AFFECTIONS SYPHILITIQUES ET CUTANÉES DIVERSES
Plaques pigmentaires buccales et syphilis.
Société médicale des Hôpitaux, 23 juillet 1920.
La pigmentation en plaques des muqueuses, notamment de la muqueuse buccale, a tou,jours été considérée comme un des caractères les plus typiques de la maladie d'Addison. Pourtant, dans ces dernières années, un certain nombre de cas ont été rapportés, où semblable pigmentation buccale, indépendante de toute maladie d’Addison ou de tout autre maladie reconnue,' semblait bien être soit physiologique, comme chez certaines races de chiens, soit ethnique, comme chez des Philippins, dès Malais, des Roumains; elle est, d’ailleurs, à peu près normale
Les deux malades que nous avons présentés, qui sont Français tous deux, nous ont paru, à première vue, être des types de pigmentation physiologique ; leur examen plus attenlif nous a incités à penser qu’il s’agissait, au contraire, d’une pigmentation pathologique d’une origine, croyons-nous, non encore signalée, à savoir l 'origine syphilitique.
Dans le premier cas, il s’agissait d’une pigmentation buccale très intense, en apparence isolée et physiologique, chez un homme dont l’examen n’a rien révélé d’anormal, si ce n’est une syphilis avérée et avouée, actuellement manifestée par une ectasie aortique, bien que le Wassermann se soit montré négatif.
Chez la seconde malade, la pigmentation buccale était plus discrète que chez le premier malade. Elle n’était pas non plus addisonienne. Mais elle était, elle aussi, syphilitique ancienne (avec tabes incipiens et glossite scléro-go mineuse) ; et, de plus, elle présentait un vitiligo excessivement prononcé.
Or, on sait les relations qui ont été établies entre la syphilis et le vitiligo. On peut donc avec toute apparence de raison attribuer dans ce cas le vitiligo à la syphilis.
son histoire clinique a été complétée par des conslatations bactériologiques et anatomiques un peu inattendues qui font entrevoir, dans des cas de ce genre, le rôle important des infections associées :
Au sixième mois d’une syphilis, chez une jeune fille jusque-là extrêmement bien portante, développement rapide des symptômes d’une myélite ascendante aiguë. Début brusque par des céphalées, des vomissements, de la fièvre; deux jours après, paraplégie complète; le lendemain, paraplégie du bras gauche; le surlendemain, parésie du bras droit et troubles d’ordre bulbaire de la respiration
. paraplégie, une lymphocytose céphalo-rachid ne pure : c’est d’ailleurs cette lymphocytose élation, et c’est après l’avoir conslatée que no le sa contamination. Il s’agissait donc très i léningo-myélite aiguë d'origine syphilitique.
rigoureusement spécifiques à la façon d’un
îe altération syphilitique, l’agissait d’un type de méningo-myélite diffus i et la péri vascularite, qui étaient intenses, < is lésions vasculaires constituaient l’altératio
caractère ordinaire des lésions svnhiliünne