ACTE PREMIER
LE COLONKL, indifférent.
Ahl vraiment!
MADAME BLANDIN
Et tout cela à vingt-trois ans.
Vingt-trois ans, déjà I Mais il est en retard.
MALAME BLANDIN.
Gomment 1
LE COLONEL
Il est en retard pour son service.
MADAME BLANDIN
Nous avons dû le faire ajourner à cause de sa santé.
LE COLONEL
Allons donc I
MADAME BLANDIN
Oui, colonel ; sans en avoir l'air, mon neven est
extrêmement délicat.
LE COLONEL
Sacrédié, madame, on ne le dirait pas. (Le p«ip«nt.) Il est gros, il est gras, on en mangerait !..
JEAN, à part.
Il me prend pour un veau !
MADAME BLANDIN
Malheureusement, les apparences sont trompeuses.
LE COLONEL
C'est de la pléUiore, en ce cas, c'est de la pléthore. iU Mt soufflé... (MouT«m«at d« j«aa.) J'ai connu ua
26 TIRE-AU-FLANC t
jeune homme qui, à l'âge de 16 ans, pesait 125 kilos.
MADAMK BLAMDIN.
A seize ans?
LE COLONEL
Deux ans plus tard, il était mort.
JEAN, à part.
Délicieux 1
MADAME BLANDIN
Mon neveu n'en est pas là.
LE COLONEL
C'est à souhaiter, chère madame, c'est à souhaiter. Le régiment lui fera du bien. (Tapant sur l'épaule de Jean.) N008 VOUS ferons tomber ça, jeune homme, soyez tranquille.
JEAN, ironique.
Je vous en remercie d'avance, colonel.
MADAME BLANDIN
Cest que... précisément... j'avais l'intention...
MADAME FLÉCHOIS, l'arrêtant, bas.
Après déjeuner, cela vaudra mieux...
JOSEPH, entrant à gauche, timid*.
Madame 1
MADAME BLANDIK.
Qu'est-c«?
JOSEPH
C'est servi!
MADAME BLANDIN
Ëb bien, pourquoi ne dites-vous pas : Madame