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SUR LES ALTÉRATIONS DE LA LECTURE MENTALE CHEZ LES

fesseur Dejerine. Bail. Soc. hio/opic, 6 juillet 1895.) Trousseau avait déjà noté que l’aphasique lit et écrit aussi

De ces recherches il résulte que l’alexie accompagne hahituellement l’aphasie motrice corticale et le malade récupère la faculté de comprendre la lecture en général avant que la

(jargonaphasie), ou il les emploie à contre-sens (paraphasie) ; c’est un verbeux, un prolixe. L’écriture spontanée est aussi altérée ; l’aphasique sensoriel est agraphique et s’il signe, c’est d’un

auditives près de la zone auditive), leur union est telle que dès que l’un d’eux est touché, tous les autres soutirent : l’agrapliie existe toujours. Par contre, les aphasies pures, respectant les centres d’images, ne présentent de symptômes morbides que sur le centre isolé par la lésion et ne s'accompagnent jamais d’agraphie. Un tableau d’ensemble de toutes les variétés d’aphasie, conslituait en quelque sorte le résumé

Les variétés d’aphasie se divisent en deux grands groupes :

1» Les centres d’images du langage (moteur d’articulation, visuel et auditif) sont groupés dans la circonvolution d’enceinte de la scissure de Sylvius constituant la zone du langage.

Toute lésion de cette zone entraîne une altération du langage intérieur et par suite des altérations manifestes ou latentes de toutes les modalités du langage (parole, audition, lecture, écriture), avec troubles prédominants sur les fonctions des images directement détruites. L’agraphie existe toujours : ce sont les aphasies vraies ; aphasie motrice corticale, aphasie sensorielle, aphasie totale.

2° Les lésions des aphasies pures (aphasie motrice souscorticale, cécité verbale pure de Dejerine, surdité verbale pure) siègent en dehors de la zone du langage et laissent intact le langage intérieur. Elles n’entrainent jamais l’agraphie et ne portent que sur une modalité du langage. Elles constituent un groupe k part, à côté des aphasies vraies.

3“ Rien n’autorise à admettre un céntre moteur des images graphiques. L’existence de l’agraphie pure est encore à

8“ AMUSIE SENSORIELLE ET MOTRICE INSTRUMENTALE, CHEZ UN APHASIQUE SENSORIEL, (iN DEJERINE. Séméiologie du système nerveux. — Traité de Pathologie générale de Bouchard, t.ti, p.416.)

Un musicien de théâtre est frappé brusquement à son pupitre d’aphasie sensorielle sans hémiplégie. Au bout de quelques jours, il persiste une surdité verbale avec cécité verbale incomplète, jargonaphasie très accentuée et agraphie totale. En même temps, le malade ne reconnaissait pas la

se servir de son archet et ne pouvait ni fredonner de mémoire, ni déchiffrer.

COMMUN DANS l’hémiplégie ORGANIQUE. /Archives de Neurologie, 1899.)

Tous les classiques sont d'accord pour enseigner que dans l’hémiplégie cérébrale, le facial supérieur est toujours indemne; les cas où il est intéressé sont l'infime exception.

centre cortical isolé au pli courbe.

Les recherches que nous avons pratiquées vont ù l’encontre de cette théorie classique, et d’accord avec Duplay, Simoneau, Berger, Coingt, Puglièse et Milia, nous nous sommes

autant que possible, les mêmes phénomènes se reprt et le sourcil paralysé s’arrête plus haut que du côi Le champ d'excursion du sourcil paralysé est dont étendu que du côté sain. Du côté paralysé la fatigu

gèrent à mesure que le mouvement se répète. Les

17° Hémiplégie. — Association hystéro-organique. — Valeur du signe de Babinski, fSociété de Neurologie de Paris, juillet 1901, in Revue Neurologique, 1901, p. 722.)

Une dame de 42 ans se réveille atteinte d’une hémiplégie gauche incomplète, lui permettant encore la marche. La moitié gauche de la face est paralysée ; les yeux sont en strabisme convergent très accentné ; cependant il n’y a pas de

tout en restant en strabisme convergent. Le bras gauche est de même pour le membre inférieur. Hémianesthésie gauche la ligne médiane, pour le tact, la piqûre, et occupant la Sens musculaire aboli à gauche ; champ visuel très rétréci

n'est entendue que quand elle est au contact des os. Réflexes tendineux, rotulien, tendon d’Achille, radial, tricipital, forts mais pas exagérés, pas de contracture, pas de phénomène du

recherchée à plusieurs reprises, la flexion dorsale des orteils se produit évidente à chaque examen. Signe de Schœfîer positif. Loquacité extrême, bavardage insupportable.

