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Manifestations rhumatoïdes de la dysenterie

(Galette des hôpitaux , 1874.)

La dysenterie détermine des arthrites tantôt multiples, à marche très lente, tantôt uniques occupant une seule jointure (genou, coude-pied, articulation sterno-claviculaire) : elles se montrent dans, la période d’état ou vers la fin ; il survient de légers phénomènes fébriles ; la douleur, ordinairement peu vive, ne tarde pas à augmenter d’intensité ; parfois c’est une hydarthrose qui se produit. La durée de la maladie est en moyenne de 4 à 6 semaines.

Il s’agit d’arthrites infectieuses, de pseudo-rhumatisme.

86. Quelques mots sur les manifestations rhumatoïdes de la blennorrhagie,

[Galette des hôpitaux, 1875.)

La blennorrhagie, engendre plusieurs, variétés. de manifestations, rhumatoïdes décrites par les auteurs, en particulier par le profes-.

1" La forme arthralgique avec des douleurs articulaires plus ou moins intenses, mais dans laquelle l'examen clinique ne permet d’observer aucune lésion appréciable. Cette arthralgie, qui s’accompagne parfois d’un léger mouvement fébrile, se montre presque toujours un temps assez long après le début de la blennorrhagie.

2° La forme monoarticulaire ou polyarticulaire, qui est tenace. La lésion est ordinairement localisée au genou, à l’articulation sternoclaviculaire ou au poignet, elle aune marche subaiguë.

3" Dans une troisième forme d’arthropathie avec érythème noueux, la maladie est de longue durée ; on note un léger état fébrile passager. L’érythème siège le plus souvent sur les membres inférieurs et se montre tantôt avant, rarement après. Cette forme s’accompagne, dans des proportions variées, d’arthralgies, d’arthrites, de ténalgies.

Enfin, la blennorrhagie produit, en outre des tènosites, des douleurs à l’insertion des tendons que j’ai appelées ténalgies.

87. Etude clinique et anatomo-pathologique sur certaines tumeurs adénoïdes du foie.

(Adénômes vrais sans cirrhose.)

(Tribune médicale, 1876.)

Dans ce mémoire, je montre l’existence d’une forme d’adénôme hépatique sans cirrhose, ou avec une néoplasie connective excessivement légère ; le foie est augmenté de volume, sa surface est un peu inégale, non bosselée sur la coupe ; on voit un très grand nombre d’ilots disséminés, d’un, rouge plus foncé que le tissu hépatique ; il semble que l’on soit en présence de portions d’un foie rouge sombre ; la consistance est la même que celle du tissu normal ; à peine si ces parties sont plus saillantes que le tissu

Au microscope, on voit que les îlots sont formés par des cellules polyédriques analogues à celles du foie, rangées en rayons ; au pourtour, .quelques fins tubes biliaires ; les altérations graisseuses spnt minimes ; le tissu conjonctif .est très peu développé. La maladie débute insidieusement, par une anémie, au cours de laquelle

l’abdomen se gonfle ; puis survient une douleur de l’hypochondre droit, de l’inappétence ; les forces diminuent progressivement, puis, apparaît une teinte subictérique ; le foie déborde de deux travers de doigt les fausses côtes, quelques crises douloureuses modérées, des épistaxis, du mélœna, des hématémèses ; enfin de l’ascite, puis l’affaiblissement s’accentue, ainsi que l’ictère ; l’œdème survient à la deuxième phase de la maladie.

88. Quelques considérations nosologiques et cliniques sur Victère

Dans ce travail j’ai démontré qu’il existe plusieurs variétés d’ictère grave dans lesquelles on trouve des lésions du foie ; ce sont :

1" Une hépatite lobulaire ou nodulaire primitive , avec ictère

Le foie est augmenté de volume, teinté par la bile, sans déformation ; sur une section le tissu est peu lésé ; en examinant è la loupe et sous l’eau, avec une aiguille, on reconnaît des points ramollis nombreux ; une coupe fine faite à ce niveau montre des cellules, les unes plus volumineuses, les autres atrophiées. En dehors des régions de l 'hépatite nodulaire, les cellules hépatiques présentent un léger degré d’altération granulo-graisseuse.

Lésions chimiques.

Les matières extractives du foie augmentent de quantité, tandis que lès albuminoïdes diminuent.

Les symptômes se traduisent par des accès fébriles, suivis d’ictère ; la fièvre n’existe pas ou est légère; plus tard, on constate souvent une inégalité et une irrégularité du pouls ; puis il devient petit, fréquent ; la température est au-dessous de la normale ; enfin apparaissent les hémorragies des muqueuses ; les malades succombent avec une température rectale de 37°1.

2° Une hépatite en foyers , avec ictère grave.

Augmentation de volume du foie et dissémination de points ramollis, où l’on trouve des cellules hépatiques tuméfiées souvent ù 2 noyaux, tandis que d’autres sont irrégulières, petites, en voie d’atrophie ; ces points ont les dimensions d’une noisette, le tissu conjonctif est à peu près normal. On voit encore une stéatose; comparable à celle du phosphore ; elle occupe le foie, les reins et les muscles. Les signes sont l’ictère, l’albuminurie, les myosalgies, des épistaxis, dès pétéchies et des syncopes.

Enfin j’ai démontré, à l’aide d’observations cliniques, que l’ictère grave peut guérir.

89. Des hémorragies des voies biliaires. Histologie pathologique et symptômes.

(Tribune médicale, 1877.)

Dans un premier chapitre, j’étudie les hémorragies de causes diverses et dans un second je démontre l’existence d’une nouvelle lésion des canaux biliaires, Xangèiocholite hémorragique , donnant naissance a l’ictère, qui s’accompagne souvent de douleurs violentes simulant des crises de colique hépatique ; plus tard apparaissent du melœna et des hématémèses, parfois des phénomènes convulsifs ; les muqueuses se décolorent. La fièvre n’existe pas, ou est très modérée ; l’ictère s’accentue, les malades meurent dans là somnolence, après avoir eu des lipothymies à répétition ; ces syncopes sont fréquentes à la fin des affections du foie. Les lésions consistent en une inflammation des voies biliaires, qui sont remplies et distendues par des caillots sanguins à divers âges ; les vaisseaux

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