‹ Titres et travaux scientifiques de Albert Goris (volume 2)Chapitre 14 sur 14 · REVUES · texte numérisé non relu

REVUES

VHydrasis canadensis L., « Revue » (en collaboration avec M. W allait). - Bull. Sc. Pharm., 13 , p. 622-633, 1906.

La Rhubarbe de Chine, « Revue >> (en collaboration avec M. Crêté). — Bull. Sc. Pharm., 14 , p. 93-104, 1907.

Graine et huile de Chaulmoogra, « Revue » (en collaboration avec M. Wallart). — Bull. Sc. Pharm., 14 , p. 203-216, 1907.

Sur la composition chimique des graines de Strophanthas, « Revue » (en collaboration avec M. Vischniac). — Bull. Sc. Pharm., 19 , p. 488-500, 549-555, 1912.

Etat actuel de nos connaissances sur les plantes renfermant de la caféine (en collaboration avec M. Fluteaux). Bull. Sc. Pharm., 17, p. 599- 615, 1910 ; Congrès international de Pharmacie de Bruxelles, p. 141-158,

Rôle des glucosides chez les végétaux. — Bull. Sc. Pharm., 22, p. 99- 110, 1915.

Rôle des alcaloïdes chez les végétaux. — Bull. Sc. Pharm., 22, p. 202- 214, 1915.

Le rôle des glucosides en biologie. — Rev. Gén. des Sc., 15 juin 1921.

YI

livres

Localisation et rôle des alcaloïdes et des glucosides chez les végétaux - Th. Agrégation, Paris, 1914, 2* éd. Préface de M. le P r Guionabd, de l’Institut.

J'ai fait de l’étude de la loca’isation et du rôle des alcaloïdes et des glucosides chez les végétaux le sujet de ma thèse d’Agrégation. Le problème étudié est d’un grand intérêt : théorique pour le biologiste, pratique pour le pharmacologue.

Dans la première partie de l’ouvrage, on trouvera l’exposé de tous les essais de localisation depuis les premières recherches d’ERRERA (1887) jusqu’en 1914. J’ai complété cet important travail de bibliographie en vérifiant, dans presque tous les cas, les résultats indiqués.

L’ensemble des documents ainsi réunis et discutés pourra être des plus utiles aux chercheurs de l’avenir.

Dans la seconde partie, j’ai envisagé le problème du point de vue dynamique, c'est-à-dire exposé les faits connus concernant les variations, les migrations des glucosides et alcaloïdes, ainsi que les diverses théories que l’on a proposées de leur rôle et de leur signification biolo-

La signification biologique des alcaloïdes est encore actuellement difcile à concevoir. Le problème reste entier, aucune des hypothèses émises ne suffit à expliquer la majorité des faits.

J’ai proposé la conception suivante sur le rôle des glucosides : ceux-ci doivent être considérés comme une forme de mobilisation des déchets de l’activité cellulaire. Dans la molécule glucosidique, le sucre ou 1 hydrate de carbone, en se combinant au reste aromatique, inutile ou même nocif pour la cellule, servirait de solubilisateur à ces corps et de convoyeur à ces résidus.

Cette interprétation trouve un sérieux appui dans l’examen des phé-

nomènes de même ordre que l’on constate expérimentalement chez les animaux. Les substances nocives que l’on introduit dans l’organisme I animal sont éliminées sous forme de glycuronates qui peuvent être con- ■ sidérés comme des glucosides chez lesquels l’acide glycuronique repré. I sente la molécule hydrocarbonée; le nombre des dérivés glycuroniquês I dontonâconstatélaformation chez l’animal, dépasse soixante (dérivésd’alcools, de phénols, d’aldéhydes, de carbures, d’acides). Ciamician et I Ravenna ont réalisé des faits analogues chez les végétaux; en inoculant lj de lasaligénine à dejeunesplants de maïs, ils ont constaté la formation de I salicîne. Ainsi la cellule végétale et la cellule animale utiliseraient les mêmes processus de défense vis-à-vis des substances nocives qu’elles sont incapables de détruire.

