C. - TRAVAUX SCIENTIFIQUES
On admet généralement que les poissons osseux manquent de pancréas (sauf un petit nombre d’espèces, où il exislerait à l'état rudimentaire). Legouis (1873) a montré l'existence chez ces animaux d'un pancréas très développé, mais tellementdifTus,. tellement infiltré de graisse, qu’il avait échappé aux observateurs. Les assertions de Legouis, appuyées presque uniquement sur des dissections, ont rencontré peu de créance.
Or, en suivant le développement de la Truite, nous avons vu, quelques jours après la fermeture du blastopore vitellin, se développer sur la paroi dorsale de l’intestin, comme chez tous les Vertébrés, un bourgeon pancréatique, d’abord hémicylindrique, envoyant bientôt de nombreux bourgeons secondaires ramifiés, qui fusent en traînées lointaines autour du pylore, de l'estomac, de l’intestin, jusque vers l’anus, enfin dans la plus grande partie du mésentère. Cet organe présente de plus en plus nettement, ù mesure qu’on s'approche de l'état adulte, l’aspect d’une glande pancréatique typique mais diffuse, ayant comme conduit excréteur un seul canal pancréatique renflé en ampoule et accolé au cholédoque. (Note préliminaire. Voir 25).
Chez les Sélaciens (Acanthias vulgarts), le réticulum splénique n’est pas formé, comme on l’admet d'ordinaire, d’un réseau de libres conjonctives entrecroisées, recouvertes de cellules piales, mais uniquement (en la majeure partie de sou étendue) de cellules étoilées anastomosées. Ces cellules, très nettes chez l’embryon, perdent leur aspect granulé et quelquefois leur noyau au cours du développemeni ; mais à aucun moment on ne voit de fibres se foimer, sauf.dans la capsule ou à son voisinage immédiat, et au voisinage des vaisseaux. Chez l’adulte, la rate, débarrassée de ses enveloppes et hydrotomisée, ne nous donne point de gélatine par la coction ; or on sait que la transformation en gélatine est le caractère chimique essentiel de la fibre conjonctive. (Note préliminaire. Voit 12).
contient jamais de libres. Les seconds sont Xÿsnoyaux d’oHgine de G. Pouctiet, les analogues des leucoblastes et des érylhroblastes de Lôwit, et, constituant une réserve t|ui remplit les mailles de la pulpe, se transforment selon les besoins, pendant toute la durée de l'existence, les uns en globules blancs, les autres en globules rouges. La rate chez les poissons est donc dès son origine un organe hématopoiétique.
Mais comment s’établit la communication avec le système sanguin? On sait que c'est là un des points les plus controversés. Dans les injections les plus délicates, le liquide vient remplir les mailles de la pulpe comme si les vaisseaux s’ouvraient dans un véritable labyrinthe de lacunes, comme si en ce point le système sanguin cessait d’être clos, comme si le sang baignait à même les tissus sans en être séparé par un endothélium, fait absolument en désaccord avec toutes les notions d’anatomie générale.
Le développement parait trancher cette difficulté. On sait actuellement qu’un grand nombre de vaisseaux, chez tous les Vertébrés, se développent comme des cordons pleins dont les cellules périphériques s’aplatissent pour former l’endothélium, dont les cellules centrales se dissocient pour former les globules du sang. Or, reprenons notre éminence splénique avec ses mailles pleines d’éléments arrondis, et accolée à la veine porle. Sur les points voisins de celte veine, les cellules rondes contenues dans le réseau deviennent libres par retrait, fonte ou liquéfaction d'une partie du corps cellulaire, et tombent dans la veine dont l'endothélium à partiellement disparu. La transformation s’étend de proche en proche, non en masse, mais par traînées irrégulières dans l’intérieur de l’organe, et il en résulte une série de mailles, de logettes ou de cavités tortueuses, irrégulières, communiquant les unes avec les autres et s'ouvrant dans la veine porte. Ces cavités ne sont limitées que par les cellules anastomosées du réseau p’oManftc rote d emtoihehum et en continuité avec l’endothélium de la veine voisine. Plus tard, une partie de ces cavités se régularise à partir de la veine porte et se transforme en canaux complets pour constituer les veines propres de la rate. Plus tard enfin, les artères viennent s’ouvrir par des pointes d’accroissement dans les régions restées à l’état de logettes communicantes, et le courant sanguin s’établit. Toute la portion
Comme l’ont vu Van Wijhe et Rückert chez le Pristiure et la Torpille, le pronéphros naît chez X'Acanihias par invagination de Tépithélium péritonéal, mais son canal s’achève aux dépens
Physiologie. Paris, F. Alcan, 1892, 14 pages, 1 planle hors latÎ" Les auteurs ne sont pas d’accord sur le mode d’attache des jeunes; pour quelques-uns même, ils sont libres. Il est facile de
côtés defaireprofltèrde cette enquête tous ceux que la qo intéresse
Mais, en outre, plusieurs points controversés ont ( être étudiés et discutés au cours decet exposé ; ainsi: l'es et la signification du noyau accessoire, le caractère des
élaborer au profit de 1 organisme des substances nouvelles, qu'elle rejette soit au dehors, soit dans les vaisseaux.
