Titres et travaux
liales atteignent a5 à 35 (/.. Elles sont pâles, rondes et nettement délimitées. Elles sont pourvues d’un noyau de 16 à 18 [*. Ce noyau volumineux est clair et régulièrement sphérique. Par endroits, on note deux, trois et même quatre noyaux dans un même corps cellulaire Certains testicules ne possèdent plus de semblables éléments; d’autres n’en ont que de rares. Quand elles sont nombreuses, ces cellules nous ont semblé irrégulièrement réparties dans les diverses régions testiculaires ; sur une coupe donnée, tel tube n’en renferme point, tel autre en compte trois, quatre et jusqu’à six ou sept. Ces éléments sont situés au milieu des petites cellules épithéliales ; tantôt ils en sont simplement
flanqués, à droite et à gauche, tantôt ils en sont complètement entourés et prennent l'aspect d’un ovule jeune avec sa couronne de cellules folliculeuses. Nous considérons ces grosses cellules comme des ovules mâles, c’est-à-dire comme des spermatogonies abortives.
2° Petites cellules épithéliales. — Les petites cellules épithéliales existent seules ou concurremment avec les ovules mâles. Elles sont formées de noyaux plongés dans un protoplasma plein ou vacuolaire, dans lequel il est impossible, le plus souvent, de déceler de limite cellulaire.
Les noyaux des petites cellules épithéliales sont ronds ou ovalaires et tous sont de taille moyenne (8 à 12 p). Ils sont souvent situés à des distances inégales de la paroi propre. Aussi semblentils alors superposés sur deux, trois ou quatre rangées. Quand ces noyaux se montrent sur un seul rang, ils sont souvent disposés
tuer toule la lésion. Il siège partout, à la périphérie du lobule aussi bien qu’entre les tubes séminipares. Il se présente à des stades divers de son développement.
Tantôt tout le tissu conjonctif d’un testicule donné est au même stade de développement. Tantôt certaines parties sont plus avancées que d’autres dans leur évolution. C'est ainsi que le tissu interlobulaire peut être un tissu réticulé à mailles vides, alors que la trame intertübulaire est parcourue par des faisceaux conjonctifs ; ou bien, c’est l'inverse qu'on observe. Enfin, dans une même travée périlobulaire, nous avons pu voir un tissu jeune vers la périphérie, se transformer peu à peu, en se rapprochant du corps d’Highmore, en tissu adulte de type fibreux. Ajoutons qu’on peut trouver, à côté des éléments fixes du tissu conjonctif, quelques globules blancs, mono et polynu-
dans des plans différents. Leur orientation est parallèle à la surface de l’albuginée. Toutefois cette disposition n’a rien de fixe ; certains faisceaux fibreux d’un plan donné se coudent à angle droit, parcourent un trajet généralement court, et s’infléchissent de nouveau pour reprendre une direction parallèle à leur direction primitive (trajet en c ou en Z). En pareil cas, on voit quelques fibres élastiques accompagner les faisceaux fibreux et présenter comme eux un trajet coudé. Spangaro a confirmé récemment l'existence de ces particularités.
Topographie générale. — La glande n’est plus nettement segmentée en lobules, comme chez l’enfant. Les tubes séminipares sont le plus souvent au contact les uns des autres, paroi contre paroi, si bien que les travées conjonctives intertubulaires sont grêles quand elles existent. Les tubes sont creux ; leur lumière est occupée parfois par des coagula et par des débris provenant de la desquamation des cellules du revêtement épithélial. Ajoutons que ces tubes ont un diamètre moyen de 170 p. Les chiffres extrêmes que nous avons constatés sont i3o et 25o p.
Paroi propre. — Quand la paroi propre est normale, elle est représentée par des cellules et des lamelles de substance conjonctive. Les cellules, comprimées entre les lamelles, sont aplaties et de forme polygonale. Leur noyau, très aplati, est semé de granulations chromatiques fines et serrées. Il renferme un nucléole arrondi, petit, mais facile à déceler.
Les lamelles, au nombre de trois ou quatre, sont disposées concentriquement. Des fibrilles élastiques peuvent s’y différencier. Un étroit interstice sépare généralement ces lamelles les unes des autres et cet interstice est exceptionnellement traversé par des ponts anastomotiques. Il arrive parfois que la lamelle externe se dissocie : en pareil cas, elle se continue, soit avec le tissu conjonctif ambiant, soit avec la lamelle la plus externe d’un canalicule voisin.
