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Titres et travaux scientifiques

Cette étude constitue une revue d’ensemble du rôle que jouent les chlorures dans l’économie.

A létal normal, le NaCI, par cela que ses molécules abondent dans les humeurs, est un facteur important des phénomènes osmotiques, consistant en des déplacements d’eau ; 2°, par cela que ses molécules sont relativement très diffusibles, est un important correcteur des variations osmotiques.

A létal pathologique, le NaCl a une action chimique sur les élaborations stomacales, une action antitoxique, vis-à-vis des bromures en particulier (Richet et Toulouse) ; mais son rôle le plus important est un rôle osmotique.

La palhogénie de l'œdème, établie, d’une part, sur les variations de la teneur en chlorures de la sérosité épanchée, d’autre part, sur la connaissance du mécanisme régulateur de la composition du sang, nous apparaît alors comme relativement simple. L’œdème est un des grands processus pathologiques : le sang, dont la composition doit rester invariable, se décharge dans les divers réservoirs lymphatiques des molécules et de l’eau en excès ; il y a donc, non pas un œdème, mais des œdèmes ; ils sont interstitiels ou cavitaires, ceux-ci atteignant le péritoine, le péricarde,

à-vis des injections iso ou hypertoniques, avant ou après la ligature des artères rénales, des deux yeux, dont l’un était laissé sain et l’autre rendu glaucomaleux par grattage de l’angle irido-kératique (procédé de

Ce dernier œil, privé d'une partie de ses moyens de défense et déjà troublé dans son équilibre moléculaire, réagit dans le même sens, mais de façon bien plus accentuée que l’œil resté sain. Il résiste moins aux perturbations osmotiques de voisinage (celles qui sont produites dans le sang) ; il est plus passif vis-à-vis d’elles et se rapproche de la passivité à cet égard des œdèmes mtersiiuels.

Il y a là un point intéressant à retenir au sujet de la palhogénie du glaucome : un œil porteur de lésions locales résiste moins bien qu’un œil sain aux troubles de l’équilibre moléculaire du sang. Il est donc indispensable d’étudier l’état du sang et des émonctoires dans le glaucome.

Essai de traitement du glaucome par les substances osmotiques (a° 3).

L’étude de la pathogénie des œdèmes et du rôle qu’y jouent les chlorures, d’une part, les résultats expérimentaux que nous venons d’exposer, d’autre part, nous ont amené à une conception pathogénique du glaucome primitif, que nous détaillons un peu plus loin (V. thèse).

Si, sansinsisterdavantagepourlemoment.nousconsidéronsleglaucome primitif comme un œdème un peu spécial des humeurs intra-oculaires, nous posons deux problèmes cliniques : Quel est l’état de fonctionnement

Celte constatation adonc un intérêt réel ; elle légitimeles essais thérapeutiques basés sur l’emploi des « substances osmotiques », c’est-à-dire dont l’introduction dans l’organisine tend à modifier l’équilibre moléculaire du sang et, partant, les échanges osmotiques entre le sang et les annexes lymphatiques.

M. le professeur de Lapersonne nous avait confié 17 malades, dont l’observation clinique est détaillée dans ce travail. Après une étude attentive de leur glaucome et de leur excrétion chlorurique urinaire, nous avons soumis à une chloruration prudente ceux dont l’élimination rénale était

l’eau accumulée dans les réserves lymphatiques ; cette chloruration, à la dose de 5 grammes et quelquefois de 10 grammes par 2^ heures, en sus de l'ingestion habituelle de sel dans l’alimentation ordinaire, doit être faite prudemment et en surveillant d’une façon étroite l’état de l’excrétion

complète si elle est absolue, soit même en poussant plus loin les choses et en produisant une véritable « saignée séreuse » au niveau de l'intestin, par l’administration d’un purgatif salin ; la lactose pourra être un utile adjuvant, en déterminant une chasse polyurique.

Depuis ce travail nous avons observé de nombreux cas confirmatifs

le facteur « trouble dans les échanges osmotiques » n’est qu’un des facteurs palhogéniques du glaucome ; les autres ne peuvent être influencés par ce traitement. Aussi obtient-on des résultats différents

selon la nature du glaucome et selon l’importance du facteur « perlur-

soit très bonne, soit bonne.

Il n’y a donc pas là un « traitement » du glaucome, à proprement parler, car cette médication ne s’adresse pas à la cause première (les lésions oculaires locales ou la maladie qui produit la rétention chlorurique rénale), mais à la cause seconde (les perturbations des échanges osmotiques entre le sang et les humeurs intia-oculaires). Il y a là bien plutôt un « régime » rationnel, s’ajoutant et ne prétendant en rien se substituer aux autres modes de thérapeutique du glaucome.

Contribution à l’étude des échanges osmotiques entre les humeurs intra-oculaires et le plasma sanguin. Thèse (n» 9).

Cette étude se divise en deux parties : physiologique et pathologique.

L’étude physiologique comprend celle du milieu liquide de l’organisme et des divers facteurs qui en régissent les variations; l’un des plus importants est l’osmose, phénomène par lequel deux solutions, inégalement concentrées et séparées par une membrane, réagiront l’une sur l'autre jusqu’à arriver à l’équilibre de concentration moléculaire, c’est-à-dire de

La mesure de cette tension permet donc d’apprécier le degré de concentration moléculaire; les divers procédés de mesure sont successivement envisagés.

