De la résection du poignet par la voie cubitale
Revue d’Orthopédie, 1902.
. Contrairement à tous les procédés dans lesquels le temps cubital est complémentaire ou accessoire, ici l’opération tout entière est ■ menée de dedans en dehors, en partant des repères connus du bord
déterminé pour dissocier, morceler et extraire le carpe en l’abordant par son côté interne..L’intervention ainsi comprise diffère très no- . tablement des procédés usuels.
L’incision interne permet de repousser en avant tous les tendons antérieurs, en arrière tous les postérieurs. La plupart ne sont pas
Par contre d’excellents points de repère, la tête cubitale, l’apophyse styloïde sous-jacente, l’extrémité du 5 e métacarpienne pisiforme, guident toujours avec exactitude, même quand les parties molles sont tuméfiées et les articulations modifiées, par le processus pathologique.
Au point de vue particulier de l’action de la rugine, les principales difficultés sont en dedans et en avant. Or pour dissocier les tissus fibreux qui prennent attache à l’os crochu, ou les épais ligaments antérieurs, on est mieux placé en attaquant le carpe par son côté interne. L’isolement du pyramidal et de l’os crochu, difficiles par , , ; l’incision dorsale en dehors des extenseurs devient très simple, et d’autre part le décollement des plans fibreux pré et rétrocarpiens
Mais, et c’est là surtout ce qu’il faut retenir, la*voie cubitale donne une grande commodité pour le morcellement du massif carpien, la dissociation de ses .osselets et leur extraction successive. L’interligne radio-carpien forme une courbe dont les deux extrémités s’arrêtent à des hauteurs différentes, l’externe descend beaucoup plus bas, et est défendue en outre par la volumineuse styloïde radiale ; quand la
fonce. Son dos trouve un solide point d’appui sur lès extrémités des os
en dedans les os du carpe. D’autre part suivant du regard le ciseau, la rügine ou la gouge, on peut sans hésitation pénétrer entre l’os
po-métacarpienne. »
Toutes les manœuvres destinées à morceler, évider et extraire le carpe s’exécutent avec une facilité relative, une sécurité complète, et doivent, l’opération terminée, laisser intacte la gaine de parties molles.
Bien que ce procédé soit applicable à toutes les lésions qui justifient la résection du poignet, il parait mériter surtout une sérieuse
Dans les cas où les considérations d’esthétique offrent.quelque intérêt;
Dans les interventions pour arthrites suppurées où l’indication est de réaliser un drainage irréprochable ;
Dans celles qui ont pour but de rendre au poignet sa mobilité perdue ;
Enfin dans les tumeurs blanches encore peu avancées où l’on soupçonne quelque foyer au voisinage des surfaces articulaires radiocubitales. * ‘
u pli du coude (Anévrysme traumatique circonslitif) traité avec succès par l’extirpation. - Bul-
é anatomique , juin 1899.
ur sanguine artérielle li
i, parce que c’est une e ; il est faux parce que [if parce qu’il s’est
formé dès les premiers temps de,l’accident. »
L’extirpation est le traitement le plus généralement; adopté au jourd’hui pour , les anévrysmes des membres. Les anévrysmes faux quand ils sont circonscrits,' leur sont complètement assimilables ai point de vue du traitement. C’est ce qui a été fait ici avec succès.
à la partie inférieure e effilée était pourvue i l’artère immédiatei outre celle du tronc
On rencontre chez quelques sujets à la face interne du bras un, deux, du même trois ganglions lymphatiques. Ces ganglions sont en général fort petits,et ils manquent chez la plupart des individus. C’est ce qui expliqué que beaucoup d’auteurs, Sappey par exemple, ne les mentionnent point. Ils sont pourtant connus depuis fort longtemps et il suffit, pour s’en convaincre, de jeter les yeux sur les planches de Mascagni et de Bourgery.
Le plus souvent, ces ganglions ne siègent point exactement à la partie moyenne. Tantôt ils sont au-dessus, non loin de l’aisselle ; tantôt au-dessous, non loin de la zone des ganglions épitrochléens. Dans le premier cas ils rentrent dans la catégorie des ganglions aberrants péri-axillaires : il s’agit d’un ganglion du groupe axillaire un peu bas; dans le second, de ganglions épitrochléens
La connaissance de ce détail anatomique serait sans grande importance si, de temps à autre, on ne rencontrait des adénites brachiales. J’ai eu l’occasion d’en observer plusieurs. J’en rapporte trois cas récents qui sont des exemples non douteux d’adénites bra-
Bulletins de la Société anatomique , 7 juin 1901.
