‹ Titres et travaux scientifiques de Henri Benjamin vétérinaireChapitre 1 sur 4 · PATHOLOGIE ET THÉRAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE ET THÉRAPEUTIQUE

1° Note à propos de ta modification à l’opération de la hernie inguinale étranglée chez le cheval, imaginée par M. Siégen, de Luxembourg.

(Recueil de Médecine vétérinaire, Mars 187i.)

Examen critique du nouveau procédé opéraloii'e imaginé par M. Siégen qui conseille de faire une incision le long du cordon tesliculaire pour pénétrer dans la gaine vaginale, en vue du débridement de son collet. Cette herniotomie souscutanée, comme la désigne son inventeur, a de graves inconvénients, dont le principal est qu’on ne peut se rendre exactement compte, comme avec le procédé classique, du volume de l'intestin hernié et de l’état dans lequel il se trouve. On s’expose, en outre, à le blesser, en faisant l'incision de la peau et des tissus sousjacents pour pénétrer dans le sac. Après le débridement du collet de la gaine, la rentrée dans l’abdomen de l’intestin heraié se fait par la nouvelle méthode, à travers des tissus plus ou moins épais, tandis que, d’après l’ancienne, l’œil peut

2“ Sur un cas de rupture de l’artère pulmonaire chez une jument.

A l’autopsie d’une vieille jument de manège ayant succombé au cours d’une leçon, on trouva une rupture de l’artère pulmonaire manifestement athéromateuse.

d’une salive écumeuse, il grognait et montrait les dents à l’approche de t personnes qui lui parlaient ou essayaient de le toucher, refusant fout solide et liquide.

5" Sur un cas de fracture de la trachée observé sur un cheval. {Recueil de Médecim vétérinaire, .loin (876.)

Cette fracture de la trachée, observée sans aucune plaie à la peau, a dl duire sous l’influence d’un choc violent dans la région supérieure du

Elle ne put être reconnue qu'à l’autopsie, l’animal ayant succombé aux suites d’une pleuro-pneumonie gangreneuse. Pendant la maladie, j’avais noté de l’emphysème sous-cutané et j’avais ponctionné un volumineux abcès très étendu, dans la région où la trachée avait été brisée. La fracture intéressait les anneaux cartilagineux et les ligaments inter-annulaires.

6® Sur un cas de cirrhose hyperthrophique âu foie. — Cheval. — Rupture du lole moyen. (En collaboration avec M. le professeur Nocabd.)

(Société Centrale de Uldecine vétérinaire, Juin 1876.)

Présentation de cette pièce pathologique.

T Causeries scientifiques.

{Recueil de Médecine vétérinaire, 1876.)

Mars. — Sur la curabilité des affections morvo-farcineuses.

Juin. — Sur la cardiopathie.

Novembre. — Sur les corps étrangers de l’estomac.

Décembre. — Sur des prétendus cas de ragespontanée du chien.

8® Note sur la morve à Londres en «75.

{Recueil de Médecine vélériiMire.Oclobre 1876.)

Traduction d'un article du Yeterinary Journal.

9° Note sur une affection pseudo-membraneuse de la gaine vaginale chez le cheval. {Société Centrale de Médecine vétérinaire, Décembre 1876.)

A la suite d'une chute dans un trou, avec le tombereau dans les limons duquel il était attelé, un cheval entier, âgé de six ans, présenta tous les symptômes d’une

ayant amené l’épuisement et la mort du sujet, l’autopsie permit de constater les plus curieuses lésions de la gaine vaginale, de tout point analogues à celles de la pleurésie. Il y avait aussi une atrophie très marquée des testicules.

10" Cmisenes menti/iqiies.

{Recueillie Médecine vétérinaire, 1877.)

Avril. — Sur l’action de l’eau de mer sur les poissons d’eau douce.

Juillet. — Sur l’Essai de psychologie de M. le D'Édouard Foumié : « La bête et l’homme ».

Septembre. — Sur la conservation de la viande par le froid.

11“ Note relative à l’action de l’acide salicylique sur la muqueuse de l’estomac du cheval.

(SociétéCentrale lU Médecine vétérinaire, Mai 1877.)

A l’autopsie d’un cheval atteint de pneumonie gangreneuse et ayant ingéré 10 grammes d’acide salicylique en vingt-quatre heures, la muqueuse de l’œsophage et de l’estomac fut trouvée ulcérée sur plusieurs points. La pièce pathologique fut présentée.