Frappé de l’ensemble symptomatique, nous concluons à une hémiplégie hystérique. Cependant nous étions un peu déconcerté par la présence du signe de Babinski ; toujours nous avions trouvé parfaitement exacte la loi établie par Babinski. Maigré cette discordance symptomatique, j’instituai

Rapidement l’hémianesthésie disparaît, l’état psychique s’améliore. Mais l’état physique indique nettement la nature organique de l’hémiplégie ; la contracture augmente et s’accom-

l’hémiparésie droite et serait reste plusieurs jours avec de la difficulté de la parole.

En novembre, la parésie faciale est nette : effacement des rides, déviation, des traits et de la langue, impossibilité de siffler. La paralysie est d’ailleurs très légère et le facial supérieur est indemne. Les troubles moteurs du bras et de la

jambe droite ont disparu ; mais il existe une exagération des réflexes rotulien et radial. Dysarthrie légère, sans aphasie.

Mort subite le 28 novembre. L’autopsie révèle une péricardite séreuse, absolument latente pendant la vie ; les reins sont atteints de néphrite interstitielle.

Foyer de ramollissement dans l’hémisphère gauche, de forme triangulaire. Sa base correspond à l’insula, son sommet à la capsule interne. Il intéresse l’insula, la capsule

22" Un cas de tabes amyotrophique. — Névrite périphérique, (XIII' Congrès de Médecine, Paris, 1900, section de Neurologie.)

L’atrophie musculaire des ataxiques relève parfois de l’atrophie des cellules des cornes antérieures de la moelle (Charcot, Leyden), mais le plus souvent elle est due (Dejerine) à une névrite périphérique. Notre observation est un nouvel exemple de cette seconde variété :

M"" X., 52 ans, ancienne syphilitique probable, est atteinte de tabes depuis vingt-un ans. Sept ans après le début des accidents, l’amyotrophie des membres inférieurs était telle

malade qui avait beaucoup de difficulté à manger seul, peut aujourd’hui enfiler une aiguille ; il a pu même découper des étoffes et les assembler en un tapis qui a été présenté à la Société médico-chirurgicale des Hôpitaux.

Un an après, le malade succombait à la tuberculose et l’autopsie permettait de vérifier l’exactitude du diagnostic.

pour des troubles de la miction. M, le professeur Malherbe ne trouvant aucune lésion des voies génito-urinaires, voulut bien nous permettre de l’examiner au point de vue neurologique. Ce malade présente de l'incontinence des urines, avec anaphrodisie complète. La constipation est opiniâtre. Le réflexe crémastérien est diminué. Le réflexe de Babinski est net; il existe un léger degré de contracture des membres inférieurs ; la marche est l’ébauche d’une paraplégie spasmo-

fesses, le périnée, le scrotum et la partie moyenne de la face postérieure des deux cuisses jusqu'au creux poplité.

Depuis sa présentation à la Société nous suivons ce malade.

remonte actuellement sur la région sacrée ; l’anesthésie s’est étendue, et le pied gauche a présenté des troubles trophiques avec nécrose du calcanéum et élimination de séquestres.

La nature de cette lésion est restée inconnue.

26“ Mal de Pott. — Redressement par la méthode de Calot. - Mort le 9» jour. - examen de la moelle. (Gaz. Méd. de Nantes, 16 avril 1898, p. 182.)

Les lésions spinales du mal de Pott sont encore peu connues. A côté des cas où l’examen histologique démontre la présence de lésions de la moelle, il en est d’autres, et le nôtre est de ceux-ci, où l’examen le plus minutieux ne décèle aucune lésion.

Un enfant de 12 ans est atteint de mal de Pott ; la marche

Dès le 28, amélioration, retour polyurique (3 litres à 3 lit. 1/2

pouls redescend progressiven, le malade part à Vincennes

1 outre il s’est jugé par une crise

laire présente des lésions eczémateuses typiques, caractérisées par de la rougeur, de la sécheresse, de la desquamation et de la vésiculation de la peau. Même disposition de l’éruption à la face dorsale des mains et des doigts ; en haut les lésions s’arrêtent au niveau du pli de flexion de la main sur l’avantbras. Les ongles du pouce, de l’index, du médius et la moitié

î dans l’hémiplégie ; M. Dejerine la signalait dans yélite chronique et dans la paralysie infantile. Nous

ver toute valeur diagnostique à la main succulente, et mettre en lumière l’importance de l'impotence du membre i

matières s’échappent, elle les sent passer, mais ne peut les retenir. Le jour, les accidents se produisent dans n’importe

eprésente donc un type de transition multiplex de F'riedreich et la maladie

développer la maladie.

