Titres et travaux scientifiques
sont d’abord passés en revue. De plus ces téguments mal nourris appellent les éruptions diathésiques, parmi lesquelles il faut mettre
sées, prennent un caractère hybride et leurs aspects spéciaux s’effacent devant l’aspect variqueux. Sur ce derme infirme toute solution de continuité dégénère en ulcération. Aussi l’eczéma, qui partout ailleurs est une lésion superficielle, est-il ici une cause fréquente d’ulcères variqueux. Mais ces ulcères sont d’origine éruptive et
arrondie, un contour polycyclique. Ces caractères sontceuxqui,sur le reste du corps, font reconnaître la syphilis f sur une jambe variqueuse ils se trouvent en défaut. Le motif [en est que partout ailleurs l’eczéma n’est pas ulcéreux et qu’ici il le devient. Quanta la pigmentation des cicatrices, on sait qu’elle est vulgaire sur les membres variqueux.
Des éruptions de cause externe peuvent, quoique rarement, revêtir le même aspect. Cela est rendu évident par une observation d’ecthyma sur la jambe d’un ouvrier raffineur.
Ce travail est fondé sur des observations recueillies en majeure partie dans les services de MM. Lailler et Verneuil.
Bulletins de la Soc. fr. de dermatologie et sypltil., 1891, p. 427.
Le traitement du lupus par le raclage à la curette avec cautéririsation consécutive au chlorure de zinc (méthode de Volkmann;
sidérations sur la cure radicale de la hernie inguinale chez l’enfant. Bull, de la Soc. anat., février 1892.
1° Que la hernie inguino-interstitielle n’est pas fatalement liée à l’ectopie testiculaire ;
2° Que la hernie directe est beaucoup plus fréquente qu’on ne le pense, surtout parmi les hernies bilatérales ; qu’elle est même et de beaucoup la plus fréquente des hernies acquises, la hernie externe étant la plupart du temps congénitale ;
3° Que la hernie directe, comme toutes les hernies qui sortent par l’anneau du grand oblique, est entourée par le crémaster, mais que, comme toutes les hernies acquises, elle est située hors de la gaine profonde du cordon ;
4° Que toutes les hernies acquises se distinguent en outre de la hernie congénitale (située sous cette gaine profonde) par la présence d’une enveloppe que forme le fascia transversalis refoulé.
Depuis, j’ai appliqué ces données anatomiques aux opérations sur le vivant et j’ai publié au Congrès de chirurgie une série de 26 opérations concernant 24 sujets, dont une seule femme, cette dernière étant atteinte de hernie bilatérale. Les 24 sujets ont guéri. Les hernies dont ils étaient porteurs se décomposent de la manière
1° Quatre hernies étranglées, dont trois ont eu l’étranglement aigu de la hernie congénitale ; une hernie directe à étranglement insidieux ;
2° Une hydro-épiplocèle enflammée ;
3° Deux épiploïtes gangréneuses ;
4° Dix-neuf hernies réductibles ou chroniquement adhérentes; chez 17 sujets. Parmi les hernies adhérentes, il en est deux où il s’agissait d’adhérences charnues naturelles par glissement du mésocôlon ascendant ou descendant: les deux fois, après réduction de la partie libre de l’intestin, la partie adhérente a pu être réduite par un mouvement de bascule de bas en haut et d’arrière en avant.
1° Pour la hernie directe : peau et dartos, crémaster, fascia transversale refoulé. Il est extrêmement facile de décoller le sac séreux de celui du fascia transversale.
2° Pour la hernie congénitale , au-dessous du crémaster, la gaine profonde du cordon, qu’il faut inciser franchement pour y chercher les petits sacs, au milieu des éléments du cordon. Si la hernie est funiculaire, le fond du sac, libre, sert d’amorce à la dissection, facile même quand il y a une dilatation pro-péritonéale. Si la hernie est testiculaire, c’est sur un des bords de l’incision du sac et de la fibreuse commune qu’on isolera d’abord les deux feuillets, en les prenant entre les ongles des deux mains. De la sorte j’ai toujours achevé la dissection jusque dans le ventre, et deux fois seulement ce temps de l’opération a demandé plus de 4 à 5 minutes.
