Titres et travaux scientifiques
Les fibres centrifuges des racines postérieures, c’est-à-dire les fibres qui dégénèrent dans, le bout périphérique après section de la racine entre la moelle
leur attribue est beaucoup trop considérable : les procédés qu’il mettait en
qui furent employés ultérieurement par VejÀs et Max Joseph. Ces derniers se bornèrent également à affirmer la présence d’éléments centrifuges dans les
ton, Cabri) . Il y avait ainsi désaccord .entre les résultats obtenus par l’expérimentation (section, puis dissociation) et ceux de la méthode de Golgi, laquelle, entre les mains de plusieurs observateurs, avait démontré la présence, dans la moelle, de cellules envoyant leur axône dans les racines postérieures.
La cause de cette divergence réside dans le petit nombre de ces fibres. J’ai néanmoins toujours pu les mettre en évidence (chez le chien) soit par dissocia-
l’acide osmique, soit par coupes serriées des deux tronçons de chaque racine sectionnée. J’ai, d’autre part, étudié et représenté leur trajet dans le ganglion, dans le nerf périphérique et dans le sympathique, leur régénération, et enfin les troubles trophiques consécutifs à leur section (3 et 4).
2° Systématique de la moelle.
Les dégénérations médullaires causées par la section expérimentale des racines des nerfs rachidiens avaient déjà été étudiées par plusieurs auteurs;
colonne de Clarke, dans les cas où je constatai des fibres dégénérées dans le
qui avaient employé la seule méthode de Marchi (voir plus loin), je n’ai jamais vu de fibres radiculaires postérieures saines ni dégénérées, passer directe-
hétérogène qu’il ne semble, des dégénérescences aberrantes dont le pour-
jet aberrant de certaines fibres, les infidélités de la technique et en particulier de la méthode de Marchi (5 p, 3a i).
certaines dégénérescences médullaires tardives. Il semble en outre qu’il faut en tenir compte dans l’interprétation de quelques dégénérescences du centre
3o Principales additions à l’ouvrage du P r Bechterew.
A) Physiologie des cordons postérieurs.— Après critique des différentes théories qui attribuent une voie médullaire différenciée à chacun des modes
Névroglie.
A) Sur la signification des « astrocytes ». — La méthode de Golgi donne aux fibres et aux cellules névrogliques un aspect qui diffère de celui sous lequel elles se présentent après l’emploi d’autres procédés (dissociation ménagée de coupes épaisses, méthode de Weigert), et qui, d’autre part, est difficile à expliquer d’après ce que l’on sait du développement de ces éléments. J’ai cherché à démontrer que les diverses formes d’astrocytes, c’est-à-dire de cellules entourées d’une couronne de filaments plus ou moins longs, étaient
diverses, ou ayant porté sur des fibres préalablement rompues, ou modifiées mate d’argent sur un amas serré d’éléments imprégnables, formant un foyer à
se terminent jamais dans l’épaisseur du névraxe. J’ai remarqué, en effet, que les fibres qui paraissent faire exception à cette règle présentent le môme diamètre sur toute leur longueur et se terminent brusquement; en réalité, les fibres névrogliques s’insèrent toutes soit sur la vitrée extérieure, soit sur la vitrée refoulée par les vaisseaux. En traitant au Golgi des cervelets de mammifères et en ayant soin de suspendre l’imprégnation avant qu’elle ne soit
série d’alvéoles juxtaposés dont la coupe optique, sur la vitrée examinée en vue cavalière, constitue un dessin endothéliforme très irrégulier (6, p. 632).
On peut même, quoique plus difficilement, obtenir par l’imprégnation au nitrate d’argent la mise en évidence des champs névrogliques endothéliformes, analogues à ceux qui ont été décrits par Schelske à la surface interne de la rétine et par M. le professeur Renaut sur le névraxe de la lamproie adulte.
Le dessin ainsi obtenu est très caractéristique : les aires, limitées par des lignes
très pures, sont faciles à différencier par leur petitesse de celles des endothé¬
liums des méninges; les plus petites d’entre elles m’ont paru correspondre à des fibres névrogliques de nouvelle formation et récemment arrivées au contact de la vitrée, du moins chez les jeunes animaux ( 6 ).
ompagnent la description. A un faible grossissement, ç’est un véritable ■hélioma lobulé; on dirait des boyaux de prolifération intradermique* par- J de l'a couche du corps muqueux de l’épiderme; à un plus fort grossissent épithéliale ; les intervalles des cellules névrogliques hyperthrophiées sont
traversés par des fibres réfringentes rappelant les pointes de Schultze; on peut même voir les fibres, nées d’une cellule névïoglique, fondues en certains points en une masse homogène, gardant ailleurs une indépendance parfait^ passer au-dessus d’une ou de plusieurs cellules pour aller se terminer plus ;
la convergence de plusieurs fibres semblables (27).
