Des filtres Maignen. (Arcli. deméd. milit
Les matières filtrantes employées par M. Maignen sont la toile d’amiante et le charbon en poudre fine ou en grains; ces filtres légers, solides, faciles à nettoyer, avaient été employés dans l'armée anglaise pendant la campagne d’Égypte, c’est ce qui m’a engagé à les faire connaître.
192. — De l’hygiène militaire. Son importance, ses progrès. {Arch. deméd. milit.-, 1887.)
Leçon d’ouverture du cours d’hygiène militaire du Vul-de-Gràce. Je montre que le médecin militaire a un rôle très important comme hygiéniste en temps de guerre comme en temps de paix.
Je rappelle les enseignements mémorables de la guerre de Crimée, celte expérience hygiénique complète faite dans des proportions colossales, suivant les justes expressions de Tholozan.
Je monü’e ensuite les progrès réalisés dans l’hygiène militaire, progrès alleslés par la diminution du chiffre de la mortalité. Depuis quarante ans, la mortalité dans l’armée française a diminué de moitié. On peut espérer encore mieux. Les maladies qui élèvent le chiffre de la mortalité sont principalement les maladies transmissibles, en tête desquelles se placent toujours la fièvre typhoïde et la tuberculose; aussi les mesures prophylactiques applicables à ces deux maladies doivent-elles être l’objet d’une attention toute spéciale.
195. — De quelques procédés de lavage des hommes dans les casernes. {Arch. deméd. milit., 1887.)
Depuis 1879 l’installation de bains est réglementaire dans les casernes, mais une grande latitude a été laissée aux chefs de corps pour le procédé de lavage à employer. J’établis que les bains par aspersion sont ceux qui permettent le lavage le plus rapide et le plus economique des hommes dans les casernes, et que c’est à améliorer ce système qu’il faut surtout songer; je décris ensuite quelques appareils pouvant servir à donner des bains par aspersion et d une mslallation facile dans les casernes.
194. — De la contagion dans les salles d'hôpilal. Quelques desiderata de rhygiène hospitalière. {Méd. moderne, 1890.)
Je montre d’abord qu’en dehors des malades atteints de fièvre éruptive ou de diphtérie dont l’isolement est de règle dans les hôpitaux, beaucoup de malades soignés dans les salles communes sont susceptibles de transmettre leurs maladies.
Les cas intérieurs de fièvre typhoïde et d’érysipèle ne sont pas rares dans les salles d’hôpital ; je cite plusieurs exemples de tuberculose contractée dans les salles des hôpitaux par des convalescents de fièvre typhoïde.
Parmi les maladies transmissibles dans les salles, il faut placer encore la pneumonie, la septicémie.
L’isolement n’est pas applicable à toutes ces catégories de malades, notamment aux tuberculeux, il y a donc lieu de prendre des précautions dans les salles communes pour empêcher la contagion de se produire.
Après avoir enumére les progrès déjà réalisés dans 1 hvgiéne hospitalière (désinfection des locaux, du linge et de la literie, des crachoirs, etc.), j’indique les desiderata qui sont encore nombreux.
Les poussières des salles d hôpital sont dangereuses: elles reulermeiit les bacilles de la fièvre typhoïde et de la tuberculose, les streptocoques de l’ôrysipèle, les pneumocoques, etc..., et cependant on n’a rien fait jusqu’ici pour se débarrasser de CCS poussières; au contraire, sous prétexte de nettoyage, on les remet sans cesse en circulation.
Les parois des salles d’hôpital dovraieiil ôiré impermôables cl faciles à nettoyer avec des liquides désinfectants; les planchers cirés et les tapis doivent disparaître, etc....
■195. — Sur la distribution des eaux potables à Paris. {Soc. méd. deshâp., 28 mars 1890.)
I.'iiislallalion de grands bassins de fdlration pour l'eau de Seine ne me parait pas devoir être conseillée; la fdtration opérée par le sable est très imparfaite et ne donnerait qu'une fausse sécurité; il est indispensable que l'approvisionnement de la ville de Paris en eau potable soit assuré avec de l'eau de source.
190. — Description d’un nouvel aéroscope. {Soc. de biologie. 24 janvier 1891.)
Pour recueillir les germes atmospbériques je me sers d'un barboteur ù eau ou à eau sucrée qui me parait présenter de notables avantages sur les barboteurs à eau ordinairement employés et sur les barboteurs à gélatine. Il est facile à l'aide dû cet appareil de recueillir les germes renfermés dans une grande quantité d'air et de procéder à la numération de ces germes.
En présentant ce barboteur, je montre l'utilité de l'analyse biologique de l'air et je donne quelques résultats d'analyses biologiques de l’air des salles d’hépital.
197. — L’hygiène militaire et les conditions d’aptitude au service militaire. {Revue scientifique, 25jitiu 1892.)