La paroi propre subit-elle la dégénérescence vitrée ? On voit le processus débuter par la lamelle la plus interne et se propager de dedans en dehors. La substance conjonctive prend un aspect homogène et transparent ; puis les noyaux pâlissent, perdent
et rejettent tour à tour les expressions de plasmode sertolien, des cellules de Sertoli,
Dans un premier type (cellules à protoplasma commun), le plus fréquent de tous, les noyaux sont plongés dans une masse protoplasmique indivise, parfois pleine et plus souvent creusée de vacuoles, dont la taille et la forme sont des plus variables. Les travées protoplasmiques présentent une structure vaguement fibrillaire : les fibrilles sont disposées perpendiculairement à la membrane propre.
Dans un second type, qu’on peut qualifier de type de transition, les cellules de Sertoli sont représentées par de longues colonnes, plus ou moins espacées les unes des autres ; elles s’unissent par expansions filamenteuses ou lamellaires avec les éléments qui les avoisinent.-
Dans un dernier type (cellules à protoplasma nettement individualisé), les cellules de Sertoli révèlent l’aspect d’un épithélium polyédrique simple. Les cellules de Sertoli sont au contact; elles sont aussi nettement séparées les unes des autres que les cellules d’une glande de Lieberkhün, mais elles ne sont pas toutes exactement de même hauteur. Dans leur protoplasma, on note un ou deux corpuscules,qui siègent au-dessus du noyau et se teignent en violet rose après l’action de l’hématèine et de l’éosine. De par leur forme, leur taille et leurs réactions, ces corpuscules ne sauraient être assimilés à des centrosomes. Nous avons tendance à les considérer comme du protoplasma en voie de transformation graisseuse.
Quelle que soit la forme que revête le protoplasma, les noyaux sertoliens se présentent avec des caractères uniformes. Toujours
tance variable de laraembrane propre, ces noyaux, d’une taille de 12 à 16 (a, se reconnaissent à leur aspect clair, à leur nucléole flanqué de corps juxta-nucléolaires. Ils sont entourés d’une épaisse membrane nucléaire qui présente parfois des cloisons de réfend de forme variée. Outre les encoches qui peuvent déprimer la surface du noyau, on constate parfois, sur le noyau, la pré-
après la méthode de Benda.
Quant aux noyaux sertoliens, ils sont d’aspect normal. Puis,
des extrémités du noyau. Ajoutons qu’on peut voir ces noyaux perdre leur chromatine, devenir tout à fait clairs. Le champ nucléaire est même envahi par des granulations analogues à celles qui bourrent le corps cellulaire.
Enfin, nous avons observé, à diverses reprises, dans les canalicules séminipares, des corpuscules concentriques que la thio-
rencontrent sur des testicules qui n’ont point de lignée séminale. Ils portent parfois, en leur centre, des noyaux ayantles caractères
tant de la dégénérescence hyaline de certaines cellules de Ser-
Les petits corps concentriques sont arrondis et leur diamètre atteint 26 à 3o [x. Ils flottent dans la lumière du canalicule, au contact du pôle apical des cellules de Sertoli. Ils sont nus ou parfois entourés d’une couronne de cellules épithéliales nettement individualisées. Ils apparaissent formés d’une série d'anneaux concentriques, alternativement pâles et foncés.
Les gros corpuscules concentriques atteignent jusqu'à 60 ou 70 Ils passent à frottement dans le canalicule séminipare dont l’épithélium a disparu. Leur surface, légèrement mamelonnée, entre au contact immédiat de la paroi propre. De tels corpus-
Comme les cellules de la lignée séminale, les cellules de Sertoli sont donc sujettes à dégénérer. Leur disparition dans la
canalicules séminipares. Aussi peut-on dire que ces cellules sont
période de croissance avec une fréquence extrême dans le testicule ectopique de l’homme et dans le testicule normal de quelques autres mammifères. Le plus souvent, les spermatocytes qu’on observe sont des spermatocytes à anneaux, c'est-à-dire des spermatocytes arrivés au stade qui précède la première mitose de maturation. Ajoutons que ces éléments possèdent un idiosome et des corpuscules centraux.
