‹ Titres et travaux scientifiquesChapitre 26 sur 53 · Observations d’hydrorrhée nasale · texte numérisé non relu

Observations d’hydrorrhée nasale

(Bulletins et Mémoires de la Société française d’Oto-rhino-laryngologie, t. XVI. 2' partie, page 131.)

L’hydrorrhée nasale ou rhinorrhée, dont j’ai recueilli quelques observations, se rencontre assez rarement ; mais elle est typique à ce point que, dès le début de l’interrogatoire, il est possible de la reconnaître aux réponses caractéristiques du malade. La cause de

cette hyperexcrétion reste souvent indéterminée, d’où l’intérêt des faits nouveaux qui peuvent aider à dégager cette inconnue.

Le D' Piquet, chef des travaux biologiques à la Faculté, a analysé la plupart des liquides que j’ai pu récueillir (1). 11 n’y a vu que du mucus nasal relativement pauvre en mucéine et matières fixes, comme dans toutes les sécrétions glandulaires actives, et ne contenant pas la pyrocatéchine qu’on trouve dans le liquide céphalorachidien.

En somme, à côté des cas de rhinorrhée explicables par l’issue du liquide céphalo-rachidien, se montrent d’autres flux de mucus nasal simple, précédés de migraines, suivis de troubles d’odorat et d’épuisement, tous troubles s’accordant avec l’idée d’une hyperséerétion pituitaire de nature nerveuse et neuro-arthritique.

Page 1