I. — Pathologie infantile
1. Le Manuel pratique des maladies de l’enfance, de D’Espine et Picot, qui est devenu, à sa 6"" édition, le Traité pratique des maladies de l’enfance, a été couronné par l’Académie de méde-
- cine de Paris en 1885 (n° 1 ).
2. Le D' D’Espine a contribué à élucider la question de l’hémiplégie infantile et de la maladie de Little d’abord par la thèse d’un de ses élèves, le D' Gaudard, en 1884 (n° 7»), ensuite par les articles consacrés à la maladie de Little dans les diverses éditions du Manuel et par un parallèle entre ces deux aflections dans l’article intitulé : Deux formes de paralysie chez les enfants (n“ a»),
3. Il a attiré l’attention sur une forme curable de paralysie infantile spinale (n° S7).
4. Dans son rapport sur les convulsions infantiles au Congrès de Toulouse, il a insisté sur l’importance de la prédisposition nerveuse dans la pathogénie des convulsions et il a montré, par des observations cliniques, le lien intime qui unit la tétanie aux
part, c’est le retentissement spécial de la voix avec chuchotement contre la colonne vertébrale (bronchophonie), qui révèle parfois,
même chez des enfants en apparence bien portants, l’existence de foyers tuberculeux ganglionnaires à la racine des bronches.
Le rapport sur les sanatoriums maritimes pour enfants (69), présenté au Congrès de la tuberculose de Paris en 1905, fait un historique de la question et donne une statistique des résultats thérapeutiques obtenus dans les principaux hôpitaux marins d’Europe.
8. Dans l’article Rougeole , du Dictionnaire Jaccoud (8*), le D r D’Espine a décrit, comme forme spéciale de la rougeole maligne, la forme dyspnéique à détermination broncho-pulmonaire d’emblée, qui tue le plus souvent, avant que l’hépatisation ait eu le temps de se produire. La malignité de cette forme qu’il ne faut pas confondre avec la rougeole compliquée de broncho-pneumonie, est démontrée par le fait qu’elle imprime parfois son cachet fatal à toute une épidémie. C’est la rougeole des bronches.
9. La vacciné a été l’objet de trois publications (89, 53 et 56).
Nous signalons, en particulier, l’observation de vaccine généralisée à forme éruptive que l’auteur a publiée avec le D' Jeandin (56), en raison de sa rareté et des expériences de contrôle faites sur le veau qui ont démontre la nature vaccinale de l’éruption.
10. Les maladies du sang sont représentées par deux publications, une observation de purpura hemorragica avec œdèmes étendus de la peau (45) et un travail fait en collaboration avec le D' Picot sur l’anémie pernicieuse chez les enfants (48).
1. La diphtérie a été l’objet de nombreuses recherches. Signalons, d’abord, le diagnostic clinique de la diphtérie, basé sur la présence du bacille de LOffler dans les sécrétions pharyngées, que le D r D’Espine a été le premier à instituer, puisque sa première' communication à ce sujet date d’un travail présenté en 1886 à la <i Société helvétique des sciences naturelles » (n° 31). Le procédé est décrit tout au long dans une nouvelle communication en 1888 (34 et 38).