Enfin, sur deux de nos cinquante et une pièces, nous avons vu des spermatides constituer l’assise superficielle de l’épithélium séminal. Le corps de ces spermatides présente un noyau très chromatique dont il est facile de suivre le déplacement. D’abord inclus au centre d’un corps cellulaire ovoïde, ce noyau gagne le pôle de la cellule, tourné vers la membrane propre. Il semble bientôt faire hernie hors du cytoplasme, puis il diminue de volume et devient piriforme. La grosse extrémité (extrémité profonde ou interne) est accolée à une cellule de Sertoli. La petite extrémité regarde la lumière du canalicule. A ce stade, le noyau de la spermatide est formé de deux parties : l’une profonde, l’autre superficielle ; celle-là claire, hyaline ; celle-ci foncée. La ligne qui sépare ces deux parties est plane ou convexe. Sa convexité est tournée vers la membrane propre. En regard de l'extrémité superficielle du noyau, nous avons pu distinguer deux corpuscules centraux ; le proximal est au contact de la petite extrémité du noyau ; le distal est un peu plus loin dans le corps cellulaire. Une seule fois nous avons vu l’ébauche d’une manchette et d’un filament axile. Jamais nous n’avons constaté de spermatozoïde dans le testicule en ectopie.
Nombre d’éléments de la ligne séminale se desquament à quelque génération qu’ils appartiennent. Ces éléments, unis ou multinucléés, de taille normale ou anormale (cellules naines ou cellules géantes), se montrent tantôt avec leurs caractères physiologiques, tantôt à l’état de dégénérescence (chromatolyse, dégénérescence vitrée). Aussi la dégénérescence, qui frappe les éléments d’une génération donnée, restreint d'autant le nombre des éléments appelés à donner naissance à la génération sui-
certains territoires ou s’entremêlent au contraire avec la plus extrême irrégularité.
Considéré dans sa fine structure, le revêtement épithélial se présente avec un protoplasma vaguement filamenteux, où sont inclus parfois des grains de sécrétion safranophiles et des gouttelettes graisseuses. Les cils sont munis à leur base de corpuscules basaux et nous avons noté souvent la présence de centrosomes, situés à la surface de la cellule, quand la garniture ciliée fait défaut. Le noyau, à nucléoles multiples, est simple ou
porteur d’étranglements.
Tout comme les cellules séminales, les cellules épididymaires
sont susceptibles de dégénérer et d’assurer leur régénération physiologique.
1 0 Phénomènes de dégénérescence. —A.—Au milieu des cellules basales, on trouve, çà et là, de petits éléments inclus dans une cavité sise en plein épithélium et qui sont en voie de chroma-
B. — Dans la couche superficielle de l’épithélium, on constate, de loin en loin, des cellules dont le protoplasma se teint plus énergiquement que le cytoplasme des cellules avoisinantes. Puis, le protoplasma de ces éléments déborde la ligne qui constitue le pôle apical des cellules épididymaires. Ce bourgeon, qui coiffe la cellule, fait saillie dans la lumière de l'épididyme. 11 devient de plus en plus volumineux. Il semble s'accroître aux dépens du reste de la cellule épithéliale. Finale-
En résumé, l’épididyme, comme le testicule, est sujet à des phénomènes de dégénérescence incessants et variés. Les lésions dégénératives se passent dans l’une quelconque des assises cellulaires de l’épithélium ; c’est dans l’une quelconque des assises cellulaires que doivent se passer et que se passent, en réalité, les processus de régénération, capables d’assurer l’intégrité du revêtement épithélial. Quant à l’absence de fixité qu’on constate dans l'orientation du plan de segmentation, elle semble être ün caractère commun aux épithéliums stratifiés. Nous l’avons observée dans l’ectoderme cutané, dans les dérivés ectodermiques, dans la muqueuse trachéale. Elle est la signature d’üne structure cellulaire, et non d’une origine blastodermique. •*
Résumé. — En ne prenant en considération que des caractères très généraux, il est possible de distinguer deux types dans le testicule ectopique.
Le testicule ectopique de l’enfant est nettement réparti en lobules. Ses Canalicules sont pourvus d’une membrane propre, toujours mince, et d’un revêtement composé de cellules folliculeuses. Les cellules interstitielles manquent le plus souvent, et, lorsqu’elles existent, elles sont toujours peu nombreuses. En revanche, le tissu conjonctif est bien développé, et dans les ectopies de l’enfance les plus atrophiantes, c’est sur lui que semblent porter surtout les lésions.
