Titres et travaux scientifiques du Dr Joseph Guyot...concours pour l'agrégation, 1907, section de chirurgie et accouchements
reste à l’état de véritable corps étrangers de l’articulation. La luxation spontanée paraît être exceptionnelle ainsi que les destructions du rebord cotyloïdien mentionnées dans les faits de Coudray et Monnier. Les dégâts anatomiques paraissent avoir leur maximum au niveau de l’extrémité supérieure qui peut à la longue participer aux phénomènes destructifs et présenter des altérations analogues à celles que nous avons pu nous-même observer ; dans quelques cas, le canal médullaire est lui aussi envahi par le
revue les signes généraux et locaux de l’ostéomyélite de la tête qui peuvent se rapporter à des formes suraiguës, aiguës ou subaiguës. Parmi les signes subjectifs nous donnons une place importante à la douleur provoquée par les moindres mouvements du membre inférieur, irradiée exceptionnellement à l’article sous-jacent (gonaîgie), réveillée par la pression à la base du triangle de Scarpa. L’impotence fonctionnelle est dès le début absolue.
Parmi les signes objectifs nous étudions
а) Vaüitude anormale en abduction et ro
б) L& contracture musculaire \
c) La déformation peu prononcée au débi d’un gonflement léger; plus tardivement l dit a en gigot » ou « en baril » ;
d) La circulation, veineuse superficielle q
e) La fluctuation, surtout marquée dans
oerfîcielle qui manque rarement ; irquée dans la région des adduce faut pas attendre ;
Chassaignac paraît être un signe
tout à fait exceptionnel ; g) h'adénite inguinale.
Le groupement variable de tous ces symptômes nous fait admettre trois types cliniques auxquels nous croyons pouvoir rapporter toutes les observations publiées; ce sont les formes ;
Typhoïdes analogues à celles qu’on peut observer dans toutes les localisations osléomyélitiques aiguës ;
rentes et la conduite à tenir a été diversement jugée: la discussion porte surtout entre la simple arthrotomie, Varthrotomie avec opération osseuse conservatrice (Chavannaz) et la résection. Tout le problème repose sur les faits suivants; en ouvrant simplement l’article, on risque de pratiquer une opération insuffisante, puisque la lésion est au début d’origine osseuse; en réséquant on supprime l’extrémité supérieure de l’os et on court presque fatalement au raccourcissement ultérieur. Cependant en présence d’accidents graves et si surtout l’intervention n’est pas pratiquée dès l’éclosion des phénomènes morbides,nous concluons: «l’arthrotomie estinsuf-
L’enfant qui fut le point de départ de ce travail était un prématuré débile, ne pesant à la naissance que i.3oo grammes. Il nous fut présenté à la consultation de l’Hôpital des enfants pour une malformation des membres inférieurs. Ceux-ci présentaient une attitude permanente que la photographie (fig. 2 ) reproduit et
trique. Le bord interne du pied est devenu antérieur et le bord ex-
et en contact l'un de^’autre. Il existe une saillie anormale à la base du triangle de Starpa ; le trochanter est élevé au-dessus de la ligne
liagnosliquer
■osités et cautérisations répésproduisant le type clinique
scaphoïde.
spécifique, quelle que soit la forme sous laquelle on l'applique. Ce n’est qu’après avoir constaté cette insuffisance du traitement médical que l’on peut songer à faire appel à la thérapeutique chirurgicale. Dans ces cas, tantôt le tibia est seulement augmenté de volume, d'autres fois, il est régulièrement hyperoslosé. Dans notre observation, ainsi que dans les faits de Ménard, Hoffa et Gangolphe, on note un allongement hypertrophique, aboutissant à la production d’un pied platvalgus. A.u point de vue macroscopique, on rencontre rarement les galeries hélicoïdales décrites par Poulet ; pas de séquestres; quelquefois l’os atteint est creusé de petites cavités remplies d’une substance sèche et pulvérulente. Le caractère anatomique le plus constant, c’est l’existence à'ostéite condensante ; le tissu malade est dur comme l’ivoire et se laisse à peine entamer par petits copeaux. D’autres fois, le tibia paraît bourré de gommes syphilitiques qui le déforment et lui donnent un aspect irrégulier.
Nous croyons qu’après l’essai infructueusement prolongé du traitement médical, le chirurgien est, dans ces cas, autorisé à intervenir. Suivant les circonstances, il dirigera son opération : dans tous les cas, il trépanera assez largement et continuera le traitement spécifique.