12“ Sur un cas d’hydropéricardite avec adénopathie thoracique — Chien. (En collaboration avec M. le professeur Nocabd.)

1S° Causeries scientifiques.

{Recueil de Médecine vétérinaire, J878.)

Janvier. — Sur la boucherie de Paris.

Février. — A propos des maladies incurables.

Avril. — Sur un un nouveau remède réputé infaillible contre la rage.

16° Sur un cas cCobstruction intestinale observé sur le cheval.

{Société Centrale de Médecine vétérinaire, Mai 1878.)

Il s’agit d’un cheval qui avait fini par succomber à la suite de très fréquentes atteintes de coliques. L’autopsie fit constater que l’intestin grêle, sur une longueur do trente centimètres, présentait une partie dilatée, bourrée d’aliments durs et

18“ Note sur un cheval didactyle.

{Société CentraU de Médecine vétérinaire, Octobre 1878.)

Un cheval venant des Pampas de la République Argentine fut exhibé au Cirque d’Hiver comme un phénomène. Il présentait en effet les particularités suivantes rendant tout à fait anormale la conformation de ses quatre membres : du tiers inférieur de la face interne de chaque canon, auquel elle était reliée par un repli de la peau, se détachait une seconde région digitée complète, très bien formée, boulet, paturon, couronne, sabot. Ces quatre doigts supplémentaires, beaucoup

même temps, apparaissaient, aux deux membres postérieurs, de volumineux œdèmes, peu sensibles, gardant l’impression des doigts. Le cornage cessa alors pendant plusieurs jours, pour rêapparattrè jusqu’au moment où l’animal dut être sacrifié, tant son état était devenu désespéré. A l’autopsie, Incapacité du larynx fut trouvée beaucoup moindre qu’à l’état normal, la glotte extrêmement étroite, les cordes vocales molles et flasques, la muqueuse épaissie, infiltrée, de couleur sombre; les glandules hypertrophiées laissaient sourdre du muco-pus répandant

A l’autopsie d’une jument percheronne, propre au service du trait léger, âgée de sept ans, ayant succombé après plusieurs jours de maladie, au cours desquels elle

peine pénétrer l’index. Dans les parois de la partie dilatée, en sept ou huit endroits, le bistouri mit à nu des abcès variant entre les dimensions d’un petit pois et d’une

29” Cas d'hémorragie sur la moelle épinière dans la région lombaire, obseroée sur un cheval de cirque, à la suite dune longue séance de sauts.

{Société Centrale de Médecine vélérimirr, Février t88i.)

Un poney du Cirque d’Hiver, âgé de six ans, très vigoureux, avait pour le saut une aptitude spéciale qu’on utilisait en l’obligeant à franchir des obstacles qui, par

que le liquide qui se trouvait dans la bouche, précisément pleine à ce moment, tombait dans la trachée. 11 faut noter que des graines de lin étaient en suspension dans le purgatif. L’état d’asphyxie immédiat consécutif à cette ingestion dura quatre heures, puis le calme se rétablit et la jument se remit complètement. Je n’étais pas sans inquiétude sur l’issue de cet accident, car je redoutais la complication de pneumonie gangreneuse que je venais récemment d’observer sur un cheval qui était tombé dans la Seine, au moment où il mangeait au pochet sur le port bouviers. Retiré immédiatement, il avait pu regagner, sans peine, la rue Bichat où se trouvait son écurie. Quelques jours après, il était emporté par une pneumonie gangreneuse. Il fut facile, à l’autopsie, de retrouver dans les deux poumons un certain nombre de grains d’avoine qui avaient été entraînés par l’eau dans les voies aériennes.

31" Étude sur la polyurie du cheval. — En collaboration M. le fl' Albert Robin.

pour la plupart, d’une sorte de matière pultaoée. Sur la face, depuis la narine droite jusque sous l’œil, une large plaque ulcéreuse à bords déchiquetés envahissait la joue ; son fond, formé par une sorte de tapis de bourgeons charnus extrêmement fins, avait une teinte rougeâtre dont la couleur vive s’atténuait par un suintement de sérosité jaunâtre qui, par places, s’étalait en nappe mince et s était desséchée en formant une croûte. Ces animaux avaient certainement contracté la morve pour avoir été nourris avec du cheval morveux et il est facile de s’expliquer comment ils se sont inoculés. Pendant leurs repas, ils se querellent, se griffent, et comme leurs pattes sontimprégnées du jus delà viande sur laquelle elles sont placées, ils s'introduisent le virus sous la peau, avec d'autant plus de facilité que leurs ongles sont puissants et acérés.

