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Titres et travaux

1° Quel est le rapport exact des scissures, sillons et circonvolutions du cerveau avec les sutures crâniennes, c’est-à-dire du contenu du crâne avec le contenant ?

2° Comment peut-on déterminer, sur une tête recouverte de ses parties molles, la situation précise d’un point particulier du cerveau sous-jacent ?

Problème anatomique et problème chirurgical, questions conentrepris l’étude.

Le procédé dont nous nous sommes servi pour résoudre la pressions et circonvolutions sur le crâne ; il nous est commun avec M. le professeur Debierre; nous l’avons appelé « procédé de Va.utogra.vure cérébrale ».

Voici les divers temps de l’opération :

On fait sur une tête fraîche une incision au cuir chevelu allant d’une oreille à l’autre. Les deux lambeaux sont rejetés l’un en

Les résultats varient légèrement avec les sujets,et surtout ciales pour les sujets brachycéphales ou dolichocéphales, j

173,i millim. de la glabelle (177 chez les brachycéphales, 169,4 chez les dolichocéphales). Son extrémité inférieure està29,5 millim. en moyenne en arrière de la suture coronale (distance un peu pins forte, de 1 millim. ou 2, chez les dolichocéphales que chez les brachycéphales), et à 60,25 millim. en arrière de l’apophyse orbi-

taire externe (52,2 millim. chez les brachycéphales, 68,3 chez les dolichocéphales). L’angle que forme le sillon avec la suture sagittale est de 68°, 1 en moyenne, chez les brachycéphales comme chez les dolichocéphales.

Malgré leur précision, ces résultats ne peuvent guider sûre¬

ment en arrière pour aller rejoindre la suture fronto-nasale. De même que les quatre points suivants, il est toujours très facile à déterminer, beaucoup plus que la glabelle elle-même ou que le

ment perceptible si on prend le soin de fléchir la tête.

Le point où le bord postérieur de l'apophyse orbitaire externe

La recherche du milieu de l'arcade zygomatique ne présente pas de difficultés.

toujours facilement perceptible , située en arrière de la base de l’apophyse mastoïde.

Le lambda , ou point de rencontre des deux pariétaux et de l'occipital, saillant chez quelques sujets, peut être difficile à reconnaître avec le doigt, mais il est situé à 70 millim. environ de l’inion, ou plus exactement à 21/100 de la distance qui sépare la glabelle de l’inion en partant de ce dernier. Cette distance est un peu plus

la direction générale du sillon de Rolando, ligne rolandique. Une troisième ligne, orbito-lambdoïdienne, va de l’apophyse orbitaire externe au lambda; la scissure de Sylvius commence sur elle à 27 millim. de l’apophyse orbitaire externe, et la suit pendant 4 ou 6 centimètres.

Une quatrième, astério-rolandique , partant du sommet du sillon de Rolando pour aboutir à l’astérion, servira à fixer la limite postérieure de la scissure de Sylvius ; une cinquième, ligne lambdoïdienne , allant d’un point situé à deux millimètres en avant du lambda jusqu’à l’astérion, indiquera la situation et la direction de la scissure perpendiculaire externe.

peut déterminer sur le vivant la situation des scissures de Rolando, de Sylvius et perpendiculaire externe, des sillons frontaux, parié-

d’indiquer ici le procédé de détermination de la scissure de Rolando, centre de la région motrice, la plus importante au point de vue

qui suppléera à l’insuffisance de notre description.

L’extrémité supérieure du sillon de Rolando, nous l’avons vu, est située aux 532/1000 de la distance qui sépare la glabelle de l’inion, dite arc sagittal, en partant de la glabelle.

Quand l’arc sagittal est de 29 centim., le sommet du sillon est donc à 154 millim. de la glabelle ; quand il est de :

30 centim., le sillon est à 159 1/2 millim.

Le sillon est de 5 millim. plus en avant chez les individus nettement dolichocéphales, et de 5 millim. plus en arrière chez les brachycéphales.