Les synovites infectieuses de là paume de la main par infection directe, ou par propagation sont d’observation malheureùsemént fréquente, et leur histoire est ancienne déjà.Il n’en est pas de même de celles qui surviennent à distance au cours d’une suppuration évoluant sur une tout.autre région. La voie sanguine seule a.pu servir
et celle-ci n’est qu’une localisation d’une infection générale. Ces synovites métastatiques s’observent dans divers états infectieux, mais toutes les gaines n’y sont pas exposées au même degré et celles de la paume de la main sont rarement prises. Chez mon malade la synovite de la gaine carpo-phalangienne interne de la main droite était consécutive à un phlegmon de la main gauche.
22. Comment un doigt dont les tendons fléchisseurs sont interrompus peut exécuter des mouvements de flexion. — Bulletins
L’index et l’annulaire se rapprochent du médius, le saisissent comme le feraient les mors d’une pince au niveau de la dernière
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s'étendait sur une longueur de 15 centimètres. Il était dans la gaine du muscle, mais non dans. son épaisseur, formé par des cordonr aplatis, larges de 1 à 2 millimètres avec des renflements çà et là à distance variable. Tous ces cordons étaient parfaitement circonscri,ts, disséquables, entourés de tissu cellulaire encore souple. • '
s’agit d’une lymphangite tuberculeuse ré
Ce fait est inexplicable par le mécanisme de l'arrachement. L’oSt
P 30 janvier 1903 ' *VjB
Gangrène par artérite chez un albuminurique. L’intensité des douleurs était considérable ; j’essayai d’obtenir Yalgostase par l’élongation des troncs nerveux. Mais l’extension de la gangrène et les phénomènes généraux m’obligèrent peu de jours après à faire l’amputation de la cuisse. •
5° Celui-ci est taillé immédiatement après la désarticulation en gardant toutes les parties molles postérieures, sauf la peau («g. 2). La poplitée est liée, les sciatiques poplités I et E réséqués ainsi
%» Le lambeau postérieur musculaire est relevé et fixé au tendon du triceps et à la coupe du manchon fibreux péri-articulaire par les points de suture : les figures 3 et 4 montrent le moignon de face et profil après cette mise en place du lambeau postérieur.
7* Enfin la peau qui avait été relevée et retroussée, vers la cuisse est rabattue et fixée à la lèvre postérieure de la plaie comme l’indiqué la figure 5.
25. Amputation intracondylienne. — Bulletins de la Société anato-
Observation d’un malade opéré avec - succès selon les données précédentes, lambeau cutané antérieur, lambeau musculaire posté-
Les amj
utations partielles du pied pour être bonnes doivent laisignons irréprochables.
quer une certaine étendue de téguments. Il n’en va pas ainsi quand le lupus est étendu et occupe la face, et qu’il faut se livrer à un véritable écorché du visage. La dissection devient alors très dé-
filets du facial. D’autre part, la région est d’une vascularité extrême et chaque coup de bistouri tranche de nouveaux vaisseaux.
L’extirpation doit être très complète, et pour cela dépasser de tous côtés les limites apparentes de la lésion. Le pannicule adipeux souscutané doit être supprimé pour être bien sûr de ne rien laisser dans la profondeur.
La réparation doit autant que possible avoir lieu dans la même
En décollant la peau largement au bistouri, au pourtour de la perte de substance, on arrive souvent à mobiliser les bords de la plaie, et à les réunir aisément alors que cet affrontement semblait tout d’abord impossible, ou dangereux pour la vitalité des tégu-
Quand la surface cruentée est plus étendue une opération plastique complémentaire est indispensable. La, conduite à tenir varié
Trois fois j’ai eu à extirper des lupus de la région sus-hyoïdienne. La peau était envahie depuis le menton jusqu’à l’os hyoïde et d’un angle de la mâchoire à l’autre.
une sangle à la partie la plus reculée de. la région, au devant de l'hyoïde et rejoignant au'niveaii des angles du maxillaire les deux
extrémités de la première. Pour réparer la perte de substance, je procédai de la manière suivante : là lèvre inférieure de la plaie fut disséquée, les téguments décollés jusqu’au niveau de la fourchette
facilitée par la flexion de la tête.
