DE L’ARRACHEMENT PROTUBÉRANTIEL DU TRIJUMEAU
Après avoir répété sur le cadavre les divers procédés de résection intracrânienne du trijumeau, j’ai été amené à préférer, pour des raisons anatomiques qui sont exposées dans le cours de ce travail, illustré de neuf figures, un procédé consistant h arracher le trijumeau de la protubérance, puis à réséquer le ganglion de Casser : procédé que, après avoir répété vingt-cinq fois sur le cadavre, à l’amphithéâtre de l’École pratique, puis dans le service du professeur Berger une fois sur le vivant, je n’hésite pas à déclarer rapide, puisqu’il ne faut pas plus d’un quart d’heure pour le mener à bien, sur le cadavre, et sans difficulté réelle.
Ce travail, présenté d’abord à la Société de chirurgie et publié dans ses bulletins, a été reproduit dans les Travaux de neurologie chirurgicale, deuxième année 1897.
TRAVAUX ANATOMIQUES
d’appliquer la couronne de trépan à environ 5 centimètres en arrière et à 12 millimètres au-dessus de l’apophyse orbitaire externe. Vogt la cherche à l’intersection de deux lignes : une horizontale, située à deux travers de doigt au-dessus de l’arcade zygomatique, et une autre verticale, passant à un travers de pouce en arrière de l’apophyse montante du malaire. J’ai essayé plusifeurs fois chacun des deux procédés : les deux sont bons.
Voici comment je conseille de procéder, demandant toujours ma base d’opération à un point fixe. Sur l’apophyse zygomatique , d égale distance du bord postérieur de l’apophyse montante du malaire et du conduit auditif, élevez une perpendiculaire, et trépanez sur celte perpendiculaire, à 5 centimètres au-dessus de l’apophyse zygomatique. — J’ai fait trente fois la recherche, et toujours j’ai trouvé l’artère, le plus souvent au centre de l’orifice pratiqué. — Il faut se rappeler qu’à ce niveau l’artère est parfois contenue dans un canal du pariétal : la rondelle osseuse devra donc être détachée avec précaution. Autant que possible, les deux bouts de l’artère seront liés, car le bout périphérique, uni à la branche postérieure par de nombreuses et larges anastomoses, saigne également.
EXOCRANE
Dans l’étude de l’exocràne, j’ai exposé une étude personnelle des lignes temporales, et proposé, pour leur explication, une hypothèse qui n’a point été contestée.
Les lignes courbes temporales, et les stries intermédiaires marquent les étapes successives de retrait du muscle temporal, dans l’évolution de l’espèce humaine. Ce fait, bien mis en évidence par les dissections, que la ligne courbe supérieure ne donne insertion qu’à une aponévrose, et que le muscle temporal ne dépasse jamais la ligne courbe temporale inférieure, ne me paraît pas de nature à infirmer l'hypothèse, surtout si l’on y ajoute cette remarque : qu’entre les deux lignes courbes l’aponévrose temporale et le périoste sont entièrement fusionnés.
TRAVAUX ANATOMIQUES
publiées dans le premier fascicule du Traité i’Anatomie médico-chirurgicale. Je donne ici seulement, avec une figure originale, les conclusions auxquelles je suis arrivé. — Trois plans, dont deux verticaux et un horizontal, limitent la région des ganglions centraux : un plan frontal (verticotransversal), passant à 18 millimètres en . arrière de l’apophyse orbitaire externe, rase la tète du noyau intraventriculaire du corps strié ; un autre plan frontal supérieur, passant par l’extrémité de la ligne rolandique, donne approximativement la limite postérieure de la couche optique; enfin un plan horizontal, passant environ à 45 millimètres au-dessous de la convexité de la tête, donne la limite supérieure des noyaux gris.