L’adulte n’a plus de lobules bien individualisés. La . paroi propre présente des altérations fréquentes et variées. Elle peut perdre son revêtement épithélial. Mais, avant d’en arriver là, la paroi propre, qui peut exceptionnellement supporter quelques cellules séminales, donne implantation pendant longtemps à des cellules de Sertoli. Ajoutons que la présence de ces cellules est indépendante de toute lésion vasculaire et que nous considérons les cellules sertoliennes et les cellules de la lignée séminale , comme des cellules-sœurs , provenant d'un même élément la petite cellule épithéliale.
Quant aux cellules interstitielles, elles sont chargées de pigment, de graisse, de cristalloïdes. Par leur topographie, parleur structure, par leurs produits d’élaboration, elles sont compa-
se rapportent à trois formes bien différentes. Tantôt le noyau se montre uniformément et finement granuleux : il rappelle en tout point le noyau des cellules épithéliales qui, dans l’histogenèse du, testicule, caractérisent le stade d’unification cellulaire.
Tantôt le noyau prend l’aspect du noyau des gonies poussiéreuses : un volumineux nucléole nucléinien occupe son centre.
Enfin il existe des noyaux de petite taille et d’aspect clair, dont la membrane nucléaire est incrustée de grumeaux chromatiques, relativement volumineux : ce sont là les noyaux de spermatogonies croûtelleuses.
Sur les canalicules du troisième type, il existe des spermatocytes : ils sont pour la plupart aux stades qui précèdent la première mitose de maturation.
Les spermatides sont d'observation exceptionnelle. Bien que la plupart d’entre elles en soient encore au début de leur transformation, elles sont déjà pour la plupart de type anormal.
Les divers organes de la spermatide semblent évoluer pour leur propre compte, indépendamment les uns des autres. Alors que le noyau occupe encore le centre de la cellule, on observe souvent le corps juxta-nucléaire, d'où dérive le capuchon céphalique. En revanche les corpuscules centraux et le filament axile font déjà défaut. Plus tard, le noyau fait saillie à l’une des extrémités du cytoplasme ; mais souvent il n'a pas diminué de taille, il n’a pas changé de structure ; l’appareil vibratile ne s’est pas différencié. On n’observe plus, en un mot, de parallélisme dans l’évolution des diverses parties qui constituent la spermatide normale.
Malformations et dégénérescence cellulaires s’observent, avec une extrême fréquence, sur les spermatogonies, les spermatocytes et les spermatides. Elles ont une part prépondérante* sinon exclusive, dans la genèse de l’atrophie du testicule, fi
La dégénérescence cellulaire atteint les cellules séminales; tantôt dans leur période de repos, tantôt au cours de leur activité karyokinétique.
La cellule quiescente meurt avec des lésions de dégénérescence hyaline ou de dégénérescence granuleuse, mais tandis que
ment apical et d’un segment basal, tous deux homogènes.
Le segment apical est court (12 à i5 p), effilé, très avide des colorants nucléaires.
Le segment basal est très long et relalivement large (100 p); il fixe à peine le violet de gentiane dans la triple coloration de Flemming.
Au début de l’évolution de la spermatide, il existe, près de la surface de la cellule, deux centrosomes ; l’un est petit, punctiforme et tourné vers le noyau ; l’autre est annulaire et relativement volumineux. Bientôt les deux centrosomes se rapprochent du noyau. Du centrosome distal s’échappe un cil qui flotte au dehors du cytoplasme, et ne présente aucune connexion avec le noyau. Puis le centrosome proximal prend contact avec le noyau et, à partir de ce moment, les deux centrosomes présentent des réactions différentes. Le centrosome antérieur s'enfonce dans une dépression du noyau et se met à grossir. Sa taille l’emporte bientôt sur celle du centrosome annulaire, jusque-là le plus volumineux. Finalement le centrosome proximal s'énuclée du noyau et change de forme. Ce n’est plus une sphère mais un cylindre, arrondi à son extrémité nucléaire. Ce cylindre est d’abord large et court (3 p 3 sur 2 p 4) ; il n’a plus qu’à s’allonger et à s’amincir (7 p 5 sur 1 p) ; il constitue la majeure partie de la pièce intermédiaire.
