RÉSULTATS
quatre heures apres injection d’aconitine
Hoquets, tremblements, pas de cris, pas de sursauts, paralysie des membres postérieurs.
Symptômes d’intoxication très nets.
Paralysie moins prononcée, survie.
Très malade, survie.
Symptômes prolongés d'intoxication.
heures après l’injection d’aconitine.
Symptômes^ p r o 1 o n g é s
Mort deux heures après Tinjection d’aconitine.
dose de 0,005 le cobaye est encore protégé contre la dose minimum mortelle, mais c’est l’extrême limite.
L’action de l’anthorine est bien une action protectrice préventive-, ce nest pas une action d’antidote, car, injectée aussitôt avant ou immédiatement après, elle n’a aucune action antitoxique.
Le mécanisme de cette action nous échappe encore, mais il semble que l’anthorine se fixe sur les cellules nerveuses et empêche alors l’aconitine de s’y fixer. C’est un phénomène analogue à celui que l’on constate pour la toxine et l’antitoxine.
Cette propriété « phylactique » est intéressante en ce qu’elle peut permettre d’en entrevoir une généralisation. Il n’est pas impossible de trouver des corps encore moins toxiques que l’anthorine qui puissent, injectés en forte quântité dans l’organisme, protéger celui-ci contre certains poisons.
Enfin, chemin faisant, nous avons pu résoudre un problème intéres-
sant de biochimie végétale. Ayant eu à notre disposition un hybride Aconüum Anthora L. X Napellus L., nous avons voulu rechercher s il renfermait à la fois les alcaloïdes des deux espèces, ou seulement de 1 un des parents. Nous avons pu résoudre le problème en utilisant les réactions^ physiologiques différentielles de ces alcaloïdes et montrer que les alcaloïdes des deux parents se retrouvent dans 1 hybride.