32. — Sur le pancréas du Grénllabre et particulièrement sur le pan-
cordons de pancréas pénètrent ainsi dans les espaces portes et traversent le foie de part en part. L'endothélium péritonéal se réfléchit à leur surface. Point d’artère hépatique proprement dite dans les espaces conjonctifs; elle s'épuise dans les gaines pancréatiques. Au point de vue histologique, le pancréas est formé ici de longs tubes sécréteurs raraiflés, anastomosés par places C’est la seule glande digestive chez cette espèce, où les glandes gastriques et même le renflement stomacal font défaut ; le pancréas peut donc à lui seul tenir
seraient ici signalé et décrits pour la première fol chez les poissons, où nous les connaissions depuis longtemps, si d'une façon toute indépendante et ù notre insu, Diamare ne les avait signalés à la Société des Naturalistes de Naples dès
Chez le Mouloti, ces petits pancréas accessoires se développent tardivement sur le diverticule hépato-panoréatique, c’est-à-dire sur le bourgeon creux qui a déjà donné la totalité du foie et le double pancréas ventral. Ils apparaissent tout le long du canal cholédoque sur les embryons de 60 à 63 millimètres. Ce sont ces bourgeons que notre élève Debeïrf, (Thèse 1904) a suivis depuis chez le Rat, oà ils prennent une part très notable à la constitution de la glande adulte.
Un nouveau fait est apporté en laveur de la théorie précédemment soutenue par l’auteur : à savoir que les Ilots de Langerhans, ou Ilots endocrines, sont les organites de la sécrétion interne. 11 s’agit de l’existence d’une nouvelle variété très précoce de ces Ilots (Ilots primaires). Chez l’embryon de mouton, ils se développent, bien avant l'apparition des acini, sur les tubes encore indifférents qui représentent la glande en voie de croissance, et forment, en se soudant les uns aux autres, des masses considérables. Le pancréas entier
des photographies microscopiques. De pius, conirairement à ce que semblaient croire certains auteurs, nous montrons chez le mouton l'identité de structure des ébauches pancréatiques dorsale et ventrale : toutes deux possèdent des acini et des ilôts, les proportions seules et l’époque du développement peuvent dilt'érer.
du Nord, 12 septembre 1897. Extrait du Cours d'Iiislologie professé a la Paeulté.
celles que fourtiissenl les collatérales du ironc ; il peut dépasser 100. Il existe donc en général dans le lobule souspleural plus de 50 acini.
de c.e que nous appellerons liminaire.) Voir 64.
interverli. Note pré-
L’emploi de la méthode de Goigi dans le pancréas dn Mouton nous a permis de meltre en relief les plexus nerveux périvasculaires et périacineux déjà décrits par Ramon y Cajal. Il nous 8 permis surtout d'imprégner comme cet auteur les lumières des cavités sécrétantes, et les diverticules piriformes (parfois ramifiés), qui se détachent de cette lumière pour pénétrer entre les cellules et dans les cellules mêmes ; tels les a décrits Langerhans par la méthode des iniections(canalicules radiés de Langerhans). La simple fixation dans l’acide osmique nous montre
tons de désigner leur ensemble par le terme général d'ergastoplasme ; mais nous les décrivons pourtant un peu différemment de ces auteurs, nettement limités (ù la façon d’Altmann) et indépendants de tout réseau protoplasmique. C’est de cette façon qu’on les a redécrits depuis sous le nom de chondriocmtes
(Meves). Comme ils ne se présentent pas toujours sous l’aspect fdamenteux, afin d’avoir un terme plus général pour les désigner, quelle que soit leur forme, nous avons proposé un peu plus tard (en 1901, dans notre Revue annuelle d’Anatomie de la Revue
générale des Sciences) de les appeler ergastiiions (c’est-à-dire
petits ouvriers), ce qui continuait à indiquer leur rôle da’ns l’élaboration. C’est dans un but analogue que Meves a créé plus tard le nom de chondriosomes.
-egardait par
‘le témoignage de Lancereaux lui-même, que tous avons Bni par convaincre Acad, méd., 1904).
SO; - te troisième élément du sang ou thrombocyte. - Echo médical y ‘dti kord, 23-octobré 1904.
Article de vulgaiisalion d'après les travaux de Dekliuysen et Deetjen.
Comptes rendus de la Sociélé de Biologie. - Séance du 18 mars 1906.