Sd" Note sur un épühélioma développé à la base de la langue sur la face antérieure de l'épiglotte. — dûment.

(Société CentraU de Médecine vétérinaire. Juin 1885.)

Une vieille jument de gros trait, en assez mauvais état, mais bien portante, fut examinée parce que, d’après les renseignements donnés, elle n’avalait que très péniblement. De fait, il était aisé de voir que la déglutition était presque impossible : les bols alimentaires mastiqués et insalivés retombaient dans la mangeoire. L’examen très minutieux de la bouche ne put rien révéler : rien à la base de la langue, rien à la face antérieure du voile du palais, qui, par une disposition anatomique spéciale propre aux solipèdes, a une telle longueur qu’il ferme entièrement la cavité buccale et que la respiration se fait par les cavités nasales. L’animal mourut d’une pneumonie gangreneuse à la suite d’une tentative pratiquée, à mou insu, avec le bridon â breuvage, pour essayer de lui faire boire du lait. Ce liquide avait pénétré dans les poumons. L’autopsie permit de constater qu’une tumeur du volume d’une pomme d’api, de couleur terreuse, bilobée, siégeait à la base de la langue, en dessous du cartilage épiglottique dont toute la face antérieure reposait sur elle. L’examen histologique montra que cette néoplasie était de nature épithéliale.

36° Sur I

un cas de dégénérescence amyloïde du foie observé sur une jument. — Mort foudroyante à la suite de la rupture du lobe droit.

{Société Centrale de Médecine vétérinaire, Décembre 1886.)

Une jument blanche, propre au service du trait léger, âgée de quinze ans, fut trouvée morte un matin dans son écurie. Elle avait encore, la veille, fait avec son ardeur habituelle, le trajet aller et retour de la porte Saint-Martin au Raincy. A l’autopsie, un flot de sang s’écoule lorsque l’abdomen est ouvert, le foie est rupturé, le lobe droit, déchiré sur tout son bord intérieur, pèse 6 kilos 130 grammes, la capsule de Glisson, très visiblement soulevée, est séparée du tissu hépatique par une pulpe analogue à de la gelée de groseilles. Le reste de l’organe, sur une coupe, présente une teinte jaune lavée. Le lobe droit, incisé dans sa partie supérieure, met à nu une foule de petits îlots hémorragiques. M. Malassez, qui a fait l’cxaraen histologique, a reconnu que le foie était atteint de dégénérescence amyloïde. J’ai profité dé l’occasion qui m’était offerte pour appeler l’attention sur ce fait, à savoir que certains chevaux porteurs de lésions très graves du foie, comme dans le cas actuel et dans le cas de carcinome relaté plus haut, sont susceptibles de fournir, jusqu’au dernier moment, le service auquel ils sont destinés.

.37° Traduction d’une brochure ayant pour titre : « Observation sur la fièvre scarlatine occasionnée par le lait et rapport sur la connexité d'une maladie des vaches avec l’épidémie de fièvre scarlatine dans le district sud-ouest de Londres en 1885, par le professeur Axe du collège vétérinaire. »

[Société Centrale de Médecine vétérinaire. Octobre 1887.)

Voici les conclusions du mémoire : Je suis d’avis que la maladie qui sévissait dans les différents troupeaux avait une origine commune, venant, dans tous les cas, directement ou indirectement, des vaches achetées dans le Derbyshire. Cinq laite-

qu’on m’avait fait le très grand honneur de me demander :

« Nous voici au terme de notre tâche : nous ne nous dissimulons pas ce que ce travail a d’incomplet, aussi voulons-nous, par une comparaison, montrer quelle a été l’impression subie par notre pensée, lorsqu’u n fallu, au milieu de toutes les questions qui tour à tour nous venaient à l’esprit, faire un choix et s’y arrêter. Nous ressemblions à ce pauvre hère que l’imagination d’un conteur fantastique transporte dans un palais étincelant de pierres précieuses et qui n’a le droit d’emporter que ce que contiendront ses deux mains. Sans se laisser éblouir par les feux que jettent les rubis, par les reflets de la lumière se jouant dans les émeraudes, par les tons irisés des saphirs, par la blancheur nacrée des perles fines, sans s’attarder à la contemplation des améthystes et des tons dorés des topazes, il prend deux énormes diamants et s’en contente, estimant qu’il vaut mieux fermer la main sur une seule pierre de grande valeur que sur une poignée d’autres d’im-

vait au centre d’une production pathologique énorme, blanchâtre, irrégulièrement bosselée, englobant l’aorte postérieure et l’œsophage jusqu’à leur passage à travers

