ACTE PREMIER
indiscret de vous présenter, en son lieu et place, le lieutenant Daumel.
JEAN, à part.
On ne se gêne pas dans le militaire.
MADAME FLÉCHOIS, bas à madame Blandin.
C'est dans la compagnie du lieutenant que votre neveu...
MADAME BLANDIN, yivement.
Je suis enchantée, tout à fait enchantée, que M. le lieutenant Daumel ait bien voulu vous accompagner.
DAUMEL, saluant.
Madame.
MADAME BLANDIN
Je n'en regrette pas moins l'absence du capitaine.
Joseph sort, emportant le sabre et le képi des officiers. LE COLONEL.
Les obligations du service... Le capitaine Fléchois est un de mes meilleurs officiers, homme de devoir avant tout. De plus, il a le mérite, à mes yeux, de posséder une femme fort aimable, à qui je ne puis rien refuser.
JEAN, k part.
Tiens, tiens!
MADAME FLÉCHOIS, un p«n interdite.
Colonel.
LE COLONEL, bas à madame Fléchois.
Tu le sais bien ! (Haut.) Et je m'en félicite aujourd'hui, puisque c'est à ses instances, madame, que je dois l'honneur de vous être présenté... (un petit umpa.) Ainsi qu'à votre estimable famille.
Il attend qu'on la lui pr^eal*.
MADAME BLAMDIN, flattée.
Colonel!., (comprenant.) Ah ! c'est juste, j'oubliaig... (Présentant.) Solange, ma fille aînée.
LE COLONEL
Mademoiselle...
MADAME BLANDIN
Et Francine, ma cadette, que nous appelons Lily, je ne sais pourquoi.
LE COLONEL
C'est un cas très fréquent dans les familles. Ainsi, moi, j'ai nom Alfred... Quand j'étais petit, on m'appelait Toto. Est-ce bête, ces choses-là 1
JEAN, à part.
Charmant I
MADAME BLANDIN, à Lily.
Va, mon enfant, le colonel t'autorise à aller surveiller les derniers prépaïotifs du déjeuner.
LE COLONEL
Je dirais même que je l'y engage, si cela ne nous privait du charme de sa présence, (petit aaïut.) Mademoiselle...
Liljr lort.
JEAN, bas à Solange.
HeinI Qu'est-ee que vous en dites? En voilà du banal, en voilà I
MADAME BLANDIN, à madame Flëohois.
Il est fort aimable.
MADAME FLÉCHOIS, bas.
Il est de bonne humeur.
LE COLONEL, à madame Blandia.
Mes compliments, madame. Ces demoiselles soat