L’étude des observations que nous avons recueillies nous permet d’affirmer qu’avec les soins antiseptiques habituels, cette intervention est complètement bénigne. Nous devons à la vérité de dire
Grâce à cette technique, nous pûmes facHement réaliser une su-
]i\ facilite beaucoup l'ir
tement préalable ■
Sur un procédé de cerclo-suture de la rotule. Communicalion
foyer fui incisé, débarrassé d’une grande quantité de caillots, ce qui nous permit de voir un jet de sang rouge sortant de l’artère fessière à son émergence. La ligature en fut facile. La guérison se fil sans incident.
Cette observation, curieuse à plus d’un titre, nous a permis de nous rendre compte que, sans la ligature préalable de l’iliaque interne, l’intervention menaçait d’être très difficile, elle eût pu être fatale étant donné l’état d’anémie aiguë de notre opéré. Il nous a paru qu’il serait dans ce cas peu prudent de suivre le précepte actuel de la chirurgie vasculaire, en faisant d’emblée porter notre inter-
HHHI
tirpation, à laquelle, jusqu’ici, on a ei Fractures de l’extr. inf. de l’humérus.
(Mouchel,
Ligature de l'hypogastrique
Plaie du médian. Soc. anal, et physiologie, 27 nov. 4905. ' »
- Communication relative à un malade ayant reçu un éclat de verre à la partie antérieure du poignet et présentant de l'anesthésie de laiace palmaire du pouce, de l’index et du médius. Soupçonn nant l'existence d'un corps étranger, nous fîmes une incision^ qui. flous permît de constater l’existence d’une plaie incomplète-.du nerf médian: <[
de faire une amputation tardive de régularisation. Il nous a paru plus sage de débarrasser notre blessé d'une large surface infectée-, où l'absorption n’aurait pas manqué de se faire les jours suivants, diminuant ses faibles chances de guérison;
Empalement, in thèse de Millon, Bordeaux, 1906.
Observation relative à un enfant de douze ans, tombé à califourchon sur une barrière à claire-voie. Large plaie périnéale ayant décollé l’anus et le rectum. Après lavage, suture des muscles releveurs et du périnée. Accidents de suppuration nécessitant l’ablation des sutures. Malgré cela, réunion complète sans fistule.
Congrès de l'avancement des sciences, 1906..
Les suppurations osseuses de l’ostéomyélite aiguë n’envahissent la diaphyse, dans les cas habituels, que par voisinage. Fci, il s’agit d’un foyer secondaire et tardif de l’infection ostéomyéliÜque, dans lequel, par voie sanguine, s’est faite une infection de la diaphyse de l’hitmérus, les deux épiphyses de cet os n’ayant à aucun mo-
Par la trépanation de l’os, on trouve un foyer enkysté, véritable
nous eûmes recours à une tarsectomie postérieure de chaque côté,
l’incision dorsale externe de Bœckel, adoptée depuis plusieurs années par notre maître le professeur Piéchaud, nous fûmes conduit à enlever à droite et successivement : l’astragale, le cuboïdeet le scaphoïde. A gauche, aprèsl’ablation de l’astragale et du cuboïde nous constatons que le pied ne se redresse qu’incomplètement,
employée
du repos ;
seur agrégé Chavannaz). Bulletins de la Sociélé de Pédiatrie, (TObsté- Irique et de Gynécologie, U mai IflOl.
