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I. - HÉMATOMYÉLIES

Lécompression

i de Médecine ,

ade sur les hématomyélies. Thèse de 1900. (Travail couronné par l’Académie Prix Lallemand, 1901.)

médullaire expérimentale. Société de

Sur les lésions médullaires de la décomp sphérique brusque. Société de Biolo(j 27 octobre 1900.

Ces recherches ont porté sur divers points signaler successivement.

A. Étiologie. — La division classique en ïondaires et hématomyélies primitives doit i

Les hématomyélie

pent, il n’est peut-être pas c Presque toujours, même pi

antérieure, mais dans sà région la plus externe, l’épanchement est absolument bridé du côté de la substance grise, et accuse plutôt une tendance à diffuser dans la substance blanche adjacente.

Ces cloisonnements sont surtout réalisés par les fibres à

pour une faible part — que toutes les fois ne hématomyélie centrale même légère, aire en subit le contre-coup. Or, divers

Voici dans quelles conditions :

, Si, à l’exemple dé divers auteurs, l'on percute à travers les téguments la région lombaire de lapins et de cobayes

lésions de contusion, et si les chocs sont assez forts, on produit une paraplégie immédiate.

Cette paraplégie se dissipe spontanément, au bout d’un temps qui varie de quelques secondes à plusieurs heures, suivant l’intensité du coup porté.

Lorsqu’elle a disparu, on peut la reproduire dans les mêmes conditions.

Mais lorsqu’on poursuit pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines ces expériences, en frappant toujours au même niveau, on ne tarde pas h voir que la résistance des animaux aux chocs s’accroît très rapidement, et que des excitations, qui sur des animaux neufs produisent des paraplégies de plusieurs heures de durée, restent sans effets sur d’autres qui sont depuis plusieurs jours en expé-

En multipliant les animaux, il est facile de se rendre compte que cette résistance n’est pas due au développement physique normal de l’animal observé, et qu’il s’agit d’une véritable accoutumance de la région de la moelle soumise à la commotion.

Cette accoutumance semble limitée à cette région, car si en pareil cas on porte plus haut l’excitation, frappant sur la colonne dorsale supérieure au lieu de la colonne lombaire, on reproduit aussitôt une paraplégie de tous points comparable h celles que présentent les animaux

Puis cette région s’accoutume à son tour, et l’on arrive, au bout de quinze jours d’expériences à peu près quoti-

actions d’arrêt dépendaient d’appareils nerveux spéciaux. La lésion de ces systèmes produite par la commotion supprimerait les phénomènes d’inhibition.

Cette théorie paraît peu vraisemblable, d’abord parce que les physiologistes qui ont supposé des systèmes spéciaux d’inhibition n’en ont pas démontré l’existence, et surtout parce qu’une première commotion très violente, et par conséquent suffisante pour réaliser la lésion de ces systèmes hypothétiques, ne procure pas l’immunité. Celle-ci se fait progressivement, comme celles qui résultent de modifica-

Cette accoutumance n’est pas spéciale à l’animal. On a pu

frappé de paraplégie, flasque d’abord, puis spasmodique, à la suite de l’explosion d’un caisson dans lequel il travaillait. La différence brusque de pression à laquelle il fut soumis était de deux atmosphères et demie. On sait que chez l’animal, comme Paul Bert l’a montré, il faut des différences beaucoup plus fortes de pression pour produire des phénomènes importants.

J’ai fait une série d’expériences dans ce but.

Les animaux (lapins et cobayes) ont été soumis à des décompressions assez brusques et assez violentes (en quelques secondes après des compressions allant jusqu’à 10 atmosphères) pour que la mort paisse survenir en quelques

J’ai étudié, d’autre part, les lésions dans des cas qui ont présenté une survie de quelques heures ou quelques jours.

Il résulte de ces recherches que la décompression brusque produit dans la moelle à la fois des hémorragies primitives

Dans sa thèse d agrégation sur la pathogénie des hémor-

sorte d’hémorragies de la moelle, l’influence possible du dégagement des gaz de l’intestin, dont le développement instantané a pour résultat la compression des vaisseaux intestinaux et le refoulement du sang abdominal vers d’autres territoires vasculaires. La théorie de l’embolie gazeuse, et de l’influence prépondérante des gaz du sang, avait laissé un peu dans l’ombre cette manière de voir. Les expériences rapportées plus haut en sont l’exacte confirmation.

Le parenchyme médullaire présente encore d’autres lésions, dues au dégagement des bulles gazeuses dans le

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