Titres et travaux scientifiques
Membre de la Commission permanente pour la préservation contre la tuberculose auprès du ministère de l’Intérieur.
Conseiller français de l’Union internationale pour la protection de l’enfance du premier 4ge.
Membre de la Société de pédiatrie, de la Société de pathologie exotique et de la Société philomathique.
ÉILDES D’HYGIÈNE PUBLIQUE
De l’anémie des mineurs dite d’Anzin. Recherclies sur l’n Ankylostomum duodenale ».
{Mémoire couronné par la Société des sciences de Lille. Médaille d’or, 1888. — Bull. méd. Nord de la France et Soc. biol., 1882.)
On attribuait l’anémie des mineurs de houille au défaut de lumière et d’aération. Cependant l’apparition brusque d’une épidémie d’anémie localisée à une galerie pouvait être difficilement expliquée par les seules raisons de la mauvaise hygiène.
A la suite de ses recherches sur l’anémie des mineurs du Saint- Gothard et la découverte de VAnkylostomum duodenale, Perroncito m’engagea à étudier l’anémie des mineurs.
Il existait alors une épidémie dans une mine de Carvin (Pas-de-Calais). Presque tous les ouvriers travaillant dans la galerie infectée étaient atteints par le mal. Je découvris \’Ankylostomum et dans les matières fécales des malades et dans la boue de la galerie.
La contagion parait s’effectuer de la façon suivante : le mineur malade émet les matières fécales dans la boue toujours humide du sol delà galerie (25"). Le mineur sain mange son pain au fond de la mine, les mains salies de cette boue. L’infection est localisée à la galerie maudite : le reste de la mine est indemne.
J’étudie les signes et le traitement de cette affection, et j’établis le diagnostic entre les œufs de ce parasite et ceux des Anguitlula stercoralis et intestinalis. Mon mémoire est le premier travail démontrant la nature pai asium-e de 1 anémie des mineurs de houille, que j’ai identifiée- avec l’anémie du tunnel du Saint-Golhard. Ce fan est maintenant admis par
Étude sur l’épidémie cholérique de Toulon (1884).
(Rapport adressé à M. le ministre de l'Intérieur, au nom des membres de la mission.)
M. le ministre m’envoya en mission avec MM. Duchon-Doris, Guillet et Léonardon-Lapervenche. Je fus chargé d’écrire le rapport, où est étudiée toute l’épidémie (marche, caractères, etc.).
Étude sur l’épidémie cholérique de 1893 et la vallée de la Tet.
(Mémoire imprimé par le Conseil central d'hygiène publique et de salubrité des Pyrénées-Orientales, 1894.)
Sur la proposition de M. le professeur Chantemesse, M. le ministre de l’Intérieur m’envoya à l'effet d’étudier l’épidémie qui sévissait dans ie département des Pyrénées-Orientales.
Cette étude est divisée en plusieurs parties ;
1° J’examine le système général des eaux en usage dans la vallée (eau d’arrosage, nappe superficielle, nappe profonde) ;
2” J’étudie l’eau d’alimentation et je montre que les habitants de toute la vallée prennent leur eau de boisson k la nappe superficielle et que cette eau est simplement l’eau d’arrosage. Les couches superficielles du terrain ne possèdent en effet aucune propriété de filtration. Dans le bas de la vallée, il existe bien quelques puits artésiens, qui vont puiser l’eau dans la nappe profonde, mais, par suite d’une captation défectueuse, cette eau est contaminée par la nappe superficielle ;
3".Une étude bactériologique de ces eaux est ensuite présentée ;
4" Je passe en revue, dans les chapitres suivants, la marche générale des épidémies, occasionnées parla contamination de l’eau (épidémie de 1884 — épidémie de 1893), les localités infectées., etc., et je termine par un aperçu des réformes nécessaires à l’assainissement de la vallée de la Tet.
Le point le plus important de ce travail est le suivant. Grâce à la méthode rapide de M. Metchnikoff, on peut, en l’espace de quelques heures, montrer que le bacille du choléra est ou n’est pas dans l’eau, qui alimente un groupe de maisons, un village ou une ville. On comprend, de ce fait, que des mesures radicales peuvent être prises immédiatement par l’autorité. L’application de cette méthode est d’une extrême importance pour l’hygiène publique.
la Soci(5l6 médicale dos hôpitaux, ün celte opinion : celle de Grancher, qui gion par l’air chargé de particules mu
y a-t-il des contagions dans un service à isolement individuel avons vu plus haut combien elles sont rares à l’hôpital Pasteu l’hôpilal Hérold. Pourtant, dans ces deux groupements hospi toutes les variétés de maladies contagieuses sont traitées. Examinons d’un peu prés les quelques rares cas de contagion
sujet de la rougeole, les expiîriences anciennes de Monro, Looke, Katona ne permettent aucune contestation : c’est bien par le mucus que se transmet l’agent de contagion. Sevestrè (1) admettait que l’agent pathogène provenant des voies respiratoires est projeté jusqu’à une
n verre perforé, ou bien de temps en temps par l’ouverture ons vu plus haut que le box n’a qu’une porto et que cette
contacts entre eux sont done supprimés.
Je suis arrivé à cette idée de consultation on box en remarquant que beaucoup d’entrants atteints de maladies contagieuses étaient venus à la consultation douze ou treize jours auparavant pour la rougeole, six jours
lents résultats.
Sérothérapie préventive antidiphtérique à l’hôpitai Hérold.
{Résultats relatés clans les thèses de Laplace, iOOC, et Leiborlei, 1908.)