Le centrosome postérieur paraît émigrer hors du cytoplasme au moment où le centrosome antérieur devient cylindrique. Quand la plaque chromophile disparaît, il disparaît en tant que formation annulaire. Il est représenté par ce col grêle et court qui réunit, un moment, le centrosome antérieur et la queue du
La queue du spermatozoïde est représentée d’abord par le filament axile. La formation de la membrane ondulante coïncide avec la disparition de la sphère ; la membrane se différencie d'emblée sur toute la longueur du filament axile. Elle s'élargit et se festonne de plus en plus. C’est elle seule qui constitue la portion terminale de la queue.
« ces éléments ont les mêmes dimensions » et que « c’est là un signe précieux pour le diagnostic ».
i°Les cellules profondes sont énormes (3o à 60 g), aplaties, parallèlement à la surface de décollement placentaire qui les avoisine. Leur cytoplas me vacuolaire, leur noyau en pleine chroma-
hérissée de bourgeons. Aux crêtes papillaires répondent de longs bourgeons qu’on peut qualifier de bourgeons primaires car ils apparaissent les premiers au cours du développement et c'est d'eux que procèdent les glandes sudoripares. Aux sillons qui séparent les crêtes papillaires (sillons interpapillaires) répondent des bourgeons plus courts et d’apparition relativement tar-
Quand l’épiderme palmaire s’épaissit, les crêtes papillaires sont plus hautes et plus étroites, les bourgeons primitifs qui leur correspondent s’allongent, diminuent de diamètre, et se rapprochent au point de réduire les bourgeons secondaires à des proportions si insignifiantes (25 p, 12 ,u.) qu’il faut, pour les voir, user de forts grossissements. Il y a donc un développement inverse des bourgeons primitifs et des bourgeons secondaires, mais l’épiderme palmaire n’en garde pas moins sa disposition fondamentale, chez les Lémuriens que j’ai eu l’occasion d’étudier.
Considéré dans ses rapports avec les filaments d’union, l’épi-
I. — Dans le premier, les filaments n’existent pas encore. La couche basilaire, qui peut représenter à elle seule tout le corps
syncytium, comme l’a vu depuis iongtemps M. Retterer.
IL — Puis, les filaments d’union apparaissent. On les trouve alors dans tout le corps muqueux, c’est-à-dire dans la couche
dans le stratum granulosumi
Au niveau des régions du corps muqueux qui sont le siège de divisions cellulaires, une coloration précise et énergique permet de constater aisément que les filaments d’union persistent durant toutes les phases de la karyokinèse.
Au niveau du stratum granulosum, les filaments unitifs ne font
logique amène la disparition des ponts d’union. Quand la cellule passe dans les couches cornées, un trait net de kératine se substitue aux filaments colorables et aux perles qui les séparent ; quand la cellule épidermique entre en chromatolyse ou se transforme en appareil glandulaire, comme dans le tégument de l’axolotl, on voit encore les filaments d'union disparaître. Dès lors,
cellules qui l'avoisinent ; il occupe une vacuole intra-épidermique dont Un liséré clair marque le contour.
ment fixe de la cellule adulte. Ils persistent au cours de là mitose. Ils disparaissent sur la cellule qui meurt ou change de
Il est de notion classique que les mitoses n’ont qu'iinrôle
« secondaire »> (Ranvier) et sont d’apparition tardive dans la cicar
donné, les mitoses se présentent toutes au môme stade ; toutes donneraient naissance à des cellules-filles superposées et toutes s’observeraient dans la douche basilaire qui « paraît avoir reçu en héritage la totalité de la propriété reproductrice » (Renaut) et mérite, de ce fait, le nom de couche génératrice.
Au cours de recherches sur la cicatrisation épithéliale, j’ai eu l'occasion d’observer un certain nombre de faits qui modifient les notions que je viens de rappeler:
1 0 La karyokinèse est parfois un phénomène précoce de la cicatrisation. Sur les plaies du triton, datant de douze heures, la bande épithéliale cicatrisante empiète sur la perte de substance de 260 à 44o et dans ses assises superficielles, on observe des cellules aux stades ultimes de la mitose. Comme lé processus karyokinétique dure normalement trois heures chez le triton, ôh peut admettre que les mitoses commencent à se produire, au plus tard, vers la neuvième heure.
2 0 Les mitoses sont réparties avec la plus grande irrégularité. Certaines coupes en sont totalement dépourvues, tandis que les figures de division se rassemblent, nombreuses, sur d’autres pièces ; parfois môme, elles se groupent à trois ou quatre, au voisinage les unes des autres.