!e diaphragme. Très développée, surtout dans la partie antérieure de la cage thoracique au plancher de laquelle elle adhérait par une large surface, elle pesait, avec lecœur.lepoids énorme de 930 grammes. Le sac péricardique, dont les parois étaient épaissies, contenait 125 grammes d'une sérosité roussâtre : son feuillet pariétal, ainsi que le myocarde, était constellé de petites tumeurs analogues à celles des reins. M. le professeur Nocard a bien voulu faire des inoculations à des cobayes, qui succombèrent à des lésions massives de tuberculose bacillaire. L’enquête discrète à laquelle je me livrai, me fit savoir que ce chien était le favori de son jeune maître, tuberculéux depuis dix ans, avec une caverne dans le poumon droit.

St* Présentation de pièces pathologiques. — Chien. — Péricardite et symphyse cardiaque.

{Sociité Centrale de Médecine nitéHnaire, Févrierl89t.)

Ces pièces m’ont été fournies par un vieux chien atteint d’ascite etde péricardite. La cavité péritonéale était remplie par trois litres de sérosité : les reins, bosselés à leur surface, étaient atrophiés. Sur une coupe, il était aisé de voir que la zone médullaire était scléreuse. I.e péricarde, distendu, globuleux, renfermait 800 grammes d’un liquide transparent. Le cœur était fixé à la séreuse très épaissie par un point large comme une pièce de deux francs.

52" Présentation d’un membre antérieur d’un cheval. — Périostose du paturon. — Névrotomie plantaire haute et double. — Troubles trophiques consécutifs de la peau et des tendons. Disparition des cartilages diarlhrodiaux de la première et de la seconde phalange. (En collaboration avec M. Redon.)

(Soàété Centrale de Médecine vétérinaire, Février 1891.)

Un cheval bai, de trait léger, âgé de douze ans, subit la névrotomie haute et double pour une volumineuse périostose développée à la face antérieure du paturon antérieur gauche. Il reprit son service pendant six mois, puis apparut, entre le bourrelet et le boulet, une plaie losangique, de mauvais aspect, mesurant 7 centi-

sation par première intention des plaies scrotoîes. (En collaboration avec M. Redon.)

{Sociiti Centrale de Médecine vétérinaire, Mn 1891.)

Cette tentative a parfaitement réussi sur la plaie scrotale droite. La cicatrisation de la peau s’est faite d’emblée et sans pus. Du côté gauche, au contraire, une hémorragie du cordon se produisit par suite du glissement de la ligature posée sur lui: un caillot du poids de4'‘',S00 fut sorti de la gaine vaginale qui, quatre jours après l’opération, était déjà soudée et dut être incisée au bistouri. Il resta donc, à la suite de cette intervention, une plaie qui se cicatrisa assez rapidement, mais avec suppuration.

53" Opération d'une très wlumineuse tumeur fibreuse de l'épaule sur une jument de gros trait. — Asepsie. — Cicatrisation par première intention.

{SociêUCentrale de Médednevélérinttire,Sm\leHit>i.)

J’ai présenté une jument de gros trait, atteinte dans la région de l’épaule droite d’une tumeur fibreuse du poids de 400 grammes, que j’avais enlevée avec toutes les précautions voulues pour opérer aseptiquement. Sur une longueur de 16 centimètres, il y eut cicatrisation par première intention.

36" Présentation de pièces pathologiques provenant d'un chien de la Terre de Feu, ayant succombe a une néphrite hémorragique.

{Société Centrale de Médecine oéténnaire, Janvier i893.)

Ce chien, âgé de dix ans, ramené tout jeune de la Terre de Feu, succomba aux suites d’une néphrite hémorragique après quelques jours seulement de maladie. La vessie fut trouvée à Tautopsie distendue à l’extrême, remplie par un volumineux caillot sanguin ; sa muqueuse était injectée. Les reins étaient parsemés de taches ecchymotiques, visibles sous la membrane d’enveloppe, et dans l’épaisseur du tissu existaient de larges suffusions sanguines.

37" Présentation de pièces pathologiques. — Sur un très remarquable cas de gastroduodénite chez le cheval. — Intoxication biliaire.

(Société Centrale de Médecine vétérinaire. Décembre 1894.)

