‹ Tire-au-flanc!; pièce en trois actes [par] André Sylvane & André Mouëzy-EonChapitre 16 sur 104 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LE COLONKL, indifférent.

Ahl vraiment!

MADAME BLANDIN

Et tout cela à vingt-trois ans.

Vingt-trois ans, déjà I Mais il est en retard.

MALAME BLANDIN.

Gomment 1

LE COLONEL

Il est en retard pour son service.

MADAME BLANDIN

Nous avons dû le faire ajourner à cause de sa santé.

LE COLONEL

Allons donc I

MADAME BLANDIN

Oui, colonel ; sans en avoir l'air, mon neven est

extrêmement délicat.

LE COLONEL

Sacrédié, madame, on ne le dirait pas. (Le p«ip«nt.) Il est gros, il est gras, on en mangerait !..

JEAN, à part.

Il me prend pour un veau !

MADAME BLANDIN

Malheureusement, les apparences sont trompeuses.

LE COLONEL

C'est de la pléUiore, en ce cas, c'est de la pléthore. iU Mt soufflé... (MouT«m«at d« j«aa.) J'ai connu ua

26 TIRE-AU-FLANC t

jeune homme qui, à l'âge de 16 ans, pesait 125 kilos.

MADAMK BLAMDIN.

A seize ans?

LE COLONEL

Deux ans plus tard, il était mort.

JEAN, à part.

Délicieux 1

MADAME BLANDIN

Mon neveu n'en est pas là.

LE COLONEL

C'est à souhaiter, chère madame, c'est à souhaiter. Le régiment lui fera du bien. (Tapant sur l'épaule de Jean.) N008 VOUS ferons tomber ça, jeune homme, soyez tranquille.

JEAN, ironique.

Je vous en remercie d'avance, colonel.

MADAME BLANDIN

Cest que... précisément... j'avais l'intention...

MADAME FLÉCHOIS, l'arrêtant, bas.

Après déjeuner, cela vaudra mieux...

JOSEPH, entrant à gauche, timid*.

Madame 1

MADAME BLANDIK.

Qu'est-c«?

JOSEPH

C'est servi!

MADAME BLANDIN

Ëb bien, pourquoi ne dites-vous pas : Madame

Page 1