Diabète peptonwrique primitif
(Tribune médicale, 1883, p.371.)
J’ai observé 3 malades atteints d’une affection spéciale caractérisée par de l’amaigrissement, de la polydipsie, de la polyurie, pouvant aller jusqu’à la cachexie. L’urine présentait des caractères particuliers, elle avait une faible densité, ne précipitait pas par la chaleur, mais donnait nettement lés réactions des peptones.
Ces malades ressemblaient beaucoup à des polyuriques simples, la présence des peptones dans l’urine indiquait seule la nature de
■ La maladie survient accidentellement, soit à la suite d’une émotion vive, soit après un refroidissement brusque.
Un de mes malades était peptonurique depuis 18 mois ; un autre
a succombé avec les lésions d’une granuliè sans néphrite intèrsti-tiéllé et sans lésions du 4' ventricule.
C’est une véritable maladie générale, une sorte de dystrophie avec défaut d’assimilation dont la cause me paraît nerveuse et dont
61. Absence ou diminution de l'acidité du suc gastrique : étude . des fonctions chimiques de l'estomac.
(in Préface du livre d’Ewald sur la physiologie et la pathologie de la digestion; 1887.)
Dans cette préface, j indique mes recherches sur les troubles de la sécrétion gastrique dans diverses affections, en particulier chez, les tuberculeux, où j’ai pu observer parfois l’absence de la réaction de l’acide chlorhydrique. , .
Pour apprécier l’état des fonctions digestives, j’ai étudié au point de vue chimique ■ les troubles digestifs et nutritifs, j’ai reconnu l’açidité par laphthaléine, la digestibilité artificielle en employant la fibrine fraîche, la quantité dos substances réductives par ma liqueur ; en même temps j’ai analysé les urines au point de vue des peptones, des albumines, de l’indol, du phénol, des sucres, desptomaïnes ; pendant cette même période j’ai fait des analyses complètes du sang..
62. Note sur les phénomènes chimiques de la respiration chez les tuberculeux.
(C.R. hebdomadaires des séances de la Société de Biologie, 1889, p. 587.)
L’acide carbonique exhalé est dosé par le procédé de Gréhant et Quinquaud ; l’oxygène est dosé par l’eudiométrie. L’exhalation de CO ! est augmentée à la troisième période, alors même que la fièvre n’existe pas. La quantité d’oxygène absorbé, même avec une température normale, est le plus souvent supérieure à celle qui existe à l’état physiologique.
Cette analyse permet de suivre avec exactitude les modalités de la nutrition ; tant que le phtisique n’exhale que 0 gr. 65 C0 ! par kilogr. et par heure, le danger n’est pas pressant ; mais lorsque l’exhalation s’élève à 0 gr. 80, le pronostic s’aggrave.
63. De la capacité respiratoire du sang des tuberculeux. Association française pour l’avancement des sciences, Paris 1879. (Eludes expérimentales et cliniques sur la tuberculose publiées sous la direction de M. le Professeur Verneuil, membre de l'Institut et de l'Académie de médecine, t. II.)
Le sang est agité avec l’oxygène et leigaz extrait par la pompe. Au troisième degré de la phtisie, la capacité respiratoire descend aux environs de 14c.c. pour 100 gr. de sang. Au second degré, la capacité peut s’abaisser à 16 c. c., 15 c. c. 5 ; au début des lésions, on trouve 21 c. c., chiffre voisin de l’état normal ; l’étude de cette capacité permet donc d’établir un pronostic d’une grande exactitude.
64. Variations de la quantité d'urée contenue dans le sang des tuberculeux et dans les urines.
la direction de ML le Professeur Verneuil.)
L’urée du sang augmente chez les phtisiques qui ont de la fièvre. Elle décroît chez les phtisiques non fébricitants et cachectiques ; la
la proportion d’acide phosphorique est peu modifiée.
65. Sur la quantité de glucose renfermée dans le sang des tuberculeux. .
(Etudes expérimentales et cliniques sur la tuberculose, publiées sous la
Le procédé de dosage a été la fermentation dans le vide à 40». Pendant longtemps la quantité de glycose reste à peu près normale ; elle ne diminue qu’avec une nutrition profondément troublée ; si le
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