La teneur du vitré en NaCl est supérieure à celle du sang. Quant à sa concentration moléculaire, en nous basant sur les résultats obtenus par

mor/ern, nous concluions à une très légère hypertonie du vitré par rapport au sang. Des recherches postérieures à notre thèse, faites par N. Nuel, RissUng, et par nous-même sur le vitré de divers animaux par les méthodes de l’hémolyse ou de la cryoscopie, semblent prouver l’isotonie du vitré et du sérum. En tout cas, tous les auteurs admettent l’iso¬

tonie entre le vitré et l'humeur aqueuse.

indispensable à la solution de cette question d'importance capitale : la

cavité intra-oculaire est-elle une cavité lymphatique? Nous croyons

devoir nous prononcer nettement pour l’aftirmalive.

En effet, la comparaison des humeurs de l’organisme, leurs réactions

nous et que nous venons d’exposer dans un précédent paragraphe, démontrent que la cavité oculaire est bien une annexe lymphatique, qu’elle réagit aux variations de concentration du sang; mais cette cavité, douée d’un rôle sensoriel élevé, a des moyens de sécrétion et de défense perfectionnés, qui, à l'état normal, rétablissent l’équilibre rompu.

L’étudeputAo/oÿiquemontrequelesglaucomateuxprimitifssontatteints, dans plus de la moitié des cas, de rétention chlorurique absolue ou relative ; chez ces derniers, une surcharge chlorurique quelconque ou une rétention chlorurique passagère (grippe, pyrexies) feront rompre l’équilibre instable et le glaucome pourra s’établir, si d'autres conditions sont réa-

Les résultats thérapeutiques que nous avons analysés un peu plus haut sont également rapportés ici, avec l’addition d’un certain nombre de cas

De toute cette étude physiologique et pathologique, nous croyons pouvoir dégager une idée d’ensemble sur la pathogénie du glaucome. Nous

en plus ou en moins de la pression artérielle, de la vitesse du sang, l’influence, encore bien obscure mais ceriainement considérable, des perturbations nerveuses, les lésions des cellules des membranes, altérant leur pouvoir vital et leur rôle d’élection dans les échanges de molécules et d’eau qui se passent au travers d’elles, sont de nombreux facteurs dont le rôle est manifestement très important.

Mais, sans vouloir diminuer leur importance, nous croyons qu’il faut admettre un facteur palhogénique nouveau, les <• perturbations des échanges osmotiques » ; ces perturbations résultent à la fois des lésions des membranes qui présidentè ces échanges et des variations que subit la concentration moléculaire du sang.

lymphatiques, s’œdématier; que le sang se concentre sous l’influence d’une surcharge chlorurique ou d’un hypofonctionnement de l’excrétion rénale, il rejettera dans les liquides lymphatiques ses molécules, chloru-

avons déterminé par tâtonnement méthodique les solutions suivantes :

Sublimé saturé.SO cmc. ) . ^

NaCl. 0gr.30r^ = “"’“®

Formol à 3 p. 100.j : A = — O'jSS

En possession de ces solutions fixatrices, isotoniques aux liquides qui baignent les tissus oculaires, nous avons obtenu des préparations de l’épithélium cornéo-conjonctival et des membranes internes, qui sont nettement meilleures que les préparations de contrôle faites avec le sublimé saturé sans addition de NaCl ou le formol h lo p. loo.

Nous tirerons de cet essai une autre conclusion : lorsqu'au cours d une intervention nous n’aurons pas prêt d’avance le liquide fixateur (isoionique si possible), au lieu de placer la pièce anatomique dans un liquide quelconque ou de la laisser à sec dans un flacon fermé, nous

B, — HÉMATOLOGIE

Les éléments figurés du sang et le diagnostic étiologique des iritie

(avec M. Terrien) (no20}.

Toute irilis — nous laissons ici de côté les iritis dues à des infections oculaires locales — est due à la localisation, au niveau du tissu irien, d’un agent causal développé dans l’économie. Sans chercher à préciser la nature exacte de cet agent (microbe, toxines microbiennes, produits toxiques d’origine endogène ou exogène, etc.), nous pouvons affirmer qu’il est lié à un trouble général. L’iritis, en définitive, est donc la localisation irienne d’une maladie générale..

Que celle maladie générale soit aiguë ou chronique, grave ou légère, si légère môme qu’un examen approfondi ne la puisse faire reconnaître, elle n’en existe pas moins.

Parmi les procédés d'investigation nous permettant d’explorer l’état général des malades atteints d’une infection en apparence localisée, l’un

Total des mononucléaires . . 40,2 - 30.i -

Lymphocytes. 27 — 27,7 —

Grands mononucléaires . . . 13,2 - 8,4 ~

Éosinophiles. 2,2 — 0,8 —

On peut donc conclure nettement que : les iritis syphilitiques présen-

nombre à peu près normal de leucocytes, mais ces leucocytes ne sont pas entre eux en équilibre normal, il y a mononucléose.

d’infections aiguës, ont une formule sanguine caractérisée par un nombre normal d’hématies, une leucocgtose notable; les leucocytes ont conservé

dans le sens de la polynucléose.

Il n’y a pas.là évidemment de formule mathématique, et ces résultats, empruntés à la pathologie générale, ne permettront pas toujours de pré-

l’examen du sang pourra, clans quelques cas, aider à trancher un diagnostic hésitant.

Rappelons que l’âge, la menstruation et la digestion sont des facteurs physiologiques, dont il faut toujours tenir compte lors d’un examen héma-

îttront pas toujours de prétvent inconnue. Toutefois , aider à trancher un dia-

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