La pièce de hernie du cæcum dont je reproduis ici le dessin est intéressante en ce que le cæcum a franchi l’anneau inguinal gauche. A ce propos, j’étudie la genèse de la hernie du cæcum en général et je soutiens, contrairement à Tuffier, que la hernie primitive du cæcum est rare et que bien au contraire le cæcum suit, avec le temps, la dernière anse de l’intestin grêle, contenu habituel des hernies intestinales.
3° On opère sans être ainsi conduit par la doctrine des localisations, mais on a pu diagnostiquer la nature de la lésion et dès
quel est son siège usuel, on sait aussi par quelle voie il convient le mieux de l’aborder.
Les lésions extérieures qui peuvent nous servir de guide sont à
plasme ne cause pas des symptômes de localisation, dont l’épilepsie jacksonienne est le plus vulgaire. Le type, enfin, de la 3° espèce,
prend de la force, sa vue devient meilleure et surtout son caractère est beaucoup moins irascible.
Je résumerai enfin l’histoire d’un homme auquel j’ai pratiqué une
été atteint en novembre 1889 d’une fracture compliquée,’ suppürée, pour laquelle, en décembre, M. Terrier avait fait une trépanation et avait évacué une petite collection purulente sous l’arachnoïde. Le résultat fut bon, mais non point parfait, car le malade revint quelques mois après à l’hôpital, présentant de l’épilepsie jackso-
gauche. De plus, il persistait une fistulette crânienne. Fallait-il
ettre k nu le cerveau et chercher une lésion corticale ? Je pensai ne mieux valait enlever d’abord simplement la partie osseuse inclée qui irritait constamment la dure-mère. De la sorte je taris empiètement la suppuration. Depuis ce jour, les crises sont bien
reprendre son métier de déménageur, je ne crois pas indiqué d’explorer la substance cérébrale.
F. — CLINIQUE ET THÉR
(sujets divers).
)e la typhlite tuberculeuse chronique. B
Il existe une forme de tuberculose chronique intestinale, localisée
observateur non prévenu peut croire à un lymphosarcome. En réalité, il s’agit d’une tuberculose lymphoïde, à évolution spéciale, sur laquelle MM. Hartmann et Pilliet ont insisté en juillet dernier, au point de vue anatomo-pathologique. Depuis la publication de ce mémoire, j’ai eu l’occasion de recueillir deux observations où j’ai porté cliniquement le diagnostic, en me fondant à la fois sur l’état local (tumeur moins dure qu’un cancer, mal limitée vers le côlon ascendant, etc.), sur l’état général (tuberculose pulmonaire torpide), sur les antécédents héréditaires, etc. Le traitement médical (régime lacté, naphtol P et salicylate de bismuth) a considérablement amélioré un des malades, en sorte qu’il n’y a pas de vérification anatomique ; chez l’autre, dont la pièce vient d’être publiée avec l’observation in extenso à la Société anatomique par M. Hartmann, ce traitement a échoué et j’ai pratiqué l’entérectomie.
Traitement opératoire de l'ankylosé de la hanche en position vicieuse par l’ostéotomie oblique du fémur. Revue d’orthopédie , 1892, p. 41, et Gaz. liebd. de méd. et chir., 1892, p. 92. L’ankylose de la hanche en position vicieuse (flexion et adduction) nécessite un traitement chirurgical. L’ostéoclasie donne parfois de bons résultats, mais n’est pas possible à régler complètement; la méthode sanglante doit donc être préférée. Dans ces conditions, la résection est très difficile et la plupart des chirurgiens sont d’accord pour préférer l’ostéotomie sous-trochantérienne.
