Nouvelles recherches sur le lieu de formation de l'urée
I Journal de l'Anatomie 1884.)
Le procédé employé est celui de Gréhant, modifié pir Gréhant et Quinquaud.
Préparation de l'extrait alcoolique du sang. — Ce liquide est injecté dans un flacon bouché à l’émeri pesé à l’avance ; on agite pour le déiibriner, on pèse de nouveau pour connaître le poids de sang ; puis on y verse trois fois son volume d’alcool à 90°, on agite et on laisse reposer pendant 24 heures ; le lendemain on fait tomber le magma sur de la toile de lin ; on presse, lé tourteau presque sec est broyé dans un mortier et traité de nouveau par un volume égal d’alcool, soumis de nouveau à la presse ; on réunit les deux liquides que l’on fait évaporer au bain-marie.
obtus et terminé par plusieurs tubes demi-capillaires courbés à angles droits. Un robinet, immergé dans l’eau, existe sur la branche horizontale de l’un d’eux. On fait le vide partiel, puis on introduit l’extrait alcoolique en le délayant dans l’eau ; il est nécessaire de faire pénétrer le liquide et les particules solides ; puis, le vide étant absolu, on enlève l'eau chaude, on la remplace par de l’eau
Préparation du réactif. — On fait dissoudre dans un tube à essai contenant 10 c. c. cube d’acide nitrique pur un gramme de mercure, apprécié h l’aide d’une pipette capillaire.
Analyse du gaz.— On absorbe l’acide carbonique par la potasse, le bioxyde d’azote par la solution saturée de sulfate de protoxyde de fer ; il reste un volume d’azote, qui est toujours un peu plus grand que le volume d’acide carbonique trouvé. Chaque centimètre cube d’acide carbonique (volume corrigé) représente 2 mm. 683 d’urée pure : une simple proportion donnera le chiffre cherché.
Efficacité du réactif .—Un gramme de mercure et lOc.c. d’acide nitrique pur, peuvent décomposer 0 gr. 237 milligrammes d’urée ; aussi notre procédé ne doit être employé que pour le dosage de l’urée contenu dans des liquides convenablement dilués. Il faut également, lorsque les liquides renferment beaucoup d’urée, ajouter du réactif è. 2 ou 3 reprises.
On prend le sang des veines sus-hépatiques à l’aide d’une longue
Chions à jeun. Chiens en digestion.
100 gr. de sang renfermera 0gr.032 Ogr. 067
100 gr. de foie » 0 » 021 0 » 046
» » » rate » 0 » 076 O » 158
» » » cœur » 0 » 048 0 » 102
On peut encore conclure que les viscères sont un lieu très actif de production d’urée.
46. A propos des expériences de Cyon sur la, fonction uréique du foie.
(.Moniteur scientifique, 1886.)
En injectant de l’eau salée dans la veine porte du foie, puis en plaçant l’organe à 38* et faisant circuler du sang défibriné, j’ai montré que le foie cède au sang une petite quantité d’urée.
, Immédiatement après la mort, j’ai grillé la surface du foie à l’aide d’un rouleau en fer chauffé au rouge, ou bien j’ai plongé le tissu dans l’eau bouillante pendant une ii deux minutes à plusieurs répri-
s; j’ai répété la môme expérience,la proportion d'urée était plus
animale et la glycémie.
(■Comptes rendus de la Soc. de Biologie , 1886.)
On détermine, à l’aide de l’électrisation, une hyperthermie pouvant
si l’on fait passer dans l’appareil à vide contenant le sérum, une petite quantité de globules privés de gaz, les choses se passent comme si l’on avait ajouté un acide ; de là est née l’hypothèse du développement d’un acide du sang qui favoriserait le dégagement de CO*.
Nous avons montré que l’addition au sérum de poudre de lycopode où de sesquioxyde de fer, rend plus facile'la dissociation de l’acide carbonique et nous avons conclu que les globules paraissent aider cette dissociation à la manière des agents physiques et mécaniques.
Nous avons reconnu en outre que dans le sang altéré l’acide carbonique existe en plus grande quantité dans les globules que dans
ois, la différence en plus n’est pas considérable et les globules enferment une forte proportion d’acide carbonique.
Recherches expérimentales sur la mesure du volume de sang qui traverse les poumons en un temps donné.
f. Gréhant.
On constate, déplus, que, les jours suivants, des traces de formiate sont encore trouvées dans t’urine. Nous concluons de ces analyses