THÉRAPEUTIQUE CLINIQUE ET EXPERIMENTALE
171. Action de l'arsenic sur le diabète artificiel et sur le diabète spontané.
(Bulletin général de Thérapeutique, 1888. )
J’ai recherché, en associant l’expérimentation à la clinique, si l’arsenic agissait dans le diabète et quel était le mécanisme de cette
Mes expériences ont été faites sur des chiens auxquels j’injectais chaque jour des doses variables d’arséniate de soude. Au bout d’un certain temps je piquais le plancher du quatrième ventricule ; je dosais la glycose dans les urines, dans le sang et le glycogène du foie. J’avais eu soin préalablement de déterminer la quantité de sucre éliminée par les urines à la suite de la piqûre. De ces recherches multipliées, il ressort un fait constant, c’est que l’arsenic a toujours diminué la glycosurie, la glycémie et la glycogénie. Quand l’intoxication est forte, la glycosurie est presque nulle ; cet effet doit être attribué aux altérations des éléments anatomiques ; d’autres agents stéatogènes des cellules hépatiques m’ont donné les mêmes résultats ; en effet, dans deux cas d’intùxication par le phosphore, la piqûre n’a provoqué qu’une glycosurie extrêmement minime.
Chez les malades diabétiques auxquels j’ai administré l'arsenic sous forme de liqueur de Fowler à la dose de 15 à 20 gouttes par jour, j’ai, pu constater, le régime étant toujours identique, des diminutions considérables dans la quantité de sucre éliminé;