3° Tous les stades que parcourt le noyau en division peuvent se trouver réunis sur une môme préparation, tandis que, dans, d’autres cas, un stade donné, la double plaque équatoriale, par exemple, s’observe avec une prédominance des plus marquées.
4° Dans l'espèce humaine , la zone de cellules polyédriques est génératrice , au même titre que la couche basilaire. Sur un corps muqueux comptant douze assises, on peut retrouver des figures de division jusque dans la sixième assise, et je ne doute pas qu’on en puisse trouver plus près encore du stratum granulosum, si je m’en rapporte à ce que j’ai vu sur l’axolotl et le triton. Chez le triton, les mitoses se produisent partout où les cellules sont réunies par des filaments d’union ; et, chez l'axolotl, j'ai même constaté des figures de division dans l'assise cellulaire au contact
du milieu extérieur. En pareil cas, la cellule en voie de division n’est plus aplatie, mais polyédrique.
5° Chez l’axolotl, chez le triton, comme chez l’homme, la mitose aboutit à des résultats en tout comparables, en ce qui regarde la stratification cellulaire. En prenant pour repère la surface libre de l’épiderme, on constate que les cellules-filles qui prennent naissance au cours de la mitose sont disposées tantôt l’une au-dessus de l’autre, tantôt l’une à côté de l’autre, et tantôt l’une
obliquement par rapport à l’autre, situation oblique des cellules-fille quence à peu près égale.
En résumé, les mitoses sont par J la cicatrisation épithéliale. Mais on i
Superposition, juxtaposition, ‘fois un phénomène précoce de
siège qu'elles occupent , dans l'orientation qu'affecte leur plan de segmentation.
plaies pénétrantes, ces dernières intéressant toute l’épaisseur- de la queue. Entre autres particularités, je signale :
i° L’exagération des phénomènes de prolifération, qui se traduit par l’apparition de bourgeons épidermiques qui s’enfoncent
2° Les phénomènes qtu peuvent se produire quand une plaie
entame profondément le derme sur un des côtés de la queue. En pareil cas, il se forme sur le côté opposé de la queue, juste en regard de la plaie, une dépression du tégument externe, qui rétrécit d’autant la perte de substance ;
3° Les déformations qu’éprouvent les cellules glandulaires au niveau de la cicatrice épithéliale.
C.—Dans l’espèce humaine, j’étudiesuccessivementlastructure de l’épiderme en yoie d’extension et de l’épiderme complètement régénéré, et cela au niveau de toutes les couches de l’épiderme. J’insiste longuement sur les phénomènes de division cellulaire
se terminent tantôt par un réseau, dont la dernière travée occupe la zone qui sépare les deux variétés de cartilage, et tantôt par des fibres isolées qui s'avancent perpendiculairement à cette zone de séparation, et s’arrêtent court, à la limite de la substance fondamentale hyaline. Les grosses cellules du cartilage réticulé sont à cheval sur les deux substances fondamentales: une partie de leur cytoplasme présente une calotte de fibres élastiques, le reste de leur corps cellulaire plonge dans la substance fondamentale de type hyalin.
Ce qui fait l’intérêt de cette forme aiguë du cancer de Iamammelle, c’est qu’elle est assez rare et peu connue, anatomiquement parlant..Ce qui la caractérise, ce n’est ni la lésion, mammaire, ni la lésion ganglionnaire. L’une comme l’autre sont banales. L’évolution aiguë n’a pas sa signature dans la structure du néoplasme. J’ai donné, dans la thèse de Charbonnier (Thèse, Paris 1900), une série de figures qui se rapportent à cette forme de l’épithélioma m
XVIII — Étude sur la troisième dentition (en collaboration
Chez un vieillard de 94 ans, qui avait perdu toutes ses dents à l'âge de 65 ans, mais qui aurait eu une dentition complète, nous avons trouvé une dent atrophique, englobée dans la moitié gauche du maxillaire inférieur.
Cette dent est unique, de forme conique, de volume extrêmement réduit, puisque sa longueur ne dépasse pas 3 millimètres. Sa structure est tout à fait rudimentaire. Sa coupe nqus montre un bloc central d'ivoire avec ses canalicules et une enveloppe de cément reconnaissable à ses ostéoblastes. L’émail et la pulpe font complètement défaut,
ment disparaissent les cellules épithéliales de la muqueuse buc-
L’épithélipip buccal se reproduit par, division indirecte ; les particularités de cette division sont identiques à celles qu'on observe dans la pequ, çhez l'embryon, comme chez l'adulte.