5» Innervation de la thyroïde.
. Les premières recherches sur les nerfs de la thyroïde au moyen de la méthode de Golgi avaient abouti à des conclusions manifestement erronées. ? J’eus l’occasion d’appliquer le même procédé à l’étude de la thyroïde chez plusieurs espèces, et à cèllèj d’une thyroïde humaine prélevée par voie chirur-'tj gicale ; jé pus ainsi mettre en évidence de nombreuses fibrilles terminées en|| massue à la surface de chaque vésicule. Je décrivis, en outre, leur trajet et démontrai l’absence de toute anastomose et de cellules nerveuses dans l’intéia rieur de la glande : ces dernières, ainsi que les terminaisons de forme bizarre, en griffe, en peigne, etc., décrites par plusieurs auteurs, n’existent; qu’en apparence, et les descriptions qui en ont été faites reposent sur une interprétation fautive des préparations au Golgi (2; 37, pp. 19 à 27 et>|
6° Structure et histogénèse de la rate.
Dans le chapitre consacré à la rate, dont la rédaction m’a été confiée paÉ$ M. le professeur Renaut, je me suis astreint à présenter de cet organe une description facilement applicable à son étude physiologique. Après la capsule et le
squelette fibreux, je décris les éléments du pareuchyme splénique dans l’ordre indiqué par le cours du sang- (artères et corpuscules de Malpighi, pulpe, capillaires et veines, éléments contenus dans la pulpe) et propose un schéma nouveau de cette circulation locale (Jîff- 4 )• J’étudie, enfin, le développement de la rate, puis son rôle dans l’hémopoièse chez l’adulte et chez l’embryon (7).
7° Fibres musculaires du col utérin.
Description et interprétation d’une coupe longitudinale du col de l’utérus figurée dans le même travail, à un faible grossissement :
Portion sus-vaginale, du col. — Fibres musculaires longitudinales venues du corps de l’utérus et réparties en trois zones par la présence, dans la zone
8° Glandes bronchiques.
Les recherches que j’envisage ici ont eu pour but principal d’élucider la nature des cellules sécrétantes des glandes bronchiques; mais elles m’ont perde mammifères au point de vue de leur abondance et de leur répartition ; très
CYTOLOGIE
1° Cellules nerveuses.
A) Cytoplasma. — La plupart des méthodes ordinairement employées pour déceler la structure des cellules, nerveuses chez les vertébrés supérieurs n’en peuvent donner qu’une idée incomplète, car elles opèrent dans le proto- I plasma de ces éléments des remaniements considérables et encore mal déterminés. C’est ainsi qu’en suivant au microscope l’action produite sur les cellules des ganglions spinaux par les différents réactifs que met en usage la méthode de Nissl, j’ai pu voir les fines granulations cytoplasmiques se fondre
aspect tigré bien connu et qui sont désignés sous le nom de corps chromatophiles (3, pp. 7 3 à 77).
Ces recherches avaient été faites pour déceler les altérations que la section d’une fibre nerveuse produit dans le protoplasma de la cellule d’origine. L’examen était fait à des époques variables après la section (de vingt à cent jours) et toujours comparativement avec celui des éléments (fibres et cellules) du côté opposé : il resta toujours négatif. J’avais., d’autre part, étudié par les mômes méthodes, contrôlées d’ailleurs par les méthodes ordinaires (fixation
de la moelle ou des ganglions spinaux après excitation électrique prolongée laboration avec M. le professeur Morat et toujours restées négatives, n’ont
comparaison dans des recherches anatomo-pathologiques ultérieures sur la moelle (28), sur des ganglions sympathiques cervicaux enlevés chirurgicalement dans des cas de goitre exophtalmique (38). Je fus ainsi amené à considérer comme artificielles plusieurs modifications souvent décrites comme étant de nature pathologique (altération de la forme des cellules, rupture des prolongements, déplacements du noyau, chromatolyses centrales ou périphé-
un grand nombre
quand celui-ci se périphérie de la ce répandent dans la
de cellules (nerveuses, myocardiques) peut, grâce à sa rein évidence certaines modifications de l’état statique de ui autrement passeraient inaperçues, dans les grandes multipolaires de la moelle et dans les liique, les grains de pigment sont disposés en un ou pluihissent tout le corps de l’élément. Leur répartition change trouve altéré : tantôt ils forment un amas saillant à la llule qui est ainsi plus ou moins déformée, tantôt ils se cage névroglique, tantôt ils se conglomèrent dans une por-