INFECTIONS. — BACTÉRIOLOGIE, ETC
RÉSUMÉ GÉNÉRAL
Nous avons étudié, à maintes reprises, divers problèmes do pathologie infectieuse et de bactériologie.
A. — La mobilité des microbes a été étudiée avec üarnier, par une technique nouvelle, celle des tubes de sable qui laissent seulement passer les microorganismes mobiles et dans l’ordre même de leur mobilité. On peut donc isoler les microorganismes mobiles (spirilles par exemple) lorsqu’ils sont mélangés à des microbes immobiles, sélectionner des races de plus en plus mobiles d’un meme microbe, étudier les diverses actions, favorisantes ou empêchantes, qui s’exercent sur cette fonction
B. — Le pneumocoque, ses toxines, et les lésions qu’ils causent ont été étudiés avec Louis Fournier. Nous avons donné de nouvelles méthodes de culture (sur cerveau, sur milieux dialysables), isolé des races à caractères différents, préparé des exotoxines et reproduit expérimentalement, avec elles, des lésions cardio-musculaires considérables; nous avons reproduit également des types divers de pneumonie (hémorragique, leucocytaire, fibrineuse, épithéliale). Nous avons enfin étudié la topographie segmentaire de la pneumonie, les œdèmes pncumococciques, la rétention des chlorures dans la pneumonie, envisagée comme moyen de défense, etc.
c. — La tuberculose a été étudiée à diverses reprises : nous indiquerons surtout un travail sur la supertuberculisation qui a été le point de départ des travaux de Bail et d’une série d’auteurs récents, sur la réinfection tuberculeuse. Nous avons élud cl i j e 11 léphantiasis tuberculeux, le purpura hémorragique tuberculeux, l’obésité et les adiposes locales, tuberculeuses, etc.
l>. — Nous terminons par la mention de quelques travaux sur la syphilis, le cancer, etc.
2* Voies (l’iiioeuliitioii du imeiimocoqiic : inoeulaUon iiitra-céréhiale. — La voie d’injection influe beaucoup sur la virulence du pneumocoque.
La voie sanguine est loin d’etre la meilleure; car généralement, on ne peut dépasser un certain degré de virulence, à partir duquel il y a fréquemment des saules brusques, dans uu sens comme dans l’autre.
La voie péritonéale beaucoup meilleure et permet de pousser plus loin le renforcement de la virulence.
La voie cérébrale permet de tuer le lapin avec une très minime quantité de culture, mémo atténuée; dans un cas, par exemple, une seule goutte d’une culture, chauffée une heure à 50°, a suffi pour tuer un lapin en vingtsix heures, avec septicémie généralisée, alors que 1 cm^ de la culture non chauffée était nécessaire pour tuer un animal de meme poids par la voie péritonéale. Cette voie d’inoculation permet donc de remonter la virulence de cultures anciennes, trop atténuées pour tuer les animaux par les méthodes ordinaires,
3» CoustUutîon de races luiKumococciques partiiîulièremeiit hémorragiques. —
Le caractère hémorragique du pncumoco{]ue appartient plus particu-
diverses circonstances, la série des réactions histologiques que détermine le pneumocoque au niveau du poumon.
a) Nous avons provoqué des pneumonies hémorragiques, caractérisées surtout par un épanchement de sang intra-alvéolaire, reproduisant un véritable infarctus hémorragique.
P) Nous avons, d’autre part, obtenu des pneumonies leucoctjtaires, caractérisées par une Icucocytose locale très énergique, ressemblant à certaines broncliopneumonies humaines ou au stade d’hépatisation grise.
v) L’injection locale de toxine a pu reproduire des pneumonies fibrineuses, où les alvéoles sont remplies de fibrine comme dans la pneumonie franche aiguë; cette reproduction est particulièrement importante et particulièrement difficile à réussir.
ô) Nous avons, d’autre part, obtenu une lésion assez particulière, la
lions au niveau du petit bassin et mort très rapide.
A propos de cette observation si typique, nous avons fait diverses expériences de réinfection tuberculeuse.
Dans les unes, nos animaux, déjà tuberculeux et tardivement réinoculés, mouraient de façon suraiguë, dès le premier jour, comme après une injection de tuberculine et comme dans notre cas.
Dans d’autres cas par contre, la deuxième infection n’évoluait pas, comme s’il y avait eu un certain degré d’immunisation.
Nous avons proposé, pour ces cas, la dénomination de superticbercutisation (comme on dit superfécondalion), qui a été adoptée depuis lors. Depuis ce travail, les recherches de Bail ont étudié des faits analogues. Eniia, plus récemment encore, la réinfection tuberculeuse a pris une