Des phénomènes de même ordre s'observent dans le germe dentaire et dans le gubernaculum. Au début les figures karyokinétiques sc retrouyent dans l’organe adamantin tout entier. Puis elles cessent de se produire dans les territoires où un tissu réticulé s’est substitué au tissu épithélial primitivement plein. Elles finissent par disparaître de l’organe adamantin, quand cet organe présenté partout cette structure réticulée, qui marque le prélude de son atrophie.
3° Lee épithéliums de la muqueuse buccale disparaissent suivant des modes variés.
Tantôt ils tombent desquamés dans la cavité buccale ; tantôt ils sc détruisent par ehromatolyse. Ce mode de dégénérescence . m’a semblé beaucoup moips fréquent dans la muqueuse buccale qu’au niveau des éléments épithéliaux, qui constituent le cordon de la dent définitive.
Enfin on peut observer dans l’épithélium buccal (cobaye de 4 cm. 5 ; cheval de 3o centimètres) des groupes de cellules qui, se disposent concentriquement, à la façon du bulbe d’un oignon. Ces globes épithéliaux sont analogues à ceux qu’à l’état normal j’ai rencontrés parfois dans le tégument externe. Ils ont une' forme arrondie, et les éléments qui occupent le centre du nodule sont les plus avancés dans leur évolution. Que les cellules centrales du globe épithélial perdent leurs connexions réciproques, que certaines d’entre elles se détruisent, un petit kyste en résulte, dont la cayitè est occupée par des éléments libres. Ces éléments se sont desquamés et kératinisés avant d’être parvenus à la surface de la muqueuse. Il se forme donc des kystes dans l’épithélium buccal, comme il s’en forme dans les débris paradentaires (Malassez) issus de cet épithélium.
XXI. — Le revêtement épithélial du fourreau chez les Colubridés.
La gaine où joue le corps charnu de la langue est tapissée d'un épithélium stratifié qui présente de curieuses formations cytoplasmiques. Il s'agit de corpuscules que l'hématôxyline colôre en violet noir. Ces corpuscules sont de forme, de taille et de nombre variable. Quand ces corpuscules sont en petit nombre, ils se groupent d’ordinaire au-dessous du noyau ; quand ils sont nombreux, ils se rassemblent ou se disséminent tantôt dans le pôle inférieur delà cellule, tantôt autour du noyau. Ils représentent vraisemblablement une formation cytoplasmique comparable à l'ergastoplasme.
Je signale dans l’épaisseur du revêtement épithélial la présence de cellules qui ont subi une évolution hâtive et constituent une formation cloisonnante. Je montre que les glandes salivaires du plancher de la bouche n’ont pas de canal excréteur : comme les glandes sudoripares, elles versent leur produit de sécrétion dans un trajet creusé en droite ligne, dans l'épaisseur de l’épithélium de revêtement, et j’étudie le mode de desquamation et le processus de rénovation de cet épithélium.
XXII. — Recherches sur la cicatrisation épithéliale dans les plaies de l’intestin.
(En collaboration avec M. le docteur E. Quénu.) •
Dans la cicatrisation de l’intestin, l’épithélium cicatriciel reproduit toujours le caractère fondamental de l'épithélium dont il procède ; il sera donc disposé sur une seule couche si la plaie intéresse la muqueuse du rectum ; il prendra, au contraire, le type pavimenteux stratifié si la perte de substance qu’il doit combler porte sur la région cutanée de l’anus.
Dans tous ces processus de cicatrisation, d'ailleurs, la régéné. ration est exubérante ; elle dépasse son but qui serait la « resti-
stratifié, semé çà et là d’îlots pavimenteux également stratifiés ; le nombre des assises qui le constituent s’accroît avec l’âge du sujet considéré. Cet épithélium se régénère non pas sous forme d’un épithélium stratifié plat, comme le disent Drasch, Schuchardt et Griffini, mais en présentant un polymorphisme des plus
ou stratifiée de type pavimenteux , ou de type cylindrique. Il peut donc revêtir l’une quelconque des formes qu'affecte, au cours de son évolution, l’épithélium du pharyngo-œsophage dont il provient, embryologiquement parlant. Toutefois je ne l’ai jamais vu récupérer les cils vihratiles dont il est pourvu à l’état physiologique. J’ajouterai que les mitoses, loin, de se loca-