ACTE TROISIÈME
Eh ! tonnerre de ce que vous voudrez, colonel, en voilà assez !
LE COLONEL, saisi.
Mais, madame...
JEAN, suppliant.
Ma tante I
MADAME BLANDIN
Si mon neveu ne peut pas placer un mot pour ee justifier, c'est moi qui parlerai à sa place I
LE COLONEL, se contenant à peine.
Permettez, madame !...
MADAME BLANDIN
Non, vous m'écouterezl... Tout à l'heure, je vous cherchais... je suis arrivée ici, au moment où vous me paraissiez préoccupé d une besogne qui semblait ne souffrir aucun retard.
LE GOLONKL, k part.
Huml
MADAME FLÉGHOIS, bas au «olonel.
Elle nous a vus !
MADAME BLANDIN
Je n'ai pas voulu vous déranger... mais puisqu'enfin je vous rencontre, vous entendrez ce que j'ai à vous dire I...
LE COLONEL, radouci.
Parlez, madame, parlez!...
TURLOT, bas à Georgette.
Crois-tu qu'elle lui en bouche une surface!...
UEORGETTE.
Pour sûrl
102 TIRE-AU-FLANC t
MADAME BLANDIN
Vous apprendrez, colonel, que mon neveu n'est pas né pour porter un tablier et pour passer des plateaux à travers vos salons !...
LE COLONEL
Par exemple!... On s'est permis?
MADAME BLANDIN
Oui, colonel...
LE COLONEL
Mais, je vous prie de croire, chère madame... (a Bourrache.) Caporal, C'est vous?
BOURRACHE
Mon colonel... c'est-à-dire...
LE COLONEL
Vous êtes un idiot... vous me ferez quatre jours I
BOURRACHE, à part.
Et quatre du lieutenant, ça fait huit I...
Quant à la personne du « sesque » à laquelle mon neveu faisait « du plat... » c'était sa cousine...
LE COLONEL
Sa cousine?... Mademoiselle?... (a Bourrache.) Ahl ça, vous êtes donc plus bête que votre pantoufle ?
BOURRACHE
Mon colonel I
LE COLONEL
Quatre jours I
BOURRACHE, à part.
Ça fait douze I... charmante soirée 1...