La maladie n’apparaît pas immédiatement après le choc; il lui faut une période d’incubation, pendant laquelle, à l’auto-suggestion inconsciente, s’ajoute 1 hétéro-suggestion

thénie traumatique ne difi'ère en rien des autres variétés étiologiques de la neurasthénie, ou ne s’en distingue que par des nuances. Un malade observé dans le service de notre maître, le Professeur Dejerine, et dont l’observation a été publiée par Patricopoulo (thèse Paris, 1894), a présenté une paraplégie incomplète, flasque, avec impotence plus marquée de la jambe gauche ; au lit les mouvements sont assez bien conservés; la force musculaire est bonne, mais le malade se tient debout chancelant, marche en traînant la jambe gauche et après quelques pas s’arrête épuisé. Pas de trouble de la sensibilité. Etat mental et plaque sacrée du neurasthénique. Aucun-stigmate d’hystérie. La neurasthénie traumatique peut

paralysée du bras droit et de la jambe gauche.

45» Des déviations du rachis en neuropathologie. (lieoue d'Orthapédie, 1896, septembre et octobre, p. 393 ■

Maigre les remarquables travaux de Duchenne, de Boulogne, '.j ce n’est que dans ces dernières années que l’étude des dévia- 'i tions du rachis d’origine névropathique a attiré l’attention ; des cliniciens. Analysant à ce point de vue les diverses nialadies nerveuses, nous nous sommes proposé d’étudier succès- . j sivemeut les déviations rachidiennes dans les alTections céré- ï braies, médullaires, dans les alTections des nerfs périphériques ,1

Exceptionnelle dans l’hémiplégie vulgaire de l’adulte, dans ;; l’hémiplégie cérébrale infantile, la déviation rachidienne est j plus fréquente dans l’athétose. Elle constitue en somme un ;.i symptôme rare dans les affections du cerveau. j

Beaucoup plus fréquente dans les maladies de la moelle, ] on la rencontre dans la paralysie infantile. Nous en avons J observé deux exemples remarquables dans le service de notre

maître, M. le Professeur Kirmisson. Dans la maladie de Friedreich, elle constitue un élément important de la symptomatologie, et notre ami Londe a rencontré une scoliose légère dans les cinq cas d’iiérédo-ataxie cérébelleuse qu’il a observés. En dehors des cas d’ostéo-arthropathies, qui constituent un groupe à part, les déviations du rachis n’ont rien à voir avec la symptomatologie de l’ataxie locomotrice progressive, Possibles, mais très rares dans la sclérose en plaques, elles constituent, surtout la cyphose-scoliose, un symptôme des plus importants de la syringomyélie.

La maladie de Morvan, la névrite interstitielle hypertrophique et progressive de l’enfance de Dejerine et Sottas comportent la cyplîo-scoliose parmi leurs symptômes. Dans la sciatique, la scoliose, à peu près constante (Phulpin), présente trois types cliniques ; suivant que la courbure principale du rachis s’incline du côté opposé à la sciatique, ou du même côté, la scoliose est dite croisée ou homologue, parfois elle est susceptible de varier d’un instant à l’autre (scoliose alternante) soit sous l’influence de la volonté (type Remak), soit par le fait de la maladie (type Higier).

La lordose est la déviation classique, typique, la plus fréquente au cours des myopathies.

L’acromégalique est affligé d’une cyphose cervico-dorsale, souvent très prononcée ; on la retrouve aussi dans l’ostéoarthropathie hypertrophiante pneumique de Marie, et la maladie osseuse de Paget.

Dans la plupart des observations de myxœdème, publiées par Bourneville, on trouve notée l’existence de déviations du

Les cas de scolioses hystériques sont rares, surtout si on n’accepte comme telles que les observations où l’on trouve des stigmates de l’hystérie, ou encore quand on peut faire apparaître ou disparaître la scoliose par suggestion. Dans le service de notre maître, M. le Professeur Kirmisson, nous en avons observé un cas des plus démonstratifs. Dirigé par M. Kirmisson, nous avons étudié au point de vue neurologique, la scoliose des adolescents. Confirmant les travaux de Laniiois, Petit, nous avons établi que dans un très grand

des déformations multiples du tronc : élévation de l’épaule droite; déjettement en dehors des côtes droites; effacement de l’espace costo iliaque droit ; angle rentrant au-dessous des dernières côtes du côté gauche.

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