L’intérêt du cas que nous rapportons réside d’une part dans les difficultés du diagnostic, et d’autre part, dans les particularités de l’intervention. La trachéotomie basse fut insuffisante pour amener l’expulsion spontanée du corps étranger (haricot), dont le volume s’était accru par hygrométrie. La technique employée dans celte observation est exceptionnelle : lorsque le corps étranger se déplaçait dans la trachée, il était impossible de l’extraire car il passait à frottement dur et malgré tout ce qu’on pouvait faire, l’asphyxie
Le&tumeurs éléphantiasiques de la mamelle bien étudiées par Virchow et dont de nombreuses observations ont été publiées depuis, sont caractérisées en général par ce fait qu’elles sont bilatérales et surviennent souvent à l’occasion de la grossesse. Le cas que nous rapportons dans ce travail est intéressant parce qu'il s’agit d’une
place à côté des faits rapportés par Manec, Monod, Huslon, Hunle^ Lane, etc., son poids était de 19 livres et sa circonférence de75cen-
Ln point sur lequel nous insistons et qui contribue aussi à l’intérêt de ce fait ce sont les conditions tout à fait spéciales dans lesquelles l’opération fut décidée. Le néoplasme par son volume et son poids gênait énormément les mouvements ; les éruptions eczémateuses de la peau étendues sur une partie notable de la tumeur (fig. 25) et le suintement très abondant qu’elles déterminaient indiquaient l’opération sanglante. Mais d’un autre côté, la débilité mentale de notre malade atteinte de troubles cérébraux très marqués posait à nouveau celle question si intéressante des interventions chirurgicales chez les aliénés. Des constatations, que nous avons pu faire à ce sujet chez cette malade, nous portent à pen.ser que dans ce cas où pourtant l’on pouvait espérer, en enlevant la
lil apporté b. l’élude de plus parliculièrernenly
: chirurgie spéciale des aliénés
'alternent de la pleurésie purulente chez l’enfant obéit aux I exigences que chez l’adulte : ouvrir et drainer. Dans six
considérée comme une dernière ressource à laquelle on s’adressera non pas d’emblée mais seulement après échec des moyens plus modérés mais tout aussi efficaces sur lesquels nous attirons l’atten-
pyosepticémie à marche rapide.
Nous attirons particulièrement Tattention, dans celte commun»* cation, Sur le polymorphisme symptomatique, qui est pour nous une des caractéristiques cliniques de l’ostéomyélite vertébrale, dont les manifestations peuvent se rapporter aux cinq types suivants :
typhoïde, 2» méningitique^ pneumonique,4 ® périto^iéal, 5® septicà^ mique, 11 semble en etîet que çe sont, là les modalités variées de cette affection : formes déterminées à la fois par le tempérament
août 1908 au Congrès d’Angers, nous tenons à signaler le travail paru sur le même sujet, presque en même temps, dans la Revue d'Orihopédie, septembre 1908, sous la signature du Docteur Grisel, .et dont les constatations corroborent celles que nous .avions pu faire.
In tbèse Gheobghieff, Bordeaux, 4902.
Si l’on peut discuter, à l’occasion du traitement des angiomes, entre les avantages de l’électrolyse et de l’intervention sanglante, il est des cas où l’extirpation est le procédé de choix : en particulier lorsque l’angiome circonscrit est ulcéré. L’observation ’VI, qui figure dans ce travail et qui nous est personnelle, est relative à un enfant de vingt mois portant-dans la région thoracique un angiome caverneux du volume d’une mandarine avec ulcération centrale. L’extirpation que nous pratiquâmes fut assez facile, malgré un pro-
téritique;'tEii eoUaboration-'aveb le proleaseur agrégé Monoour.) AmaUs de-Médecine et de Chirurgie infantiles, m«-
Ayant en 1898, dans le service de M. le docteur Saint-Philippe, à soigner plusieurs enfanta atteints de diphtérie oouiaire, nous fûmes frappé, au cours de cette épidémie, de la résistance des lésions
tement local approprié. Coopez, en 1897, avait démontré par des expériences sur le lapin que le sérum antidiphtéritique injecté sous
céphaliqu
laire. Après ch
Tumeur gazeuse du cou. Trachéocèle bilatérale chez un enfant rachitique.^ Journal de médecine de Bordeaux, 7 octobre 1906.
Chez un enfant de l’Assistance publique, présentant un très mau- \ ais état général, il nous fut donné d’observer l’existence, sur les parlies latérales du cou, d’üne tumeur volumineuse, augmentant conidérablement pendant l’expiralioh,‘s’affaissant au cofilraire à l’inspiration et présentant tous les caractères des trachéocèles. Nous avons recherché, sans le'trouver, le signe de Larrey (crépitation gazeuse à la périphérie). La pression sur un point bien défini de chaque côté empêchait l’apparition de la tumeur et affirmait la communication avecJes parties latérales de la trachée. Fallait-il avec Faucon 1873} penser à une malformation con¬
génitale ? Nous y ^Poyons, sans pouvoir l’affirmer. Il est certain qu’avec Larrey, Heidenreich et Dubar, nous ne saurions mécon-
observations du baron Larrey pendant son séjour en Égypte. En ce pays, les aveugles sont employés par les chefs de la religion mu- Jiulmane à chanter les versets du Coran aux chapiteaux des minarets. Lorsqu’ils ont chanté à chaque heure du jour et de la nuit pendant plusieurs années, ces crieurs égyptiens ont le cou déformé par une tumeur aérienne, qu’ils compriment au moyen d’un collier
lement analogue que nous recourrons chez notre petite malade.
