Titres et publications du Dr M. OUI candidat à l'agrégation pour les facultés de Bordeaux et de Lille, section de chirurgie et d'accouchements
Conférences cliniques à la clinique d’accouchements de la Faculté de Bordeaux (Année scolaire, 1890-91).
Leçons sur la grossesse normale, l’accouchement physiologique et la pathologie de la grossesse (Vacances de 1891). Leçons faites à la clinique Baudelocque (Mars 1892).
ï: - Étude sur quelques manifestations morbides observées chez les trieurs de moules des environs de Cbâtelaillon (Ghftrente-Inférieure) Thèse inaugurale, Bordeaux, 1890.
Los individus occupés sur cotte partie de la côte au triage des moules présentent des accidents qui ne se produisent que lorsqu’ils se livrent à ce travail. — Ces accidents consistent :
!• Enunérhino-bronchite s’accompagnant d’une sécrétion muqueuse abondante, et d’accès de dyspnée intenses ;
2° En une conjonctivite en général assez légère, se produisant au moment du travail et persistant peu de temps après ;
3” En unè éruption vésiculeuse des mains siégeant surtout sur les espaces interdigitaux, et accompagnée de démangeaisons très vives et de desquamation de l’épiderme.
Nos recherches chimiques et microscopiques, nous ont permis de ne pas ranger la rhino-bronehite et la conjonctivite Observées, dans le cadre des nosoconyoses et des nosomycoses.
Nous avons pu rattacher leur cause véritable à la présence,
éh quantité notable, dans l’air respiré par les travailleurs, d’ammoniaques composées amenant l’irritation des muqueuses pituitaire et bronchique ainsi que de la conjonctivé.
Quant à l'éruption vésiculeuse des mains, elle est absolument analogue à la gale d’eau des nacriers décrite par le professeur Layet, et au mal de bassine décrit par M. Beaugrand, La cause est d’ailleurs la même pour ces trois maladies : c’est le séjour prolongé des mains dans un liquide chargé de matières organiques.
Comme prophylaxie, l’emploi des astringents et en parti-
grande eau des coquillages avant le triage entraînera une grande partie de la vase qui les entoure, diminuera par conséquent la quantité d’ammoniaques composées qui s’en dégagent, et permettra d’éviter ou tout au moins d’atténuer la, rhino-bronchile et la conjonctivite.
L’ammoniaque pure .avait été signalée en1889 par MM. Kelsch et Kiener, comme produisant sur la muqueuse intestinale des ulcérations analogues à celle de la dysenterie. Treilz avait incriminé le carbonate d’ammoniaque comme cause des ulcérations intestinales de l’urémie; mais l’action des ammoniaques composées sur les téguments et les muqueuses, bien qu’elle fût connue depuis longtemps et utilisée en thérapeu-
Observation d’une fille soumise chez laquelle furent observés d’abord tous les symptômes d’une grossesse extra-utérine au début, puis tous les signes d’une rupture du kyste fœtal, entre la huitième et la dixième semaine.
La laparotomie ne fut pas faite, par crainte de voir cette femme succomber pendant l’opération. Malgré la gravité de son état, elle guérit après avoir présenté pendant 2 ou 3 jours • des accidents de péritonite.
m. - Un cas d’hydrocéphalie. - Présentation du siège décOmplété mode des fesses, - Tête retenue au détroit supérieur. Archives de tocologie, août 1891.
tête retenue au détroit supérieur, je fus appelé et diagnostiquai par le palper ce cas d’hydrocéphalie.
L’emploi du procédé de Van Huevel et Tarnier ne m’ayant donné aucun résultat, je dus faire la.perforation du crâne par
C’est, je crois, le seul cas publié d’insuccès du procédé de Van Huevel. L’échec était dù à une rupture de la colonne vertébrale produite par les tractions faites avant mon arrivée. Ces tractions avaient en outre produit un écartement de 3 i 4 centimètres entre les deux extrémités du rachis ; c'est dans cet espace que la sonde était venue s’égarer, sans pouvoir arriver à pénétrer dans la cavité crânienne.
sée par le décollement partiel du placenta, après un avortement à quatre mois. L’hémorrhagie fut complètement arrêtée, et la délivrance s’opéra sans autre intervention, au moment où le tampon fut retiré.
Dans le second cas, le tampon utérin fut appliqué chez une
produite pendant la période d'expulsion. C’est toujours pendant la période de dilatation qu’on avait provoqué le sommeil hypnotique. Dans notre observation, l’état hypnotique provoqué a été un état fruste, se rapprochant de la léthargie, et, de plus, il a fallu pour maintenir cet état, exciter constamment la zone hypnogène, ainsi que l’avait déjà montré une observation de MM. Auvard et Yarnier. Enfin dans ce cas, ' c’est à l’état hypnotique lui-méme et non à la suggestion que semble due l’analgésie dont cette femme a bénéficié.
VII. — Étude sur les principales méthodes de provocation de l’accouchement prématuré. Annales de gynécologie et d'oislétrique, décembre 1891 ; janvier 1892.
données par ces tableaux sont :
Ballon Tarnier. 47 heures
Ballons Tarnier et Champetïer. . . 28 heures
Ballon Champetier. J3 heures
La discordance de ces deux tableaux est due à ce que M. le professeur Pinard emploie systématiquement le ballon Champetier après le ballon Tarnier, dès que celui-ci lui a frayé la
ble, on doit le faire précéder du ballon Tarnier.
Dans les cas de rupture prématurée des membranes le ballon Tamier introduit dans la cavité de l'œuf serait insuffi-
ment le segment inférieur, et ne pas déplacer la présentation. De plus, dans le cas de bassin vicié le fond du ballon est re- : tenu par le détroit supérieur et l’appareil n’excite pas suffisamment les contractions utérines.
Le seul inconvénient du ballon Cham'petier est de déler-. miner des mutations de présentations ; mais on pourra souvent les éviter en prenant les précautions indiquées. En tout cas, on ne doit rompre les membranes après l’expulsioii du ballon, qu’après s’être assuré de la présentation.
Nombreuses observations publiées dans 1
ctromélien hydrocéphale ;