CHAPITRE
OBÉSITÉ; ADIPOSES LOCALES ET STÉATOSES VISCÉRALES
par nos recherches sur la surcharge et la sur la fonction adipopexique du foie et sur fier le problème palhogénique, si complexe, 1 celui des adiposes locales et des stèatoses é fort peu étudiée, jusqu’à ce travail, quant
insisté, notamment, sur diverses obésités toxiques et iniectieuses, dont les plus fréquentes sont les obésités alcooliques et tuberculeuses et que nous avons pu reproduire expérimentalement avec Arnet. Nous avons repris, d’autre part, l’étude de certaines obésités endocriniennes, notamment des obésités génitales, thyroïdiennes, hypophysaires, etc.
Depuis notre travail, ces données sont devenues le point de départ de classifications nouvelles de l’obésité.
B. — La même pathogénie toxi-infectieuse a été étendue, expérimentalement et cliniquement, à divers types d’acîiposes locales (notamment aux péri-viscérites solérolipomateuses, et aux stèatoses viscérales, si souvent d’origine infectieuse (tuberculeuse notamment) ou toxique (stéatose alcoolique, phosphorée, etc.).
c. — Nous avons, d’autre part, attribué à ces surcharges graisseuses et lipoïdiques une sigmiieation de défense antitoxique par fixation de certains poisons lipaffines. Il est, en effet, remarquable que la plupart des poisons stéatosants rentrent dans cette catégorie et se fixent ou se dis-
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avons vu, avec Delion, des cobayes, inoculés avec des tuberculoses atténuées, augmenter, en un mois, de plusieurs centaines de grammes et présenter, à l’autopsie, des organes surchargés de graisse, notamment le foie, le mésentère, l’épiploon et les masses périganglionnaires.
h] Adiposes locales tuberculeuses. — Des adiposes tuberculeuses peuvent être localisées autour d’un foyer qu’elles enkystent : tels sont divers cas de péri-viscérite scléro-lipomateuse, et, notamment de périnéphrite, de péri-appendicite, de péricardite, de péri-adénite scléro-lipomateuses. Au niveau des articulations, il semble que les lipomes arborescents, les lipomes articulaires soient d’origine tuberculeuse. Certains lipomes sous-cutanés sont aussi, semble-t-il, tuberculeux. Depuis notre travail, Poncet a insisté sur ce point et a donné à certains lipomes une origine tuberculeuse.
cj Stéatoses viscérales tuberculeuses. — On peut rapprocher des adiposes précédentes les stéatoses de certains parenchymes.
Le foie des tuberculeux, notamment, est généralement gros, lisse et gras, avec une infiltration graisseuse souvent très considérable. La tuberculose et l’alcoolisme sont, sans conteste, les deux facteurs habituels de la stéatose du foie. Expérimentalement, nous avons examiné des foies de cobayes tuberculeux extrêmement gras, dans certains cas notamment où il y avait eu augmentation générale de poids.
Au niveau du pancréas, on observe fréquemment la transformation graisseuse, lobule à lobule, de la glande chez les tuberculeux. De même, expérimentalement nous avons produit des scléro-lipomatoses pancréatiques tuberculeuses.
Obésité, adiposes locales, stéatoses viscérales s’observent donc également dans la tuberculose et relèvent d’une même pathogénie. Ce sont là des cas particuliers d’adiposes toxi-infectieuses et toxiques, telles que nous les avons décrites en 1904.
Or, de même que beaucoup de poisons stéatosants sont solubles dans les graisses, de même les poisons tnberculeux sont, en partie, de la nature des cires, facilement extraits par l’éther ou le chloroforme et solubles dans les graisses.
' Peut-être ces stéatoses, locales ou viscérales, ont-elles un rôle de fixation vis à vis des poisons tuberculeux. En tous cas, leur relation clinique et expérimentale avec la tuberculose semble, actuellement, établie.