‹ Tire-au-flanc!; pièce en trois actes [par] André Sylvane & André Mouëzy-EonChapitre 31 sur 104 · ACTE PREMIER M · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER M

SOLANGE

Je n'en suis pas moins désolée. C'était pour ma mère une telle fête de vous recevoir.

LE COLONEL, iiaïT«m«0t.

Je ne lui en veux pas.

JEAN, à parti ironiqn*.

Il est bon.

LE COLONEL

Vous dites, jeune homme?

JEAN

Rien, colonel, rien !

Lil; rentre, portant une cafetière. Elle est suivie de Jo« seph et de Geergette qui s'avancent la tète basse.

MADAME BLANDIM, tonitruante.

Ah! VOUS voilai... Avancez... (a. Georgette.) Malheureuse 1 Qu'avez-vous mis dans la crème ?

JOSEPH

C'est pas de sa faute, madame, c'est pas de sa faute... C'est moi qui me suis trompé!... Quel malheurt...

Vous?... Qui est-ce qui vous a chargé?...

GEORGETTM.

Je ne pouvais pas verser mon jus, tourner et sucrer en même temps... Alors, j'ai prié Joseph I...

JOSEPH

Oui, c'est moi qui sucrais. . . Et par malheur, la botte au sucre était juste à côté de la boite au sel.

MADAME BLANDIM, iM bras «u ei«l.

Vous avez salé la crème d'orang» t

JOSEPH, naïf.

Oui, madame, mais je croyais la sucrer.

LE COLONEL, gaiement.

Au moins, nous sommes sûi sde ne pas être empoisonnés... c'est déjà ça.

GEOuGa^TTK, se jttant à genoux.

Empoisonnés! Eaipoisonnés par nousl... Monsieur mon colonel pourrait supposer çal!

LE COLONEL

Mais non, je n'ai pas dit que vous aviez voulu...

MADAME BLANDIN

Georgette!!... relevez-vous, c'est ridicule I...

Pas avant que monsieur mon colonel m'ait pardonné.

LE COLONEL

C'est entendu, je pardonne.

GEORGr^TTE, le suivant à genoux.

Et qu'il ait promis que ça ne noira pas à l'avan* cément de Josepli.

LE COLONEL

Joseph ?

GEORGETTE

Mon promis qui part pour l'armée, à Evreux.

LE COLONEL

OÙ est-il, ce Joseph?

MADAME BLANDIN^ fariMI*.

Page 1