‹ Tire-au-flanc!; pièce en trois actes [par] André Sylvane & André Mouëzy-EonChapitre 65 sur 104 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

Les Mêmes, JEAN.

Jean parait au fond, lugubre, les chereux coupéa rat) trè« laid. JEAN.

Mes cheveux! Mes beaux cheveux I

MOniLLARD, chantonnant.

Ah! le voilà, le voilà, le voilà! celui qiiej'uimis que mon cœur aime I

TRIMBALLh:, à Jean.

Lafleurl... T'es mignon tout plein sans tes cheveux!

MUFLOT.

Oui. il est mignon, c'est cert. in, mais le perruquier a oublié quelque chose!...

JEAN, morne.

Quoi?

MUFLOT.

Les deux bouquets de persil dans les oreilles? Rires. — Jean hausse les épaules et va a'asseoir sur son lit. — L'appel sona*.

i04 TIRE-AU-FL\NC t

BOURRACHE

L'appel t... (a Georgetto.) Vite au pieu, la demoiselle I...

JEAN

Une demoiselle ? C'est George tte !

Le caporal lui impose silence.

OEORQETTB) pendant que Mouillard et Joseph lui arrangent le lit de Lebahutec.

C'est joliment étroit, savez-vous ?

MOUILLARD

Sûr que l'administration militaire a fait les choses au plus juste... Elle ne pouvait pas prévoir les petits excédents de bagage dont la nature a pavoisé votre sesque enclianteurl

Elle se fourre péniblement dans le lit de Lebahutec. Joseph et Mouillard la bordent.

JEAN, assis sur son lit à gauche^ enveloppant une mèche de cheveux dans du papier. — A part.

J'en al gardé une mèche pour Solange 1

On entend l'appel dans la chambre voisine. La poite dn fond s'ouvre.

BOURRACHE; enlevant son calot.

Attention! l'appel!... Tout W monde au pied des lits!...

MUFLOT, à Georgette.

Cachez- vous la tête sous les couvertures.

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