Ventricules. — Il est utile de connaître aussi la topographie des ventri- ■ cules latéraux. J’ai fait, sur dix sujets, des coupes antéro-postérieures à 2 centimètres de la ligne médiane, et des coupes frontales à plusieurs niveaux; je suis arrivé aux conclusions suivantes :
Les ventricules latéraux sont circonscrits par quatre plans, deux horizontaux et deux frontaux. Le plan horizontal supérieur passe à 5 centimètres au-dessus de l’arcade zygomatique, le plan horizontal inférieur à 2 centilitres au-dessus de la même arcade : le premier de ces plans rase la face supérieure de la corne frontale; le second rase la paroi inférieure de la corne temporale. Des deux plans frontaux, l’antérieur, mené perpendiculairement à l’apophyse zygomatique, à l’union du tiers antérieur et des deux tiers postérieurs de cette apophyse, affleure la pointe de la corne frontale; le postérieur, qui passe à 5 centimètres en arrière du sommet de l’apophyse mastoïde, limite la corne occipitale.
La pointe de la corne frontale du ventricule est, sur une ligne horizontale et antéro-postérieure, à 4 centimètres de l’endocrâne, et à 5 centimètres de la peau frontale ; c’est-è,-dire qu’un instrument, enfoncé directement d’avant en arrière, devra pénétrer à une profondeur de 5 centimètres, pour atteindre le ventricule. La pointe de la corne occipitale se rapproche davantage de la paroi osseuse : elle est, en moyenne, à 3 centimètres de l’endocrâne, et à 4 centimètres de la peau.
Si nous envisageons les mêmes rapports sur des coupes frontales, nous voyons que la portion principale de la cavité ventriculaire, ainsi que la
du jour, et les avis sont encore partagés relativement à la voie par laquelle il convient d’attaquer le ventricule latéral.
Je pense que la corne temporale doit être regardée comme le lieu d’élection pour la ponction ventriculaire, puisque, par cette voie, on peut évacuer le trop-plein, sans vider complètement le ventricule, le sujet étant couché le plus souvent sur le dos.
Par le procédé des tiges et épingles, je me suis assuré des rapports de la corne temporale avec l’écorce. La corne temporale, portion réfléchie du ventricule, descend obliquement de haut en bas et d’arrière en avant, suivant très exactement la direction de la deuxième circonvolution temporale, à laquelle elle répond dans toute son étendue, si bien que les tiges, enfoncées sur le trajet de cette ciconvolution, pénètrent constamment dans la cavité ventriculaire.
Il faut encore savoir que la corne temporale sé termine à environ 2 centimètres de la pointe du lobe temporal ; que l’épaisseur de l’écorce formée par la deuxième circonvolution temporale et le tapis de Reil varie de 3 à 4 centimètres ; et enfin, que la paroi interne de cette corne présente, à sa partie supérieure, l’extrémité latérale de la fente de Biciiat, et au-dessous la corne d’Ammon avec le corps frangé et le corps godronné.
TRAVAUX ANATOMRJUES,
Forme, axe, dimensions, rapports du conduit auditif externe. —
J’ai tenu à préciser, en raison de l’importance du sujet, nos connaissances sur ces divers points; dans ce but j’ai eu recours à des mensurations, à des moulages, et à l’étude de coupes faites sur des sujets congelés. Je reproduis ici les figures et leurs légendes détaillées.
Inclinaison de la membrane tympanique chez le nouveau-né.
J’ai corrigé, par des recherches faites avec un memuraleur approprié
construit par M. Collin sur mes indications, les notions admises sur ce 11 est classique de dire que .chez le fœtus le cercle tympanal, dans
rien n’est moins démontré que l’horizontalité de la memetus,si ce n’est la quasi-horizontalité de la membrane lympanique du nou¬
veau - né. Ayant mis à nu, pour la mesurer, la il. T.
sur trois nouveaunés, je remarquai avec surprise qu’elle présentait une inclinaison à
dans la poi lion com ] ) j n ^ e [ fait construire par l’inclinaison de la membrane; sur 6 nouveau-nés : il résulte îu-né présente une inclinaison à celle que nous lui voyons chez l’adulte, mes mensurations sur l’enfant nouveau-né, j’ai vu que lés i des deux membranes tympaniques venaient se rencontrer lostérieure du voile du palais : on sait, d’ailleurs, que des ■ la partie centrale des plans tympaniques v et en arrière dans l’intérieur de la cavité crû ni
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