ACTE TROISIÈME i
DAUMBL, surprU.
Ohl mademoiselle! Pardon t
SOLANaK.
Puis-je intercéder en faveur de ce brave garçon, qui paraît se repentir vivement de sa maladresse?
DAUMEL.
Vous le pouvez d'autant mieux, mademoiselle, que je ne lui veux aucun mal... Il le sait bien.
TURLOT
C'est notre bienfaiteur!...
DAUMEL.
Il est plus bote que méchant t...
TURLOT
C'est bien vrai !
GBORGETTB.
M. le lieutenant est si bon I
DAUMKL.
Je ne suis pas meilleur qu'un autre.
GEORGETTE
Ce n'est pas ce que disent les hommes de la compagnie. Je les entends, moi, à la cantine, et je déclare qu'il n'y en a pas un, dans tout le régiment, pour être aimé comme M. le lieutenant 1
DAUMBL> protAitant légèrement.
Ohl
GEORGETTB.
Pas un! Tout le monde l'aime, mademoiselle, tout le monde.
DAUMEL.
C'est peut-être beaucoup dire!...
UiÔ TIRE-AU-FLANC !
GEORGETTE
Un qui peut se vanter d'avoir de la chance d'être sous ses ordres, c'est M. JeanI Avec un autre, il «n aurait attrapé, des punitions I
DAUMEL.
C'est bien... C'est bien... Retirez- vous.
GEORGBTTE.
Viens, mon Joseph I
TURLOT, bas à GeorgetU.
C'que l'en as d'ia malice I
GEORGETTE
Faut bien que j'en aie pour deux.
Ils sortent à droit*.
DAUMEL.
Vraiment, je suis confus, mademoiselle...
D'apprendre qu'on dit du bien de vous?
DAUMEL.
Non, mais...
SOLANGE
J'étais sûre que Jean trouverait en vous un ami...
DAUMEL.
J'ai fait de mon mieux pour le protéger sans qu'il pût s'en douter... Non pas à cause de lui, je l'avoue, mais dans la pensée que je vous serais agréable...
SOLANGE
Je vous en remercie de tout mon cœur...
Elle lui donne sa main qu'il porte aux lèvres.