Cette observation tire son intérêt de sa rareté d’abord, et ensuite de la précision avec laquelle M. le professeur Trasbot, appelé en consultation, a établi le diagnostic que Tautopsie a pleinement confirmé : gastro-duodénite avec tampon muqueux bouchant l’ouverture du canal cholédoque. Le cheyal hongre, de race normande, propre au trait léger, âgé de dix ans, qui en fut la victime, présenta, un soir, après le repas, des signes de coliques rattachées à une indigestion. Légères au début, elles s’aggravèrent à ce point que tout fut mis en œuvre pour les faire cesser : le

surlendemain, malgré un purgatif huileux, il n’y avait eu aucune évaçuatiou et par suite aucune amélioration. Ce fut à ce moment qu’en raison des symptômes observés, le diagnostic fut porté. De fait, le traitement institué, et dont la base était l’eau de Vichy, amena une telle amélioration que le malade fut emmené à la

point de vue du régime alimentaire. Rentré à Pari^ et considéré comme guéri, le sujet fut encore, un soir, après le repas, repris de douleurs abdominales qui, jusqu’à la mortsurvenue trois semaines après, ne lui laissèrent aucun répit. L’autopsie permit de voir que la muqueuse duodénale, épaissie, revêtait une couleur rouge foncé aux abords de l’ouverture commune au canal cholédoque et au principal canal pancréatique : le repli muqueux l’entourant avait atteint une épaisseur anormale telle que l’écoulement de la bile dans l’intestin ne pouvait avoir lieu. Il y eut donc intoxication biliaire.

58° Présentation de pièce pathologique. — Estomac d'un ours de huit mois dans lequel T autopsie permit de trouver un noyau de pèche arrêté au pylore.

Un ours de Sibérie, âgé de huit mois, exhibé au Cirque d’Hiver, présenta dés troubles gastriques qui amenèrent un tel état d’affaiblissement que la mort survint assez rapidement. Pendant les dernières quarante-huit heures, le sujet vomit absolument tout ce qu’on lui faisait avaler. A 1 ’ouverture de l’estomac, il fut facile de voir que le pylore, très épaissi et très enflammé, était obstrué par un noyau de pêche qui, en raison de la saison, — c’était l’hiver — avait dô être ingéré déjà

59° Observation d’un cas de rechute de pneumonie double, — Cheval, — au cours de . laquelle des injections sous-cutanées d'essence de térébenthine ont paru avoir un effet salutaire.

{Société Centrale de Uédecine vétérinaire, Mars 1898.)

Ces injections sous-cutanées de 7 grammes d’essence de térébenthine, en deux piqûres pratiquées dans la région antérieure du poitrail, provoquaient le soir même

maigreur qui s’accentuait depuis six mois. La palpation de l’abdomen permettait de sentir une énorme tumeur que la main déplaçait et faisait remonter vers le diaphragme. Laparotomisée par M. le D’ Maurice Cazin, la malade, épuisée, succomba assez rapidement. Le néoplasme, du poids de 2*“,500, mamelonné, violacé, fluctuant dans certains points, était un sarcome hématode, développé au bord inférieur de la rate.

62” ÿu

ur une rare complication de la pneumonie infectieuse du cheval. — Volumineux icès sous-lombaires. Ouverture de Fun d'eux dans le lobe pulmonaire gauche par une sorte de canal aboutissant à la bronche principale au milieu dune masse indurée.

(Société Centrale de Médecine vétérinaire. Mars 1896.)

0n cheval entier, âgé de sept ans, propre au service du gros trait, fut atteint d’une pneumonie infectieuse qui évolua dans son cycle habituel. Après avoir repris son service pendant quelque temps, il me fut présenté parce qu’il semblait souffrir, se plaignait fréquemment et avait un appétit capricieux. En présence de symptômes assez mal définis, je réservais le diagnostic jusqu’au jour où la fouille rectale me permettait de sentir, du côté gauche, dans la région du côlon flottant, une tumeur du volume d’une orange, semi-pâteuse, douloureuse à la pression. Je crus alors être en présence d’une néoplasie ou d’un abcès en voie de formation. Le sujet, semblant aller mieux, fut affecté à un léger service, mais on dut le remettre au repos, tant les efforts de tirage paraissaient lui être pénibles. A ce moment, l’exploration rectale, pratiquée à nouveau, ne fournit plus rien de bien précis, la tumeur ayant très manifestement diminué de volume. Le cheval, déclinant rapidement, alteint d’œdèmes aux membres postérieurs — l’urine ne renfermait ni sucre, ni albumine — succomba après une très pénible agonie. La voûte lombaire était le siège de deux vastes foyers purulents : la cavité de celui du côté gauche se continuait par une sorte de conduit qui, traversant le diaphragme, pénétrait dans le lobe pulmonaire gauche et aboutissait à la bronche principale au milieu d’une masse indurée.

fid" Hémorragie consécutive à l'opération de la castration par la torsion bornée pratiquée sur un ânon.

