ACTE DKUXIÈMB i
aSORGETTE.
V'ià ton lit?
TURLOT
V'ià mon lit.
OEORGETTK.
On n'y tiendrait pas deux, côte à côte.
TURLOT
Côte à côte, non, mais si, des fois, le hasard v ^ lait... enfin, tu me comprends?
GBORGETTE.
Oui, mon Joseph.
TURLOT, la prenant dans ses braa.
Ahl ma Georgette!
GEORGETTE, se dégageant.
Dis donc, tu ne sais pas... Tout à l'heure, j'ai rtncontré le lieutenant Daumel.
TURLOT
C'est notre bienfaiteur.
GEORGETTE
Oui... pour lors, on a causé tous les deux... Il a voulu que je lui répète ce que je lui avais déjà tiit l'autre jour, quand nous sommes allés le voir
TURLOT
Quoi donc?
OEORGETTK.
A propos de la dispute qui a eu lieu à son sujet, entre mademoiselle Solange et M. Jean...
TURLOT
Ahl oui.
aiîORGETTB.
Ça lui a fait plaisir, à cet homme, vu qu'il est amoureux de mademoiselle.
TURLOT
Le lieutenant?
GEORGETTE
Pardine, c'est clair. Alors, moi, j'ai ajouté : « Pour que M. Jean et mademoiselle Solange se soient chamaillés ainsi au sujet de M. le lieutenant, il faut que M. le lieutenant ait produit un rude effet sur mademoiselle I »
TURLOT
T'as ajouté ça ? J'ai ajouté ça.
C'est malin.
QEORQBTTB.
TURLOT
GEORGETTK.
J'ai pensé que ça lui ferait plaisir.
TURLOT
Pour sûr.
GEORGETTE
Quand on aime, pas vrai, on est heureux qu'on vous le dise. C'est comme toi, si on venait te raconter que ta petite femme pense à toi tout le temps I...
TURLOT
C'est vrai?
GEORGETTE
Tout le temps I
TURLOT
Ahl ma Goorgettel
Mon Joseph I