‹ Titres et travaux scientifiques de Th. TuffierChapitre 36 sur 51 · pp. ry\r · texte numérisé non relu

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Nous avons étudié dans les Archives générales de Médecine de 1892 l’évolution des lésions tuberculeuses du rein, cl j’ai démontré (jue, dans la tuberculose rénale chirurgicale, à cùlé de la pyélo-nëphrite tuhercnleme et de l'infiltration de noyaux tuberculeux dans Vépaisseur de la glande, il fallait placer deux autres formes : Vhydronéphrose tuberculeuse et la tuberculose massive,du rein. Ces deux formes, dont j’ai élahli l existence par de nombreuses observations chnKiues, sont souvent latentes; elles ne s’accompagnent ni d’augmentation de volume de la glande envahie, ni d’urines purulentes, ce qui s’explique par les altérations du conduit excréteur atteint d’urélérite ühlilcranle et par la dégénérescence primilive et massive du rein sans augmcnlation de son volume, conirairement à l’évolution classique de l’inleclion bacillaire renale qui conduit à la formation d’un volumineux abcès.

Vlnjdronéphrose tuberculeuse vraie est rare; d’une part, parce que les lésions mleclieuscs de 1 uretère sont ordinairement mixtes et provoquent le développement de pyélon(iphrites. De l’autre, parce qu’il faut une obliléralion urétérale complète et assez rapide. L’observation qui attira mon allontion sur ces faits est intitulée : tuberculose rénale du côté droit. Népbroloinie. Accidenls de mal de Drighl. Mort. Hydronépbrose tuberculeuse du rein gauche. (V. fig. 58 extraite du Traité de Chirurgie, t. VU.) Les observations consécutives d’aulrcs auteurs et de moi-méme ont aflirmé la réalité de ces faits, et colle forme est maintenant classique.

De ces faits, quels sont les résultats pratiques qui découlent au point de vue du traitements Étant donné que la tuberculose rénale suppurée peut évoluer silencieusement et qu’elle peut être bilatérale, on doit donner la préféiencc, si on n’a pu établir exactement l’état des deux reins, non à la néphrectomie d’emblée, qui cependant semble a priori donner des résultats plus encourageants, mais à la néphrotomie. Cette opération laissera nécessairement une fistule interminable contre laquelle le meilleur moyeu est la néphrectomie secondaire précoce. Elle constitue un procédé d’évacuation du pus et un excellent moyen de diagnostic. Si après l’établissement do la fistule lombaire l’écoulement urinaire à ce niveau est peu abondant; si, d’autre part, l’urine sécrétée par l’autre rein et excrétée par la vessie est de quantité et de qualité normales, elle indiquera l inlégrile physiologique do ce rem, et alors la nephrecloinie secondaire précoce s’imposera pour remédier à la tistiilo lombaire et à la suppuratiun qui l’accompagne.

Depuis cette époque (1892), la néphrcelomie primitive a justement gagné du terrain.

Formes cliniques de

la tuberculose rénale (forme douloureuse, formi ladies des organa génilo-urinaires, 1893, t. XI, Juillet,

s hématurique).

pp. 495-502.

De la périnéphrite tuberculeuse et des abcès froids périuéphrétiques. Gaz. heb. de Méd. et de Chir., 1891, 2" sér., t. XXVIII, 9 mai, pp. 223-22,').

La tuberculose de la capsule adipeuse du rein et son rWe principal ou secondaire dans les infections bacillaires de cet organe sont l’objet de ce travail.

.l’ai distingué trois formes de périnépliriles tuberculeuses : formes hypertrophique, fongueuse, abcès froid.

Comme type de la première, je rapporte l’observation d’une malade opérée ii llcaujon d une tumeur volumineuse du liane droit. .le Irouvais la capsule adipeuse considérablement hypertrophiée-, le rein, de volume normol, mais farci d’abcès tuber. culeux, y était enfoui (fibro-lipomatose pérircnale).

La deuxième forme exislail chez une femme que j’opérai pour une pyélo-néphrite

rénales et suture de la poche à la peau est suivie, trois mois après, d’une fistule persistante, qui nécessite la néphrectomie. L’atmosphère graisseuse périrénale ressemblait aux fongosités d’une tumeur blanche et entourait de toutes parts le rein ; le foyer tuberculeux s etait propagé entre deux points de suture et avait infiltré jusqu’à la gaine du psoas.

La troisième forme est plus fréquente. Ces abcès froids sont g é I t icondaires à des lésions du rein, des vertèbres ou de l’appareil pleuro-pulmonaire. Dans les lésions rénales, la pi-opagation se fait avec ou sans perforation de la capsule propre Dans les lésions vertébrales, l’infection peut envahir le rein, soit à travers sa capsule, soit, comme je l’ai fait connaiire, par l’intermédiaire de l’uretère; dans ces cas l’infection passe derrière le rein sans le toucher, gagne la région celluleuse péri

VL LITHIASE RÉNALE

1 de l’uretère, néphrolithotomie, extraction du calcul à tr suturée sans drainage. Héunion par première iutentioi Maladies des organes génito-urinaires, Paris, 1892, f. X, pp.

De la néphrolithotomie

crises ou dans leur inlervalle, qui donnent la clef du diagnostic. Cependant, chez certains sujets, la coexistence de litliiases mulliples. mise en évidence par le professeur Dieulafoy, peut induire en erreur.

Rapport sur : « Anurie calculeuse ; rein unique, néphrotomie, guérison », du D'' Gui-

bal (de Béziers). Bull, et Xém. de la Soc. de Ckir., 1905, 12 avril, p. 378.

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