(Soeiité Centrale de Slédeeincvétérinaire, Novembre 1896.)

Cette observation montre que, sur l’âne, il ne faut pas, en raison de la ténuité des cordons testiculaires, user de ce moyen de castration, mais recourir au procédé par les casseaux.

tusion et de commotion cérébrales sur le cheval et l’âne. — De l’influence de quelques lésions cérébrales sur la gestation. — Moyen pratique pour reconnaître la mammite tuberculeuse.—Les niercuriaux et lesbovins.—Lalymphangite ulcéreuse ducheval. — Les fonctions thyroïdienne et parathyroïdienne. — Effets meurtriers d’une balle Lebelsur deux chevaux attelés en paire. — Le microsporum du chien. — La fièvre typhoïde et les puenmonies infectieuses du cheval.

69“ Archives générales de Médecine, Juillet 1899.

(Reçue vétérimire.)

Sommaire : La découverte du microbe de la péripneumonie contagieuse des bêtes bovines. — Tuberculose équine et ovine. — Les pneumonies infectieuses du cheval et leur traitement par applications permanentes de glace. — La rage de la chèvre. — Le sancisson tuberculeux de l’École d’Alfort. —Le procédé Aimé Girard pour détruire les viandes impropres à la consommation aux abattoirs de Marseille. — Le chien à la cuillère. — La fièvre vitulaire des bêles bovines et son nouveau traitement. — Les mélanomes et l'acide lactique. — Un cas curieux d’hérédité

70“ Analyse d’un travail de M. le docteur Salles et de M. Baillel sur le râle de l’infection caséique dans la tuberculose pulmonaire.

(Animes générales de iàdecine, Janvier 1900.)

Les conclusions générales de ce mémoire sont les suivantes :

1“ Il y a deux facteurs pathogènes dans la tuberculose en général. Dans la tuberculose pulmonaire de l’homme et des bovidés, on saisit mieux leur différence de nature et d’intensité d’action morbide.

Ces deux facteurs sont : 1) la toxine bactérienne émanée du bacille de Koch;

2) Les leucomaïnes émanées de la décomposition cadavérique, invivo^ des phagocytes tués par le parasite tuberculeux.

2“ Le premier, représenté par la tuberculine, possède une action locale limitée

à la cellule phagocyte, et sans retentissement connu et appréciable sur l'état général

Le second est le facteur spécial de la phtisie. C’est la leucomaïne caséique. C’est lui qui, par une série d’intoxications caséiques sans repos et suffisante réparation, épuise et tue le malade.

La nature de cette infection cadavérique spéciale, commune en nosologie, donne à la tuberculose pulmonaire son inexorable gravité.

3° Il est donc important de diriger l’effort de la thérapeutique contre cette infection caséique si spéciale.

4“ Enfin, il n’est pas déraisonnable de penser que le jour où la méde cine pourra annihiler l’infection caséique, un grand pas sera fait vers la guérison de la lubcr-

71“ Archives générales de Médecine, Juin 1901.

(Revue vétérinaire.)

Sommaire : La Tristezaou Malaria bovine de l’Amérique du Sud.— Expériences sur la tuberculose en vue de déterminer l’âge des lésions trouvées à l’autopsie et l’importance des divers modes de contamination naturelle. — La dourine et son parasite. — La morve peut-elle récidiver et une première atteinte confère-t-ello l’immunité? — Les .méfaits des toiles d’araignées employées comme hémostatique. — La paralysie du pénis chez le cheval. — L’absorption des matières virulentes par la conjonctive. — La clavelée en Algérie. — Une nouvelle source de claveau pur. —Les chevaux de Paris et les plots. —La horse sickness du Transvaal.

72“ Archives générales de Médecine, Février 1903.

{Revue vétérinaire.)

Sommaire : La white scour et la lung disease des veaux en Irlande. — Le surra à rile Maurice. —La piroplasmose du chien. — Nodosités parasitaires du poumon simulant la morve sur un cheval atteint de plaies d’été. — La putréfaction des viandes de boucherie. — Les moustiques et la clavelée. — La péripneumonie delà

Page 1