Pour les lupus de la joue, il faut qu’ils soient bien petits pour que la réunion puisse être obtenue par simple rapprochement des bords. Même quand ce rapprochement est strictement possible, il est quel-, quefois préférable, afin d’éviter un froncement disgracieux, de couvrir la surface cruentée à l’aide d’un petit lambeau prélevé sur la région sus-hyoïdienne. La région sus-hyoïdienne est la grande ressource pour les autoplasties de la joue.
Quand la plaie génienne ne remonte pas plus haut qu’une ligne allant du tragus à la commissure labiale, la réparation est facile.
Pourtant il est bien rare qu’on ne puisse couvrir toute la région génienne et la région parotidienne à l’aide des téguments du cou, détachés, sous forme d’un très grand lambeau. Le cou est alors largement dégarni et l’on est d’abord effrayé par les dimensions de la plaie d’emprunt.
Mais il est toujours possible de la combler exactement grâce à deux artifices, qui sont : 1° le décollement des téguments du cou de haut en bas et de proche en proche jusqu’à la clavicule, jusqu’à ce
d’une cicatrice. P P 8 1 U1 Kt pMtie
Dans le cas particulier, les lésions étaient vastes, mais purement
déterminai donc à, en faire l’ablation complète. . ! üi
Il fallut faire un véritable écorché de la face et la perte de substance allait de la tempe à l’os hyoïde et du nez à l’oreille. Elle fut réparée en partie au moyen des téguments du cou ; le reste de la plaie fut couvert de greffes de Thiersch. Le résultat a été pleinement satisfaisant et il a suffi d’une seule intervention.
Pour les greffes de Thiersch à la face, je conseille de les fixer à l’aide de points à la soie très fine appliqués sur leurs bords. En second lieu, je m’abstiens de toute application de corps gras ou de papier d’étain et couvre directement les greffes d’un pansement
Elles n’ont ainsi que très peu de tendance à glisser. D’autre part, le pansement absorbe les suintements qui se font à la surface
Bulletins de la Société anatomique , fi décembre 1902.
6. Cancer sur un lupus de la face. — Présent. Société de Chirurgie, 21janvier 1903.
7. Des cancers développés sur les lupus. - Congrès de Chirurgie , 20 octobre 1903.
Les lupus évoluant depuis longtemps constituent un terrain favorable au développement de l’épithélioma. Celui-ci a presque toujours pour point de départ une partie cicatrisée. J’ai pu en observer
sept cas. J'étudie à ce propos les caractères et la marche de ces lésions.. Mes observations établissent qu’elles demeurentpendant assez longtemps superficielles, pour qu’on puisse les. attaquer souvent
8. Sarcome de la région sous-orbitaire, développé dans les parties molles. Extirpation. Autoplastie. - Bulletins de la Société ' anatomique, 16 février 1900.
La tumeur semble avoir pris naissance dans les couches profondes du derme. La plaie résultant de son extirpation fut immédiatement réparée h l’aide d’un lambeau à pédicule supérieur prélevé sur la
9. Épithéliomas étendus de la face traités par l’extirpation et
l’autoplastie consécutives. — Th. Mau.i.ard, 1900.
Plusieurs observations de ma pratique ont servi de base h ce travail.
étendue des parois orbitaires ; ce fut à l’aide d’un lambeau comprenant les téguments des régions parotidienne et sous-maxillaire que , la perte de. substance put être réparée. Dans un autre cas ij fallut supprimer le pavillon de l’oreille et une large étendue-des parties
cette large plaie. Les poils implantés dans ce lambeau n’ayant rien perdu de leur vitalité font actuellement partie de la chevelure, et contribuent à masquer la difformité résultant de la perte du pavillon
le front que la perte de substance a été réparée.
J’insiste sur les indications dé l’autoplastie secondaire, sur les décollements qui dispensent souvent de tailler des lambeaux proprement dits, et donne un grand nombre de schémas indiquant la technique suivie pour chaque cas particulier.
10. Sarcome mélanique développé sur un nævus. - Bulletins de la ’ Société anatomique, Ï1 janvier 1898 et ibid., juin. 1898. .