Dans mon service do l’hôpital Hérold, depuis sept années, j’emploie systématiquement la sérothérapie préventive :
1° Chez tout entrant, quelle que soit la maladie;
2° Chez tout enfant se présentant à la consultation et ayant une gorge
Par cotte pratique, je n’observe pas de diphtérie dans les salles. De plus, comme tous les enfants qui viennent h l’hôpital appartiennent au même quartier, j’ai vu diminuer, à mes consultations, de 90 p. 100 le nombre dos angines.
D’ailleurs les box do la consultation, qui no suffisaient pas autrefois pour isoler les angineux-, sont devenus inutiles aujourd’hui.
à l’état normal, ccttc excitation fistulaire manque. L’expérimentation appropriée établit, au contraire, que, pendant toute la durée de la digestion gastrique, aucune parcelle de lait ne passe dans le duodénum. L’application des rayons X (sans bismuth, qui introduit une cause d’erreur) démontre nettement ce fait (travaux do MM. Leven et Barret). D’autre part, dans une série do recherches faites sur les petits chats avec M. Leven, j’ai pu, en tuant l’animal (injection de chloroforme dans le cœur), à diverses périodes de la digestion gastrique, constater les mêmes faits, qu’il s’agisse du lait maternel ou du lait d’animal. Il y a donc lieu do tenir compte, jusqu’il une certaine mesure, de la capacité gastrique, surtout pour tallaitement artificiel. Il est certain qu’un enfant au sein peut, sans devenir malade, ingérer de fortes doses de lait. Il n’en est pas de même de l’enfant nourri artificiellement. Ceci tient probablement — d’après nos expériences —à ce que, dans l’estomac, la partie aqueuse du lait de femme est absorbée en notable quantité, du fait de sa constitution moléculaire identique à celle du sérum sanguin de l’enfant. J’ai essayé la méthode des tétées rares et copieuses, préconisée par M. Siegert. J’ai dû l’abandonner surtout pour l’enfant nourri artificiellement. Quant i
lait la nuit, en un endroit frais ; il suffit le lendemain matin de ddcanter la crème. Je rejette l’emploi du lait écrdmd par l’dlectricité ; il ne contient plus d’éléments gras. Le nourrisson, pendantles trois premiers mois, a besoin de beaucoup d’éléments azotés et d’une petite quantité de graisse.
L’examen des enfants alimentés de cette façon montre :
1“ Que les courbes d’accroissement sont bien supérieures aux courbes obtenues par l’emploi du lait pur coupé d’eau ;
2° Qu’il n’y a aucune distension de l’intestin, b l’inverse de ce que l’on observe chez le nourrisson élevé au lait pur coupé. Ce modo d’alimentation pendantles trois premiers mois me paraît être le meilleur. lia l’avantage de supprimer le coupage.
Tous les enfants de la Pouponnière sont élevés de cette façon. Vers Tûge de trois mois, on transforme peu à peu le lait écrémé en lait pur
Les vomissements du nourrisson aérophage (pathogénie et thérapeutique).
(Æn collaboration avec Leven. - Soc. Mol. et Soc. thér., 1908.)
Le mécanisme de ce vomissement impliquait, à côté du traitement du spasme, une réglementation spéciale dos tétées. 11 fallut donner à cet enfant des tétées pou abondantes (pour ne pas atteindre la tension intragastrique maxima) et rapprochées, pour qu’il fût cependant a^sez
ÉTUDES SUR LES MALiüIES DIGESTIVES DU NOURRISSON
Infections et intoxications digestives chez le nourrisson.
la normale. La langue est blanchâtre, l’enfant cric et présente un peu d’anorexie. Le ventre est b peine contracturé, et le gros intestin, principalement le côlon descendant, est sensible à la pression. Les selles, au nombre de deux à quatre par jour, sont diarrhéiques, avec glaires, mucus ou muco-pus ; elles ne contiennent pas de sang, ou du moins de sang visible à l’œil nu, car le microscope permet cependant de reconnaître dans les fèces, outre les leucocytes, l’existence de globules rouges. Les coliques, accompagnées de contracture du ventre, sont surtout violentes au moment de l’émission des selles. En dehors do cela, elles paraissent supportables. En un mot cotte forme atténuée est une dysenterie « au petit pied ».
Sur 42 nourrissons atteints de cette affection, 14 ont été examinés dès le début; il s’agissait dans le premier groupe do cas intérieurs; 9 fois le bacille de Flexner a été rencontré ; 1 fois cette recherche a été négative ;
jour; 3 fois au septième; 3 fois au dixième; 3 fois elle no fut pas possible. 28 autres cas provenaient du dehors; ils dataient déjà de quelques jours. Aussi n’a-t-il été possible d’observer le bacille de Flexner que dans 2 cas. Les autres (26 cas) ont pu être étudiés rétrospectivement grâce a 1 agglutination. Elle était positive dans 19 cas à 1 p. 80, 1 p. 100. De plus, dans 3 des 19 cas, le sérum agglutinait le bacille de Shiga à 1 p. 80 malgré l’absence de celte variété dans les selles. Ce fait a son importance, car il est en faveur de l’identité des deux variétés du Bacillus dysenteriœ. De plus, sur les 42 examens de sang, 9 fois il y avait en plus agglutination du Bacterium eoli à 1 p. 80. Cette coagglutination permet de comprendre les raisons pour lesquelles, dans ces cas identiques, avant la découverte du Bacillus dysenteriœ, on attribuait au Bacterium eoli un rôle important dans la genèse do cette maladie. On sait, d’ailleurs, à présent, que le microbe est parfois agglutiné dans