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Considérations sur le crowp

A l’hôpital des Enfants-Malados, j’ai pratiqué 23 fois la trachéotomie, et 9 fois les enfants ont vécu ; sur ces 9 guérisons 2 fois la diphtérie était généralisée et 2 fois il existait ime coqueluche intense. Chez un enfant au douzième jour de sa trachéotomie il survint une ulcération du tronc brachio-céphaliqüe, avec hémorragie à répétition et mort. Dans le cours de la diphthérie j’ai observé un cas de lymphangite réticulaire des membres, un cas de chronicité du processus pseudo-membraneux.

Dans une étude sur le sang, jenote la diminution de la capacité respiratoire et de la quantité d’oxyhémoglobine ; ces lésions sont d’autant plus accentuées que la maladie est plus grave; la réparation se fait assez rapidement dans les cas où la guérison survient ; les matières extractives sont doublées ou triplées.

Lorsque la maladie est abandonnée à elle-même, on note un léger mouvement fébrile dès la première période ; au moment de la dyspnée avec tirage, la température ne dépasse pas 38"5, à moins de complications ; puis la chaleur augmente jusqu’à la mort et on observe à ce moment du collapsus avec une température à 38". Dans

le 3" jour oo o, les jours suivants os-, v,es nommes soui impurumis pour établir le pronostic. — L’analyse histologique des muscles du larynx m’a démontré qu’ils étaient souvent le siège de myosite ; ils sont friables, légèrement œdématiés, la fibre musculaire est granulograisseuse.

149. Recherches sur le sang fœtal, le sang du cordon ombilical, le sang placentaire. Parallèle entre le sang de la mère et celui

[Chimie pathologique, 1880).

Sang de la veine ombilicale.

Le pouvoir oxydant varie de 230c. o. à 204 c. c., l’hémoglobine est à 119 gr. 7, les matériaux solides à 92 à 90 grammes ; ce sang est donc riche, surtout si on le compare h celui de la mère.

Après la ligature tardive, le sang de la veine a subi des modifications, la capacité respiratoire et l’hémoglobine ont diminué, tandis que le chiffre des matériaux solides s’est élevé.

Sang des artères ombilicales.

La capacité respiratoire est à 240 c. c. en moyenne, l’hémoglobine à 125 grammes. De plus, le sangde la veine ombilicale sur le même sujet possède un pouvoir respiratoire moins grand que le pouvoir respiratoire du sang des artères ombilicales ; mais le sérum du sang de ces dernières est moins riche en matériaux solides que le sang de la veine ombilicale.

Sang de la mère et sang du fœtus.

Le sang de la mère est, par rapport au sang du fœtus, le moins

fœtus joue donc vis-à-vis de l’organisme maternel le rôle d’un parasite qui s’accroît en altérant le milieu aux dépens duquel il se développe. Citons un exemple : la capacité respiratoire pour la veine ombilicale était à 185 c. c., celle des artères à 207 c. c. et celle de

Voici des analyses provenant du même accouchement : Sang de la veine 190 c. c., sang des artères 220 c. c. Sang de la mère, 175 c. c., sang du placenta 180 c. c.

i 50. Dans Vempoisonnement par V oxyde de carbone, ce gaz peut-il passer de la mère au fœtus?

En mesurant les capacités respiratoires du sang maternel et du sang fœtal, après une intoxication lente de la mère par l’oxyde de carbone, on trouve que 100 c. c. de sang maternel absorbent 16 c. c. 5 d’oxyde de carbone, tandis que 100 c. c. du sang de sept fœtus ne renfermaient, après 35 minutes d’empoisonnement, que 2 c. c. 9 d’oxyde de carbone, lesquels ont été dégagés par l’acide acétique bouillant. Il résulte donc de ces expériences que le sang maternel contenait 5, 7 fois plus d’oxyde de carbone que le sang du fœtus.

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