De l’ulcération des artères
. (Mém.delaSoc.dechir.,t.\U,v-f>1^.)
Ce mémoire a été écrit à l’occasion d’une observation d’ulcération de l’artère fémorale communiquée à la Société de chirurgie par M. Perier. Les faits de ce genre étaient rares et mal connus à cette époque.
Après avoir rappelé les cas d’ulcération de dedans en dehors, bien étudiés par Hodgson et Guthrie, je partageai les ulcérations de dehors en dedans en quatre catégories, qui correspondaient aux quatre sortes de causes suivantes :
1» Par envahissement d’un tissu morbide (cancer, syphilis) ;
2» Par dénudation au cours d’une opération ;
3“ Par corps étrangers, séquestres ou autres ;
4» Par l’action du pus.
Quelle est exactement cette action? Elle ne pouvait être définie d’une façon précise, et l’on peut dire qu’actuellement la question n’est guère plus avancée.
Le traitement des hémorragies dues à ces ulcérations comporte des règles un peu spéciales à cause de la friabilité des artères, qui parait constante. Les ligatures des deux bouts seront placées à bonne distance du siège de la perforation. On emploiera aubesoin les artifices recommandés pour les cas d’artères friables.
130. — Rétrécissement généralisé et graduel du système artériel.
{Bull, de la Soc. de chir., 1886, p. 498.)
-Cas d’artérite oblitérante qui, avec un lait antérieur de Winiwarter et quelques autres publiés depuis cette'époque, a contribué à édifier l’histoire de cette intéressante affection.
Le malade, âgé de trente-trois ans seulement, avait îment l’amputation de la jambe gauche à cause d’ur istrophique du pied. Des menaces de gangrène (bulles) oirâtres, caractéristiques étaient apparues récemment t autour des ongles du pied droit. L’affaiblissement outes les artères révélait une diminution certaine di
t des plaqv
du pouls leur calib
131. — Gangrène de la main et de l’avant-bras par artérite oblitérante. — Amputation du bras. Guérison.
(Traité de chir. clin, et opératoire, t. I, p. 268 et 271.)
, l’altération artérielle ne paraissait pas généralisée. jeune femme de vingt-cinq ans. La figure 14 ci-coi
(BaU.delaSoc.de chir.,'.
133. — Anévrysme du tronc brachlo-céphallque et de la crosse de l’aorte traité par la ligature périphérique de la carotide primitive droite, de la sous-clavière droite et d’une volumineuse artère de la région sus-olavlculalre gauche (artère sous-clavière double par anomalie).
Considérations relatives au traitement chirurgical de ces sortes d’anévrysmes par la méthode de Brasdor.
{Bull, de VAcad. de mid., 1893, t. XXIX, p. 198.)
134. — Traitement dos anévrysmes de la base du cou et de la poitrine par les ligatures périphériques.
{Presse mid., 1898, n» 19.)
135. — Le traitement des anévrysmes du tronc brachio-céphalique et de l’aorte par les ligatures périphériques, à propos d’un cas d’anévrysme de la sous-clavière droite et du tronc brachio-céphalique traité par cette même méthode, communiqué par Gérard-Marohant.
{Buü. de VAcad. de mid., 1900, t. XLIV, p. 132.)
136. — Traitement des anévrysmes par les ligatures périphériques.
{Clin, chir., 1904, XXI, p. 252.)
Ce travail est le résumé de ceux qui l’ont précédé sur le même sujet. Le premier a eu le privilège de ramener l’attention des chirurgiens et des médecins français sur un mode de traitement trop négligé en France, malgré des statistiques et des articles très importants dus à la plume de Léon Le Fort, Poinsot, Richard Barwell, Wyeth, Wharton, Walther et Randolph Winslow. Mon élève Acosta Ortiz, dans une thèse faite sous mon inspiration, réunit tous les faits connus, et ce travail lut pour tous une excellente initiation à cet intéressant sujet. Depuis cette époque, les cas se sont multipliés en France, et la méthode des ligatures ' périphériques a conquis une place prédominante en face des injections de sérum gélatiné, qui, elles aussi, ont donné des résultats incontestables, mais en général moins complets que l’intervention chirurgicale.
J’ai montré que cette méthode pouvait être efficace, aussi bien pour certains anévrysmes de l’aorte que pour ceux du tronc innominé. Dans l’un etl’autre cas, les ligatures ont porté sur toutes les grosses artères du çou, en général sur deux, en une seule séance ou en deux séances. J’ai lié sur une malade d’abord la carotide et la sous-clavière droite, puis.
croyant avoir lié la sous-clavière gauche, une des branches de dédoublement de cette artère anormale.
D’une façon générale, les résultats de ces interventions ont été assez favorables pour qu’on y ait volontiers recours, mais à condition de ne pas attendre que la poche anévrysmale ait acquis un trop grand développe-
137. — Tentative de ligature du tronc brachio-céphalique pour un anévrysme de ce tronc et de la première portion de la sousclavière droite.
{BuU. de l’Acad. de méd., 1895, t, XXXIII, p. 103.)
Il n’y avait pas de place pour placer unfil entre la dilatation anévrysmatique du tronc innommé et l’aorte. Après avoir mis à nu tout ce tronc, par une résection limitée du sternum et des côtes voisines, je reconnus que je ne pouvais pas aller plus loin. Le malade supporta bien cette tentative, mais ne tira aucun profit des malaxations auxquelles je soumis la poche dans l’espoir d’y provoquer un commencement de coagulation.
138. — Anévrysme diffus du tronc tibio-péronier traité par la flexion.
(Éludes de Clin, chir., 1892, obs. 25.)
Traitement de quelques jours seulement interrompu par une mort presque subite. Les reins étaient malades. La coagulation s’était faite en grande partie dans le sac.
139. — Anévrysme traumatique du tronc tibio-péronier ou de l’artère tibiale postérieure guéri par des injections souscutanées de sérum gélatiné.
(Bull, de VAcad. de méd., 1905, t. LUI, p. 365.)
140. — Anévrysme traumatique du creux poplité et de la jambe traité parles injections sous-cutanées de sérum gélatiné.
(Bull de la Soc. de chir., 1905, t. XXXI, p. 295.)
Dans ces deux publications, il s’agit du même cas. Étant donnéle siège présumé de l’anévrysme, l’extirpation devait faire craindre la gangrène
par suite de la suppression inévitable de toutes les voies d’irrigation sanguine. Là méthode de Lanoereaux et Héresco, appliquée avec la prudence nécessaire mais aussi avec l’énergie suffisante, a procuré une guérison assez rapide, très complète et sans incidents. Le malade a été montré à la Société de chirurgie.
Pour obtenir un bon résultat, sans amener une coagulation trop rapide, il est indispensable d’employer une solution de sérum gélatiné à 2 p. 100, stérilisée avec soin, afin d’écarter toutes chances de tétanos, d’en injecter chaque fois de 150 à 250 grammes et de faire une série d’au moins six à huit injections, et même davantage, s’il s’agit d’un anévrysme assez volumineux.
Ce cas est le premier où cette méthode ait été appliquée à un anévrysme des membres. Malgré les beaux succès de l’extirpation, on peut toujours prévoir telle circonstance qui en contre-indiquerait l’èmploi. Le sérum gélatiné constituerait alors une précieuse ressource.
141. — Anévrysme de l’artère axillaire gauche traité par les injections du sérum gélatiné.
Voyez plus haut, page 77.
{Bull, et Mém. de la Soc. de ckir., 1911, p. 190.)