Cf. Manuel (1913) p. 643 et ss
Notre séraphique Père nous prêche, avec une éloquence : d'autant plus persuasive que ce sont des exemples, bien plu- * tôt que des paroles qu’il nous donne ; — il nous prêche, dis- … je, toutes les vertus chrétiennes. 4 Comment dire son humilité qui le portait à se
. comme le plus grand des pécheurs ?
Son amour de la souffrance, qui lui faisait s'écrier : “ En- * core plus, Seigneur, encore plus
Son sèle, qui embrassait le monde et aurait voulu convertir tous les pécheurs ;
Sa pauvreté, dont il fut l'amant paésionné!
Faisons-nous, enfants de saint François, un devoir de lire sa vie, de la méditer, et appliquons-nous surtout à lui ressembler de plus en plus.
8 Il est notre Protecteur. — Oui, car il nous âime d’une affection toute paternelle, et comme nous savons la puissance de sa prière sur Notre-Seigneur et la très sainte Vierge, recourir À lui dans nos tentations, l’invoquer avec confiance et tous les jours, doit entrer dans nos habitudes de piété or-
Séraphin aux six ailes de feu, éblouissantes de clarté. D'un vol rapide Ange se dirige vers le serviteur de Dieu qui reconnaît, dans l'apparition, l’image du Sauveur cruëifié. À cette vue, l’âme de saint François se remplit d’allégresse … et de compassion : d’allégresse, car, sous les traits du Séra-.
phin, il découvre son bien-aimé Jésus ; de compassion, car - Je spectacle du Christ en croix le transperce d’un glaive de douleur.
4 La vision ne tarde pas à disparaître; mais elle laisse dans son cœur une ardeur merveilleuse et, dans sa chair, la trace non moins merveilleuse de l’empreinte divine. Aussitôt, en effet,
i sur ses membres les cinq plaies qu'il a contemplées dans le crucifix. Ses mains et ses pieds semblent transpercés par de gros clous ronds et noirs, dont la pointe, longue et comme rabattue, dépasse les chairs, tandis que son côté droit présente une large cicatrice, de couleur vermeille, d'où le sang découlera plus d’une fois dans la suite sur les vêtements du Saint.”
Les cinq Dimanches en l’honneur des Stigmates de N. P. Saint François
Cette pieuse pratique consiste à faire, pendant cinq dimanches consécutifs, avant la fête des Stigmates (17 septembre) ou à toute autre époque de l’année, de pieuses méditations ou des prières vocales, ou d’autres œuvres de piété, en l’honneur des sacrés Stigmates.
Par un décret en date du 21 novembre 1885, le Souverain Pontife accorde à tous les fidèles, qui honoreront les Stigmates de saint François, pendant cinq dimanches consécutifs, une indulgence plénière chacun de ces dimanches. Ces indulgences ne peuvent se gagner qu’une fois l’an. Elles ne sont pas seulement accordées aux Tertiaires de saint François, maisà
tous les fidèles qui accompliront les œuvres prescrites. Ces œuvres sont : 1° ia confession ; 2° la communion ; 3 la visite d’une église ou d’une chapelle publique dans laquelle on récite quelques prières aux intentions du Souverain Pontife; 4 un acte de dévotion en l'honneur des Stigmates
sun François.
Fessrs