ACTE TROISIÈME il
LE COLONEL
Ahl le lieutenant Daumel est allé?..
MADAME BLANDIN
Il a eu cette gracieuseté dont je lui suis très re. connaissante.
DAUMELj s'cxcusant.
Ohl madame I
LE COLONEL, à part.
Pas bête; ça. Il a fait ses affaires.
Alors, colonel, nous le verrons ce soir, Jean?
LE COLONEL
Certainement, madame. N'est-ce pas, lieutenant?... Il est bien convenu que le soldat Dubois?...
DAUMEL.
Oui, mon colonel, il doit venir pour la soirée, avec quelques hommes de son escouade. Je pense qu'il nous dira des vers.
LE COLONEL
C'est vrai, il est poète. A propos, savez-vous si nous aurons cette nouvelle recrue dont on m'a parlé ?
DAUMEL.
Le soldat Pipette? Oui, mon colonel.
LE COLONEL
C'est un garçon extraordinaire. Il doit, paraît-il, nous jouer « la Marseillaise, » la tète en bas, sur des compotiers.
MADAME BLANDIN
Ce sera ravissant.
MADAME FLÉGIIOIS, rentrant au fond.
Vous savez, colonel, qu'il y a beaucoup de monde dans les salons!...
Elle prend une tasse de café offerte par Lily. LE GOLONKL.
Déjàl.. On n'a pas le temps de fumer un cigare. Enfin... nous y allons.
Offrant son bras à madame Blandin.
MADAME BLANDIN
Mon pauvre Jean!... Il doit être bien impatient de nous voir !
LE COLONEL
Il ne sait pas qu'il vous rencontrera. C'est une surprise que je lui fais.
MADAME BLANDIN
Sa joie sera bien grande.
LILY
Il doit être comique en militaire.
LE COLONEL
Mademoiselle, un soldat n'est jamais comique.
MADAME BLANDIN^ caustique.
A moins qu'il ne joue « la Marseillaise » la tête en bas.
LE COLONEL
Oui... en effet.
SOLANGE^ devant le tableau de gaaeh».
Ohl le bel officier!
LE GOC.ONEL, simplement.
C'est moi, inadeiiioiselle. Un artiste de beaucoup de talent qu'on m'avait sivjn.ilé Jans le régiment m'a
fîil ce portrait... toiil eii h'uiniisant!.. Je l'auru s