En traçant de ce premier point une ligne qui passe par le milieu de l’arcade zygomatique, on obtient la direction générale du sillon

çant, à partir du sommet du sillon, une ligne formant un angle

siterait l’emploi d’un goniomètre spécial que nous avons utilisé sans en conseiller l’emploi (goniomètre céphalique du professeur

motrices ou sensorielles sont actuellement connues, nous avons

montré comment on pouvait en déterminer le siège précis au moyen des cinq lignes fondamentales étudiées plus haut. Ces recherches terminées, il fallait encore vérifier l’exactitude du procédé, par des

Les centres des couronnes de trépan ou les fiches enfoncées par de

juste au point cherché, les écarts les plus considérables n’ont jamais atteint 6 millimètres.

. Restait la consécration chirurgicale par les trépanations sur le

déjà nombreuses faites en suivant le procédé. Nous savons que M. le professeur Folet a utilisé plusieurs fois la méthode avec plein succès; M. Mussat (Arch. de méd. mil., avril 1895) est tombé

permis de traiter les lésions qu’il cherchait. En Allemagne, où le procédé a été souvent étudié et utilisé, de même qu’en France, les tentatives opératoires ont démontré sa précision.

vail, nous avons étudié certains points de l'anatomie du crâne et du cerveau, notamment l’anatomie topographique des artères et sinus de la face interne du crâne. Nous avons aussi relevé l’existence fréquente (2 fois sur 3) d’un sillon imprimé sur l’os temporal par l’artère temporale profonde moyenne, sillon qui se prolonge parfois jusque sur le pariétal et dont l’existence avait échappé aux anatomistes, bien que des dessinateurs scrupuleux l’aient parfois reproduit.

L’artère sus-orbitaire imprime également, dans certains cas, un ou plusieurs sillons sur le frontal.

La figure ci-jointe permettra de se rendre compte de quelquesunes des dispositions du sillon temporal.

L’histoire chirurgicale de ces abcès est récente, et à l’époque où nous avons publié cette revue, la thèse de M. Albert Robin était à peu près le seul travail d’ensemble français sur la question.

Après l’étude des différents points du sujet, et la critique des procédés employés ou conseillés par les auteurs, nous avons préconisé pour le traitement de ces abcès, la trépanation faite à 2 centim. au-dessus du méat auditif, qui a l’avantage de permettre le décollement de la dure-mère et l’exploration du rocher.

Pour les abcès cérébelleux, le procédé Bryan-Poirier, c’est-àdire la trépanation sur le milieu d’une ligne qui va de la pointe de l’apophyse mastoïde à la protubérance occipitale, permet de les f atteindre ; on peut trépaner un peu plus haut sans crainte d’ouvrir le sinus latéral situé très au-dessus, ce qui permet un accès plus facile à travers des couches moins épaisses de parties molles.

L’otorrhagie est un symptôme fréquent des fractures de la base du crâne; on peut l'observer du côté opposé à la fracture de la voûte, point de départ de l’irradiation. Deux fois nous avons eu l’occasion d’observer le fait ; en voici le mécanisme : à la suite d’une fracture de la région fronto-temporale, le trait de fracture gagne la selle turcique, la traverse de part en part, et de là suit le bord antérieur du rocher du côté opposé au traumatisme initial en y déterminant une fracture parallèle; arrivé près de la voûte

pièce. Les expériences suivantes paraissent bien confirmer cette hypothèse :

Pour vérifier l’exactitude de l’hypothèse précédente, nous avons déterminé des perforations de l’aorte, après l’avoir remplie de liquide sous pression (colonne d’eau de 4 mètres environ). Une balle de 11 millim. du revolver d’ordonnance a produit une perforation irrégulière ; une balle du revolver d’ordonnance de petit calibre (modèle 1892) a produit, outre les trous irréguliers d’entrée et de sortie, une large déchirure, située 3 ou 4 centim. plus bas, due à l’excès subit de pression au moment du choc, bien que l'écoulement partiel du liquide ait été assuré au cours de l’expérience. Présentation des pièces

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