SES DÉRIVÉS
Sur la présence de la morphine
boration avec M. Vischniag). —
dans le latex frais du Pavot (en colla- Bull. Sc. Pharm., 22, p. 257-258, 1915.
Sur l’extrait aqueux d’opium (en collaboration avec M. Chacmeta). - Bail. Sc. Pharm., 38, p. 465, 476, 1931.
Etude critique des méthodes de dosage de l'opium (en collaboration avec
M"® Fodrmont). — Bull. Se. Pharm., à l'imprimei’ie.
Altération spontanée des solutions de Chl. d’Héroïne (en collaboratioir
avec M"® Foürmont}. — Bail. Se. Pharm., 38, p. 278-279, 1931.
La plupart des Traités de Matière Médicale rapportent que Topium fraîchement récolté est exempt de morphine. Par suite d’une fermentation, la proportion d’alcaloïde s’élèverait peu à peu pour atteindre le maximum environ un mois après la récolte. Cette opinion implique que l’alcaloïde du latex frais est différent de la morphine et qu’une fermentation, survenant après la récolte, est indispensable pour que cet alcaloïde inconnu se transforme en morphine.
Ces assertions sont complètement erronées. Les dosages de la morphine effectués dans le latex frais du pavot, vingt-quatre heures après la lécolte, et sur un produit de même provenance conservé pendant un an, nous ont donné 11,60 % dans le premier cas, 11,26 et 11,70 dans le second cas, chiffres rapportés au produit séché à 100°. Dans une première expérience nous avons trouvé 18,90 pour le latex frais et 17,70 % pour l’opium. (Le chiffre du premier dosage était un peu fort, car la morphine isolée laissait un faible résidu insoluble dans l’eau de chaux.)
Les pavots traités ayant été cultivés aux environs de Paris, ces dosages confirment le fait que l’opium indigène est aussi riche en morphine que l’opium turc.
L’exploitation en est cependant rendue difficile par les conditions eli~ matériques trop variables, plus encore que par le prix de la main-d’œuvre.
Expert près de la Société des Nations, de la Commission chargée de la standardisation du dosage de l’opium et de ses préparations nous avons été amené avec Mlle Fourmont à vérifier les principaux procédés de dosage de l’opium et de ses préparations et à en faire un exposé critique.
Au cours de ces recherches le sort de la Narcotine dans les préparations nous avait fortement préoccupé. Avec M. Chai,meta nous avons pu constater que dans la préparation de l’extrait, la Narcotine reste presque entièrement dans les marcs. La reprise par l’eau de l’extrait n’enlève que très peu de narcotine. Il faut attribuer ce fait à ce que la narcotine est une base faible qui ne se dissout que dans une solution aqueuse à pn faible, pn 3,6 environ.
On constate un fait analogue sur le Laudanum de Sydenham (expérience inédite), l’alcool à 30° ayant un pH plus élevé que l’eau et le faible degré de cet alcool ne facilitant pas la dissolution des principes alcaloïques.
Les solutions de chl. d’Héroïne (chl. de diacétylmorphine) à 1 % en ampoules s’altèrent très rapidement même dans des verres neutres, et stérilisées par tyndallisation. Il se forme d’abord la monodiétylmorphine, puis l’altération est beaucoup plus profonde. Il faudra donc éviter l’em-
ploi de verres alcalins, de stériliser à l’autoclave et il sera prudent renouveler fréquemment cette préparation.
ACTION PHYLACTIQUE DE CERTAINS ALCALOÏDES VIS-A-VIS D’AUTRES ALCALOÏDES
Action préventive de l’anthorine vis-à-vis de l’aconitine (en collaboration avec M. Métin). •— C. R. Ac. Sc., 180, p. 1132-1134, 1925.
Action phylactique de la bmcine vis-à-vis la strychnine (en collaboration avec M. Lachaise). — C. R. Ac. Sc., 184, p. 1091, 1927.
Rôle phylactique de certains
- Bull. Ac. Méd., 3« série, 102,
Lorsqu’on injecte à un cobaye une dose non mortelle d anthoi cependant suffisante (0 gr. 015 pour un cobaye de 500 gr.), ] heures après, la dose minimum mortelle d’aconitme, soit toxiques, l’animal ne manifeste aucun symptôme, alors qu u témoin n’ayant reçu que de l’acon:' '
L’anthorine a donc une action a de l’aconitine.
Ce fait, une fois démontré, et la durée de l’action protectrice de l’anthorine et la dose minimum d’anthorine nécessaire pour que cette action se manifeste.
Dans nos recherches sur la limite de protection, nous avons voulu établir quelle est la dose maximum d’aconitine que l’on peut injecter, sans que mort s’ensuive, pour une dose déterminée d’anthorine.
Les résultats sont consignés dans le tableau suivant :
de
unités toriques [')
i:SI
Mort après une heure.
“sii’îs:/'*'"'’'’'-"-
.. p.. plp.
L’action de l’anthorine permet donc d’élever de 7 à 10 unités, soit de 30 %, la dose minimum mortelle d’aconitine. Il ne semble pas qu’il y ait intérêt à augmenter la dose d’antliorine pour accroître la limite de l’action préventive.
Si l’on injecte la dose presque mortelle d’anthorine (0 gr. 022 pour un cobaye de 500 gr.), l’animal supporte 11 unités toxiques d’aconitine, mais
des cobayes
QUANTITÉ de sulfate d’anthorino
de repos
les 2 injeetions (en heures)