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Tuberculose et abcès froids

(Traité de chir. clin, et oipér., t. I, p. 327-353.)

Article didactique pour notre Traité de chirurgie clinique et opératoire, où est exposé tout d’abord l’état actuel de la question de la tuberculose, en général. Puis vient l’étude des abcès froids.

A proposdeleurtraitement, j’insiste beaucoup sur les injections d’éther iodoformé pour les cas où l’extirpation, conseillée par Lannelongue, est impraticable ; or elle Test fréquemment.

62. — Résultats Immédiats et éloignés des opérations pratiquées pour la tuberculose locale.

(Congrès fran(. de chir., 1889, p. 145, et Gaz. des hôp., 11 oct. 1889.)

On était encore en pleine période de rénovation de la chirurige des tuberculoses locales. Des faits précis et un peu nouveaux à certains égards attiraient encore l’attention à cette époque.

Ce travail est divisé en deux parties :

1° Considérations générales relatives aux résultats des opérations motivées par des tuberculoses chirurgicales.

Cette partie de la question étant très vaste, je ne me suis arrêté que sur certains points.

« Il est de la plus grande importance, écrivais-je alors, de réduire aux proportions exactes la portée d’une sorte d’axiome qui domine depuis plusieurs années le traitement des tuberculoses chirurgioales. Cet axiome, c’est que la suppression d’un foyer isolé de tuberculose considéré comme primitif doit mettre le sujet à Tabri de la généralisation, comme si l’apparition de ce foyer était véritablement la preuve de la fixation, dans un point del’économie, de tous les bacilles qui s’y seraient introduits par une voie quelconque. Cet axiome est d’autant plus spécieux que la

clinique a démontré d’une manière irréfutable l’efficacité fréquente, sinon constante, des opérations complètes et précoces. »

J’ai voulu protester ainsi contre la tendance à croire qu’il suffisait de supprimer un foyer par l’extirpation pour mettre le sujet à l’abri des accidents ultérieurs. Les autres méthodes de traitement sans extirpation fournissent des résultats tout autant définitifs, ainsi que les méthodes purement médicales pour les formes qui ne ressortissent en rien à la chirurgie.

Les lésions pulmonaires peu avancées sont présentées dans ce travail comme une indication des interventions plutôt que comme une contreindication.

La crainte de provoquer des poussées de tuberculose dans des organes éloignés, par suite d’une espèce de métastase, quoique basée sur quelques faits positifs, mais peut-être mal interprétés, ne doit pas arrêter ordinairement la main du chirurgien.

20 Faits spéciaux. — a. Indications résultant des dégénérations secondaires de la moelle diaphysaire causées par les tuberculoses articulaires (partie de ce travail reprise ailleurs et analysée plus haut, p. 68);

b. Résultats éloignés des opérations dans le cas de rein tuberculeux (néphrectomie pour rein tuberculeux — opération encore rare à cette époque — suivie d’une guérison prolongée).

3° Quatre cas de taille hypogastrique pour cystite tuberculeuse (Voy. plus haut p. 83).

40 Du curage de la prostate tuberculeuse (Voy. plus haut, p. 83).

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