Contribution à la rédaction des travaux préparatoires de la III e section du II e Congrès international pour la répression des fraudes,

Paris, 1909 : articles Matières premières de la droguerie.

Lors du II e Congrès international pour la répression des fraudes (1909) nous avons été chargés, avec M. le P r Perrot, du rapport concernât les Matières premières de la droguerie. Nous avons défini et donné les caractères de 70 médicaments d’origine végétale et animale pouvant servir pour les déterminations de ces produits envoyés aux laboratoires d’analyse.

La culture des plantes médicinales (eu collaboration avec M. J. Demilly), in-8°, 142 p. Vigot, Paris, 1919.

La propagande faite pour encourager la récolte et la culture des plantes médicinales, qui a provoqué la création de l’Office des matières premières pour la droguerie, n’a pas tardé à porter ses fruits.

D’autre part les efforts que j’ai faits pour inciter les industriels.! adjoindre à leur usine une culture pouvant subvenir à leurs besoin® furent couronnés de succès. Voulant faire profiter de l’expérienii acquise ceux qui, à leur tour, voudraient se consacrer à cette culture, j ! ai rédigé, avec M. Demilly, un petit recueil essentiellement pratique» ' On y trouvera exposé tout ce qui concerne le choix du terrain, sa préparation, les conditions de végétation, la façon d’obtenir celle-ci par lé semis ou par les divers modes de reproduction' végétative, les soins à donner aux cultures au cours de leur développement, la récolte des parties employées, leur dessiccation, leur conservation, etc.

Nous avons volontairement omis tout ce qui concerne les questions de rendement trop variable avec lanature des terrains, les soins apportés

et les renseignements sur les prix de vente n’auraient eu aucune valeur avant le rétablissement normal du marché. Des études ultérieures, seulement commencées à l’heure actuelle, donneront de précieux renseignements concernant l’influence des engrais et de divers facteurs sur le rendement en principes actifs des plantes cultivées.

Centenaire de l’Internat en pharmacie des hôpitaux et hospices civils de Paris. Histoire documentaire de la pharmacie dans les hôpitaux civils de Paris, de la Révolution à 1918, avec un exposé synthétique des travaux des internes par MM. Boucault, Damiens, Delépine, F A bre Guérin, Launoy, Lévêque, Mascré, Perrot, Sommelet, Tiffeneau, 891 p.'; CXYII p., gr.. in-8 0 , Maretheux, Paris, 1920.

Secrétaire de l’Association confraternelle des Internes en pharmacie, j’ai dû organiser les fêtes du Centenaire dans le but de commémorer la création de l’Internat en pharmacie. Je rappelle qu’au cours des démarches faites en commun avec M. le Directeur de l’Ecole de Pharmacie et M. le P r Perrot, et avec le bienveillant concours de M. le Recteur, nous avons été assez heureux d’obtenir la signature du décret de transformation des Écoles supérieures de Pharmacie en Facultés.

Un ouvrage de plus de 1.000 pages contenant l’Histoire de la Phar macie dans les hôpitaux depuis cent ans a été édité à cette occasion, C’est au cours de deux années de longues et patientes recherches que j’ai pu rassembler et collationner ces documents qui, j’en ai la conviction, serviront grandement la cause de l’Internat en Pharmacie et de la Pharmacie tout entière.

La lecture de ce livre montre comment les études faites à la Faculté, complétées par le séjour à l’hôpital, préparent le jeune pharmacien à la recherche scientifique dans les domaines les plus divers.

L’exercice des fonctions d’interne est le complément indispensable des études faites à la Faculté ; il éclaire et vivifie ces études par la pratique de plus en plus fréquente du laboratoire. Cette possibilité pour l’étudiant de compléter dans les hôpitaux son éducation pharmaceutique, comme les avantages matériels attachés à l’Internat, font beaucoup pour faciliter le recrutement des étudiants et pour attacher ceux-ci à la Faculté de Paris.

Paris. — L. Marbtbi

Cassette.

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