d’exclusion : l’une temporelle, l’autre perpétuelle ; l’une de la Fraternité seulement, l’autre du Tiers-Ordre avec privation de tout ; c’estla dégradation complète infligée aux Judas nuisibles ou indignes.
* L’exclusion se fait pour des raisons très graves : hérésie, ‘ scandale public, infraction fréquente à une obligation après trois avertissements.
L’exclusion de la Fraternité est faite par le Directeur et le Discrétoire. .. l’exclusion du Tiers-Ordre est faite par le Supérieur ou le Visiteur. .