SUR UNE NOUVELLE MÉTHODE DE RÉGÉNÉRATION DE L’AIR CONFINÉ
Sur remploi du bioxyde de sodium dans l’étude de la fonction respiratoire.
A. Desouez et V. Balthazakd, Comptes rendus Acad. d. Sciences, t. CXXVIIl, p. 36i.
Application à l'homme de la régénération de l’air confiné au moyen du bioxyde de sodium.
A. Desgkez et V. Baethazaud, Comptes rendus Acad. d. Sciences, t. CXXXI, p. 427 ett. CXXXIII, p. 791.
Nous avous publié un exposé complet de ces recherches et de la méthode dans les Annales d'Hygiène publique et de Médecine légale; numéro de juillet 1902.
1. Principe et étude de la méthode. — Le réactif destiné à régénérer l’air vicié par le séjour d’un animal dans un espace clos doit non seulement dégager l’oxygène nécessaire et absorber l’acide carbonique éliminé, mais encore fixer ou détruire les substances toxiques (hydrogène sulfuré ou phosphoré, toxines, etc.), qui accompagnent l’acide carbonique. C’est dans le but de satisfaire, le mieux possible, à ces trois conditions que nous avons proposé le bioxyde de sodium. Ce corps se décompose à froid, par l'action de l’eau seule, en produisant de l’oxygène, d’une part, et, de l’autre, un alcali puissant, la soude, qui fixe l’acide carbonique au fur et à mesure de son élimination ; mais, dans cette décomposition même, le bioxyde de sodium se comporte comme un oxydant énergique, capable de détruire les substances toxiques et volatiles éliminées par l'organisme.
Élude du bioxyde de sodium. — Le bioxyde de sodium (Na*0^), qui
ces animaux en vase clos, soit en provoquant la décomposition du bioxyde par de l’eau tombant goutte à goutte sur ce corps, soit, plus simplement, en plaçant à côté d’eux du bioxyde de sodium en poudre, l’eau provenant, dans ce cas, de l’air expiré.
IV. AppLic.tTiON \ l’homme. — Dans les expériences faites sur l’homme le bioxyde de sodium tombe automatiquement dans l’eau du régénérateur, en quantité convenable et réglable suivant les besoins, tandis qu’un appareil de ventilation très simple assure un contact suffisamment
dant le temps le plus court. Notre sujet a pu y séjourner jusqu’à trois quarts d’heure sans ressentir la moindre atteinte du gaz toxique qui l’environnait.
L’appareil que je viens de décrire se prête à des applications multiples. Comme appareil de sauvetage, il peut rendre des services aux sapeurs-pompiers, puisatiers, etc..., à qui il permet de pénétrer dans les espaces envahis par la fumée. Grâce à l’étanchéiiéparfaite, que les méthodes de renouvellement d’air jusqu’ici employées et comparativement expérimentées par nous ne permettaient pas de réaliser, le sapeur-pompier, par exemple, peut affronter les milieux rendus dangereux par la diffusion des gaz les plus toxiques : oxyde de carbone, gaz de l’éclairage, hydrogène sulfuré, etc. Les mineurs, ainsi que les ouvriers des diverses industries chimiques, pourraient y avoir recours non seulement comme moyen de sauvetage, mais encore comme appareil destiné à faciliter, à multiplier les moyens d’exploitation industrielle. Des appareils, basés sur le même principe et de construction analogue, permettraient le séjour d’équipes entières d’ouvriers dans des espaces confinés, tels que galeries souterraines, égouts, tunnels en percement, sous-marins, cabines et chambres de chaufferie dans les navires.
Application de notre méthode en Angleterre.
Dans la séance du 6 juin 1910 (C. R., t. CL, p. 1490), M. Carpentier a présenté à l’Académie des sciences « un appareil respiratoire destiné au
Pour l’extraction des alcaloïdes, nous avons employé la méthode de Stas-Otto, avec épuisements successifs par l’éther, le chloroforme et l’alcool amylique préalablement purifiés. Parmi les réactifs généraux, le
ictif de Bouchardat nous a paru le plus sensible.