A. — HISTOLOGIE
Structure de la racine de Scorodosma îœtidum Bunge. — Journ. Pharm. Chim. (6® série), 13, p. 649-665, 1901.
L’Asa fœtida est produit par deux plantes de la famille des Omiellifères : 1» le Narthex Asa fœtida Talc. ÇFeriila Narthex Bois. Peucedanum Asa fœtida H. Bn); 2° le Scorodosma fœtidum Bunge. (Ferula Asa fœiida L., 4sa fœtida disgunensis Kaempfer, Peucedanum fœtidum H. Bn.).
La racine de Narthex possède une structure régulière; il n'en est pas de même de celle du Scorodosma. Au cours de la tuberculisation de cette racine, il y a une fragmentation de la ligne cambiale assez analogue à celle que l’on trouve dans Aconitum uncinatum L. La ligne cambiale est extrêmement sinueuse et les diverliculum produits par ces sinuosités se séparent peu à peu de la ligne cambiale primitive et isolent des cordons libéro-ligneux dans le tissu parenchymateux.
Si l’on rapproche cette structure de celle de certains Aconits xpue nous avons spécialement étudiés (voir p. 66), on voit que les phénomènes de tuberculisation engendrent des anomalies de structure par didocation de la ligne cambiale, très comparables dans leur aspect et peu différentes par leur mode de formation.
Kecherches sur les pailles à chapeaux de Madagascar. Leur étude microscopique et leur caractérisation (en collaboration avec M. le P” PEHnox). — .igricuU. prat. pays chauds, 10, p. 208-218 , 402-411. 1907.
Sur les pailles à chapeaux de Madagascar et sur quelques fibres de
vannerie et de sparterie (en collaboration avec M. le Perrot). —
Revue Madasgascar, 10, p. 49-63, 1908.
Une industrie spéciale à Madagascar et que le service d’Agriculttne de cette colonie a cherché à développer est celle de la fabrication des chapeaux de paille. Le « Panama » de Madagascar était couramment vendu dans les magasins parisiens vers 1910.
Il y avait un intérêt économique à étudier la structure anatomique de toutes les pailles qui servaient à la fabrication des chapeaux. En cas d’expertise l’identification devenait facile et d’autre part l’anatomie pouvait renseigner sur la valeur de telle ou telle espèce de paille.
Ces pailles devaient, en effet, leur solidité et leur souplesse à des paquets de fibres disposés sous l’épiderme. La disposition de ces paquets, leur volume, la longueur des fibres sont autant de données précieuses qui permettent de guider l’industriel sur la meilleure utilisation de la paille. D’autre part, l’étude du contenu cellulaire nous renseigne sur la possibilité d’obtenir un blanchiment rapide, de sorte que l’ensemble de ces connaissances nous fixe sur l’avenir économique du produit.
Nous avons aussi constaté que la paille de Manarana (Phloga polystac.hya Noronha, Dypsis nodifera Mart.l constitue un produit de très grande qualité dont la structure se rapproche de celle de la véritable paille de Panama.
Il en est de même de quelques pailles fournies par d’autres Palmiers, le Dura (Phœnix recUnata Jacq.), le Lakatra, d’origine botanique inconnue. Ces pailles ont cependant un avenir moins sûr que la première par. suite de ia présence de cellules à tanin qui gênent le blanchiment.
Nous avons ainsi étudié 26 pailles à chapeaux appartenant aux Palmiers, Gypéracées, Graminées. Parmi celles-ci VAhibano : Cyperus sp., VHarefo : Heleocharis plantaginea H. Br., le Penjy : Lepironia mucronata Ricb., VHaravolovary : Cyperus sp., l’Haravolo : Arundinella stipoides Hack., méritent de retenir l’attention des industriels comme pailles de seconde qualité.
Contribution à l’étude des Anacardiacées de la tribu des Mangiférées.
— Ann. Sc. nat., (9 sér.), H, p. 1-29, 1910.
A l’instigation de M. Lecomte, qui avait spécialement étudié les Anacardiacées de l’Indochine, nous avons recherché si les caractères anatomiques de la feuille (la tige ayant fait l’objet d’études antérieures de M. Jadin) pouvaient venir en aide aux caractères tirés de la morphologie florale.
Nous avons pu ainsi vérifier que la classification anatomique concordait avec les données de la systématique.
Les genres Boiiea et Biichanania, qui au point de vue floral présentent les plus grandes divergences, sont ceux qui anatomiquement s’écartent le plus des autres Mangiférées.
Le genre Mangifera est celui qui semble synthétiser tous les caractères
tirés des différents genres des Anacardiacées. 11 se rattache étroitement aux genres Gluta, MelanorrhecC, Anacardium et Swintonia, ce dernier genre établissant un terme de passage entre les Mangifera et les Bucha-
Le schéma précédent rend compte de ces résultats.