‹ Tire-au-flanc!; pièce en trois actes [par] André Sylvane & André Mouëzy-EonChapitre 103 sur 104 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Eh ! tonnerre de ce que vous voudrez, colonel, en voilà assez !

LE COLONEL, saisi.

Mais, madame...

JEAN, suppliant.

Ma tante I

MADAME BLANDIN

Si mon neveu ne peut pas placer un mot pour ee justifier, c'est moi qui parlerai à sa place I

LE COLONEL, se contenant à peine.

Permettez, madame !...

MADAME BLANDIN

Non, vous m'écouterezl... Tout à l'heure, je vous cherchais... je suis arrivée ici, au moment où vous me paraissiez préoccupé d une besogne qui semblait ne souffrir aucun retard.

LE GOLONKL, k part.

Huml

MADAME FLÉGHOIS, bas au «olonel.

Elle nous a vus !

MADAME BLANDIN

Je n'ai pas voulu vous déranger... mais puisqu'enfin je vous rencontre, vous entendrez ce que j'ai à vous dire I...

LE COLONEL, radouci.

Parlez, madame, parlez!...

TURLOT, bas à Georgette.

Crois-tu qu'elle lui en bouche une surface!...

UEORGETTE.

Pour sûrl

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MADAME BLANDIN

Vous apprendrez, colonel, que mon neveu n'est pas né pour porter un tablier et pour passer des plateaux à travers vos salons !...

LE COLONEL

Par exemple!... On s'est permis?

MADAME BLANDIN

Oui, colonel...

LE COLONEL

Mais, je vous prie de croire, chère madame... (a Bourrache.) Caporal, C'est vous?

BOURRACHE

Mon colonel... c'est-à-dire...

LE COLONEL

Vous êtes un idiot... vous me ferez quatre jours I

BOURRACHE, à part.

Et quatre du lieutenant, ça fait huit I...

Quant à la personne du « sesque » à laquelle mon neveu faisait « du plat... » c'était sa cousine...

LE COLONEL

Sa cousine?... Mademoiselle?... (a Bourrache.) Ahl ça, vous êtes donc plus bête que votre pantoufle ?

BOURRACHE

Mon colonel I

LE COLONEL

Quatre jours I

BOURRACHE, à part.

Ça fait douze I... charmante soirée 1...

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