Cf. Manual (1913) 680 et ss
» sando del loto mundo : le Saint du monde entier !” Il est la. | gloire de notre Ordre et notre frère en saint François, à noussurtout de l’honorer et de l’invoquer.
Nous allons indiquer ici de quelle façon il veut être honoré- __ parla prière et l’aûmône !
1° On peut prier saint Antoine comme on prie les autres- Saints, en faisant des neuvaines, en récitant ses litanies ; toute-foisilest prouvé, par l'expérience, que la récitation du réponsmiraculeux Si quæris miracula, obtient plus facilement ses: faveurs et que les prières qu'on lui adresse le mardi (jour qui lui est spécialement consacré), surtout lorsqu'on l’invoque: neuf ou treize mardis de suite, ont une efficacité particulière,
2 Mais ce qui distingue la dévotion à saint Antoine, è’est l'aumône qu’il semble exigeë de ceux qui lui demandent une grâce ; qu’on la lui offre d’avance, ou qu’on la lui promette seulement lorsqu'on aura été exaucé. De là les deux troncs, placés aux pieds de ses statues, l'un pour les demandes, l’autre pour les offrandes.
Des esprits un peu chaz * a t-qui vob à mel partons, ont cru devoir blâmer . “atique et se sont élevés contre cette condition ‘“ dont lonnant ” que saint Antoine
a lui-même bénie.
Ces critiques ont oublié, ou n’ont pas voulu comprendre, que l’aumône est une prière ; et qu’en demandant de l'argent à ses clients, le cher ‘et aimable Saint leur fait pratiquer le détachement des biens de la terre, leur donne une estime plus grande des faveurs célestés, leur fait surtout remplir, dans une plus large mesure, le devoir de la charité envers les
malheureux, etc... Houx.i soit dune qui mal y pense! Con
tinuons à prier saint Antoine, à lui demander des grâces spi. rituellés ét même temporelles, à lui offrir des aumônes et le grand thau.{urge continuera à montrer qu’il approuve : notre dévotion, en nous accordant ce que nous sollicitons : de sa bonté devenue proverbiale !
Ë Parfois J’aumône ne constituera pas, à ses yeux, un sa- : ne
- né lui refusons rien ! et faisons en sorte que, le mardi, les fidèles soient réunis à ses pieds, pour prier, en commun, aux ‘intentions de tous. ;
: Saint Antoine était mort le vendredi 13 juin 1231, mais le bonheur. qu’on éprouvait à le contempler dans sa beauté céleste et à bénéficier des nombreux et étonnants miracles opérés au contact de ses restes sacrés, fit différer sa sépulture : il ne fut inhumé que le mardi. En ce jour d’impérissable mémoire, les prodiges furent plus nombreux, plus éclatanis que jamais. Ce jour de merveilles ne pouvait être oublié ; la reconnaissance et l’admiration des peuples consacrèrent donc spécialement le mardi à saint Antoine de Padoue.
. Les foules qu’il attirait à lui allaient de préférence le prier en ce jour, et c'était une croyance générale, à Padoue, qu’on obtenait alors tout ce qu’on demandait. Cette dévotion prit un accroissement surprenant en 1617. Une noble dame de Bologne réclamait avec insistance une grande faveur par l'intercession de saint Antoine. Une nuit, elle vit en songe le bienheureux Antoine : ‘“ Visite, lui dit-il, pendant neuf mardis, mon image dans l’église de saint François, et tu seras exaucée. ” La pieuse dame s’empressa d’obéir à la parole du Saint, et elle obtint ce qui était si ardemment désiré.
Les Frères Mineurs divulguèrent aussitôt ce miracle et recommandèrent vivement les neuf mardis. Cette pratique se répandit prompte. ent dans toute l’Italie et dans beaucoup d’autres contrées du monde catholique.
© La dévotion du peupie ne s’en tint pas là. La mardi était consacré à saint Antoine ; le miracle autorisait cette dévotion. Insensiblement les fidèles portèrent à treize le nombre des ” mardis destinés à honorer le Saint, et cela en souvenir de sa bienheureuse mort, arrivée le 13‘du mois de juin. L'Eglise
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l’a enrichie de nombreuses i On pourre s'aider dés lectures où des oraiscns qu'on troie vera dans le manuel ; il est également. à désirer qu’on fasse ‘
| ‘brôler des cierges devant in statue du Saint, et qu'on s’2ppro | : che de l’Eucharistie au dernier jour de ls neuvainé.
Beaucoup de personnes tiennent à faire célébrer en même
5 temps. une ou plusieurs messes-aux intentions des âmes du
; elles en abandonnent l'application à la voloaté
- purgatoire ; de saint Antoine. Notre glorieux. bienfaiteur possède ainsi le moyen de soulager ou de sauver celles de ces ‘âmes qui lui |
sont particulièrement chères ; c’est une joie pour son cœur si embrasé du zèle de la gloire de Dieu et du. salut des hommes. Des faits nombreux et éclatants ont démontré la souve- :
" raine efficacité de cette touchante pratique, que nous ne sau-
rions trop recommander.
Nous tenons à donner ici le magnifique Bref du Souverain ‘*
D ne
L’humble demande que nous a présentée notre très cher *
fils Laurent Caratelli, Ministre Général des Frères, Mineurs
Conventuels, Nous a rempli de joie, parce qu’elle répond.
: mmelhltoineht à nos désirs. Il nous exprimait le vœu de.voir
grandir de jour en jour et se propager par toute Jà terre le
culte de saint Antoine de Padoue. En effet, tousies catholiques : ne
ont un püissant motif de vénérer le bienheureux Antoine et de lui rendre leurs hommages, car, investi d’un grand pouvoir par la Jibéralité de Dieu, il répand tous les jours sur le. peuplechrétien des grâces et des faveurs ci abondantes, que Hi ie sf Gr va AU à fiance “ lorsqu'ils veulent. obtenir des miracles.” — “ Bien
à plus, dans les calamités présentes, saint Antoine de Padoue r.. semble, en quelque.sorte, s'éire asocié à saint Vinéent de | TR
du peuple : l’un procure le pain, l’autre le distribue. — Nombroux sont les sanctuaires où pour quêter la nourriture du . pauvre, on voit la douce image de saint Antoine portant J'Enfant-Dieu entre ses bras, et se tournant vers lui comme -. pour solliciter ses grâces. Cette image, placée sous les yeux des fidèles, est pour ceux-ci une puissante invitation à de- - mander au ciel de nombreuses faveurs, lesquelles une fois obtenues, ils donnent, en retour, l’aumône promise, destinée à l'achat du pair des pauvres. Aussi les sociétés de saint Vincent de Paul qui distribuent aux familles pauvres les ressources nécessaires, trouveront-elles en saint Antoine un généreux pourvoyeur et puissant auxiliaire. C’est pourquoi, agréant de bon cœur et volontiers la demande qui Nous a été faite, et pour augmenter la dévotion des fidèles et favoriser les âmes, Nous accordons miséricordieusement dans le Seigneur, à tous les fidèles qui, contrits et confessés, communient, pendant treize mardis ou treize dimanches consésécutifs — chaque année à l’époque de leur choix —et feront une méditation or. une prière ou tout autre exercice de piété, à la gloire et à l’ioaneur de saint Antoine, une indulgence plénière, applicable aux âmes du purgatoire, chacun de ces mardis ou ‘de ces d.nanches... Les présentes lettres sont valables à perpétuité. — Donné à Rome, près Saint-Pierre, sous l’anneau du pêcheur, le 1° mars 1898, l’an 20° de Notre Pontificat.