•est' inévitable. Hénnequin a montre qu il en est autrement- après l'ostéotomie oblique, après laquelle on peut appliquer l’extension continue et corriger tout raccourcissement sans crainte de voir les fragments s’abandonner. J’ai obtenu ainsi un redressement presque parfait, et le sujet marche sans canne, chez un enfant dont la hanche était, à la suite d’ùne vieille coxalgie, fléchie à angle droit et en adduction extrême, et chez lequel le talon restait, malgré la compensation pelvienne, à 13 centim. du sol. Après cette intervention, le meilleur appareil à extension est celui d’Hennequin, car c’est celui qui permet le mieux de graduer à volonté l’abduc-
Deux laparotomies pour plaies du foie. Mercredi médical , 18!
est une.cause fréquente d’échecs. Mais.chez chacun de;mes.opérés, une plaie saignant abondamment a été vue et une fois tamponnée (le foie, cirrhotique, ne tenant pas à la suture), une fois suturée au catgut: ces deux plaies, dont une.très profonde et très étendue,
Chez ce malade, l’hémothorax était abondant et il fut évacué parce que le malade présentait, outre de la dyspnée, des accidents fébriles, qui cédèrent en effet à l’évacuation. Il est à noter, pourtant, que le liquide hématique fut démontré bactériologiquement stérile. L’opéré a très bien guéri.
Cure radicale d’une laparocèle. Gaz. hebd., 1891, p. 428.
La hernie, constituée par de l’épiploon dépourvu de sac et étalé entre les plans musculaires auxquels il adhérait, semble avoir été
Cet abcès occupait la partie supérieure du muscle, et ce qui jus-
volumineux ; le malade avait séjourné assez longtemps aux colonies, d’où il était revenu quelques années auparavant avec une diarrhée rebelle et avec les fièvres intermittentes.
Études cliniques'sur la phlébite variqueuse. Rev. de chir 1889, Ce mémoire, qui donne une description d’ensemble de la phlébite
fait remarquer qu’il y a souvent des lésions semblables à celles de l’arrachement. M. Verneuil et ses élèves, Chuquet, Kirmisson, Duret avaient déjà insisté sur ces faits, importants pour l’étude des hémorrhagies primitives.
Description du squelette d’une femme étudiée au point de vue clinique par M. Marie, dans le service de M. le professeur Charcot. C’est la première étude ostéologique publiée en France.
Fusion «
. Soc. anat., 1888, p. 207.
Cette pièce a été présentée comme complément de quelques anomalies décrites peu ;de temps auparavant par M. Hartmann. Les conclusions chirurgicales de ces faits anatomiques ont été exposées, d’après le travail de M. Hartmann en majeure partie, dans un article de la Gazette hebdomadaire en 1888, p. 129 : Innervation collatérale et plaies des nerfs.
Rapports^du larynx et du voile du palais dans la série ani-
II y a d’assez nombreux animaux chez lesquels l’épiglotte remonte notablement derrière le voile du palais, disposition classiquement
que la respiration buccale soit impossible. Le degré le plus élevé s’observe chez ies cétacés. Là, le larynx se prolonge en une sorte de cône fort allongé, qui est enserré dans un véritable sphincter du voile du palais. Il est classique de dire, avec Cuvier et Milne- Edwards, que ce prolongement est formé de deux valves constituées l’une par l’épiglotte, l’autre par les deux aryténoïdes juxtaposés et très allongés. En réalité,’il n’en est pas ainsi. Dans ce larynx aglottique, le cartilage aryténoïde, essentiellement vocal, est au contraire atrophié, et il y a hypertrophie de tout l’appareil operculaire. c’està-dire de l’épiglotte et des cartilages de Santorini.
soumis à l’opération d’Estlander, fournit un exemple probant. (Obs. publiée dans la thèse de M. Mouton, 1883.)