Je montre l’importance de l'hygiène militaire et les progrès qui ont été réalisés dans ces dernières années. La première règle de l'hygiène militaire doit être d'eiclure de l'armée tous les individus trop faibles pour supporter les fatigues du
nous disposons pour apprécier le degré de force d’un sujet : j'examine notam-
198. — Recherches sur la désinfection par pulvérisation de liquides antiseptiques (en collaboration avec M. le D' Vaillard). (Soc. de biologie, 25 mars 1895.)
Nous avons entrepris ces recherches dans le but de déterminer quel était le.
meilleur aiitisepliquc à employer dans la désinfection qui s’opère journellement aujourd’hui à l'aide des pulvérisateurs.
Il résulte de ces expériences que l’acide phénique en solution à 5 pour dOO est un excellent désinfectant et que, pour les pulvérisations, il doit être préféré même au sublimé. 1/acide phénique a d’ailleurs un grand avantage sur le sublimé, c’est qu’il n’altôre pas les parties métalliques des pulvérisateurs.
Ajoutons que la solution d’acide phénique se conserve bien et ne s’appauvrit pas sensiblement quand on la laisse dans le pulvérisateur, tandis que la solution de sublimé s’appauvrit rapidement dans ces conditions.
L’acide phénique répand, il est vrai, une odeur assez persistante; mais c’est lîi un léger inconvénient. En ventilant fortement les locaux désinfectés, on sc débarrasse, assez rapidement de cette odeur.
Le lysol et le crésyl, qui sont de bons antiseptiques, ont de grands inconvénients pour la désinfection des locaux au moyen de la pulvérisation ; les solutions do lysol et les émulsions de crésyl encrassent rapidement les pulvérisateurs; elles attaquent les pièces métalliques des pulvérisateurs (le cuivre surtout); elles tachent les murs; enfin elles répandent une odeur plus persistante et plus désagréable que colle de l’acide phénique.
199. —- De la désinfection des locaux, spécialement au moyen des pulvérisaleurs, et de la valeur de ce procédé (en collaboration avec M. le D" Vaillard). (Acad, de médecine, 24 juillet 1894.)
Nous exposons en détail nos recherches sur la désinfection qui étaieut inachevées lors de la publication de la note précédente.
Les microbes choisis pour nos expériences ont ôté les microbes pathogènes dont les désinfectants doivent assurer la deslruclion : B. d’Ebcrth, B. coli comm., B. de la diphtérie, de la tuberculose. Spirilles du choléra, Slrcptococcus pyogènes, Staphylococcus pyogenes aurcus, Bactéridie charbonneuse pourvue do spores, crachats desséchés.
Les pulvérisations ont été faites avec le pulvérisateur Geneste et Hcrscher ou avec le pulvérisateur Verraorel.
Les désinfectants expérimentés ont été : solutions de sublimé à 1, 2, 4 pour 1000 acidulées ou non, solutions d’acide phénique à 5 et ù 5 pour 100, chlorure de chaux, lysol (solution à 5 pour 100).
Nous avons fait des expériences comparatives sur la désinfection des murs avec ces solutions pulvérisées, et sur le lavage à l’aide d’une solution de savon noir, suivi d'un lavage avec une solution désinfectante. Nous avons obtenu, à l'aide de CG dernier procédé, des résultats beaucoup plus satisfaisants qu’avec les pulvérisations.
,t, bains, douches. Prophylaxie de
vénériennes cl de la variole.
5« Boissons, thé, café, boissons alcooliques, cou. Procédés employés pour purilicr l'eau do boisson.
6» Habillement et équipement.
7» Choix de l'emplacement d'unecaserne, matériaux de construction. Casernes.
8« Camps baraqués et sous lentes. Cantonnement. Bivouac.
9“ Hôpitaux permanenis, baraqués et sous tentes.
10" Vcniilalion. Chauffage. Éclairage.
12" Désinfection.
Je me suis efforcé do développer le côté pratique de l'enseignement de l'hygiène au Val-de-Grdce et j'ai donné tous mes soins à l'organisation du Musée d'hygiène militaire qui a continué à se développer et qui rend de grands services.
201. — Sur le dessèchement partiel du lac de Grand-Lieu. (Rapport présenté au Conseil d’hvgiènc de la Loire-lnforteure en 1896.)
Dans ce Rapport je montre que le projet de dessèchement partiel du lac de Grand-Lieu qui était soumis ù l'e.vamen du Conseil d'hygiène de la Loire-Inférieure doit être approuvé au point de vue de l'hygiène. Pendant la période des travaux il y aurait seulement des précautions à prendre pour préserver les travailleurs
202. — Rapport sur le procédé Lapeyrèrc'pour la purification de l’eau en campagne. (Acad, de médecine, 7 décembre 1897 et 9 janvier 1900.)
203. — Rapport sur le biscuit au gluten de M. le D' Barré. (Acad. demédecinc, 3 mai 1898.)