caractères que lui attribue son auteur. [Leçons de Clinique et Technique chirurgicales. Charité^ Hôtel-Dieu^ *899-1904.),
ver qui ressemblât à l’appendice vermiforme. Quant à l’induration, elle siégeait sur la paroi postérieure du cœcunr, qui était plaqué et adhérent à la fosse iliaque. Nous pratiquons avec l’ongle le décollement de la paroi cæcale, et l’ampoule ainsi libérée est extériorisée sur des compresses, où nous l’examinons. Il existe, sur l’étendue de 4 centimètres environ, un placard dur dont la surface représente la zone décollée de la fosse iliaque ; induration qui est bien dans l’épaisseur de la paroi postérieure du cæcum, qui a une consistance et un aspect uniforme, mais dont la nature et la configuraiion ne rappellent en rien l’appendice et font plutôt penser soit à un petit noyau nédplasique, soit encore à ces formes de tuberculoses hyperplasiques si bien décrites, il y a quelques années, par Pillietet Hartmann.
Cependant, l'absence de l’appendice à son siège habituel ne nous fit pas abandonner notre diagnostic primitif, malgré l’aspect troublant des lésions que nous avions sous les yeux. Avec la pointe du bistouri, nous incisâmes par petits coups la partie de la paroi cæcale, siège de l’induration. Après avoir traversé quelques millimètres de tissu scléreux, nous pûmes constater que l’appendice était complètement enfermé au centre de cet amas de tissu fibreux ; nous l’isolâmes prudemment, craignant, à chaque instant, de perforer l’intestin. Complètement séparé de son lit, l’appendice avait une longueur de 4 centimètres et un calibre variable suivant les points : la partie terminale étant plus volumineuse. Nous réséquons l’appendice, dont le pédicule est enfoui dans la paroi cæcale, et terminons l'opération par une suture méthodique de la paroi abdominale.
La guérison survint sans incident, et, un mois après, le malade quittait rhôpital.
Chez un sujet âgé présentant, depuis de nombreuses années, des troubles de la défécation, il se produisit sous l’influence d’un lavement abondant, une issue par l’anus d’une tumeur pédiculée du volume d’un poing qui, examinée histologiquement, était un carcinome encéphaloïde. Après large extirpation du pédicule, survie de six mois, puis récidive. Nous émettons l’opinion que, vraisemblablement, il s’agissait dans ce cas d’une transformation maligne d’un polype du rectum
Les ostéomyélites coxales, bien étudiées dans la thèse de Goullioud (de Lyon), sont divisées en ostéites cotyloïdiennes et ostéites marginales. Dans un cas d’ostéomyélite chronique de la crête iliaque rentrant dans la classification des ostéomyélites marginales, nous avons pu constater, chez un enfant, deux ans après le début de raffection, des déformations très accusées du bassin. Du côté malade, la radiographie montre une atrophie manifeste, un aplatissement de la ceinture pelvienne. L’étude de celte complication n’ayanl, à notre connaissance, pas été signalée, nous attirons l’attention sur l’existence de celte déformation susceptible, chez la femme, de complications obstétricales faciles à prévoir.
///« Congrès de Gynécologie, d’Obslélrique et de Pédiatrie, Nantes, 4901 et In Thèse Barrère, Bordeaux, 1903.
Dans ce travail, nous étudions à l’occasion de l’observation complète d'une petite malade de deux ans, les caractères des sarcomes primitifs du vagin chez l’enfant.
Le cas que nous rapportons vaut la peine d’être signalé étant donnée la rareté des observations analogues; nous n'avons pu à ce .moment en retrouver la trace parmi la bibliographie française. Dans le travail de Veit, paru en 1897 dans le Hanbuch der Gynàkologie, se trouvent relatés 16 cas, dont l’étude comparative avec notre observation personnelle nous a permis d’établir quelques-uns des caractères anatomiques ou cliniques de ces tumeurs.
Dans l’observation que nous relatons ; deux mois avant son entrée à l’hôpital, l’enfant avait eu quelques perles sanguinolentes puis brusquement une grosse perle de sang rouge. Au bout de quelques jours, une tumeur s’était montrée à la vulve et en môme temps on avait noté de la dysurie ayant nécessité des cathétérismes répétés de la vessie.
L’urine claire et limpide au début, devint purulente. La tumeur
$ sphacèle et disparaît même complèleme
Présentation d’un enfant qui <
i syphiUtique chez i