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II. — SYNDROMES RADICULAIRES DU MEMBRE INFÉRIEUR

Dans plusieurs travaux successifs, dont le premier en date est un article paru dans la Presse Médicale. 5 octobre igoi, j’ai, en collaboration avec G. Sabaréanu, étudié un cas de sciatique à topographie radiculaire, dans le service du P' Landouzy sous le nom de sciatique radiculaire unilatérale. Dans ce travail je confirme les faits enseignés par mon maître Déjerine, et j’étudie les troubles sensitifs qui se montrent dans la i'* et 2* sacrée et dans les dernières racines lombaires.

Aux types classiques des sciatiques névralgies et des sciatiques névrites, on doit ajouter le type de la sciatique radiculaire.

J’en fais ressortir les caractères anatomo-cliniques et j’insiste sur l'étiologie syphilitique.

Ce travail initial est suivi, en 1906, d’une étude de dix observations personnelles de sciatiques radiculaires dans la Revue de médecine du 10 novembre 1906. Je reprends les caractères des troubles sensitifs dans chacun de ces cas, et j’établis un schéma montrant la constitution du nerf sciatique.

Ces dix cas précisent l’étiologie et la pathogénie méiiingo-radi-

Ils servent à l’étude des réflexes des troubles vaso-moteurs, et

Le diagnostic avec les syndromes de la queue de cheval et de l’épicône est traité avec détail dans ce travail.

Valeur diagnostique et pronostique de la sciatique radiculaire (Le syndrome radiculaire sciatique et la syphilis).

Frappé de la fréquence de la syphilis comme cause des sciatiques radiculaires, ainsi que l’enseigne le P' Déjerine, je montre dans ce travail, la valeur diagnostique da syndrome scialique radiculaire, pour remonter à l’étiologie syphilis.

Souvent celle-ci est démontrée par des accidents connus :

Parfois elle est larvée, et la sciatique radiculaire prend alors la valeur d’un signe révélateur ;

de chaque côté de la ligne qui indique le trajet du nerf.

Le trajet fessier et fémoral du nerf sciatique, sa situation et ses rapports nous expliquent les raisons de sa vulnérabilité plus grande et la facilité de son exploration dans certains endroits.

Ces points correspondent aux points de Valleix que j’ai figurés sur le schéma ci-contre.

1“ Le point lombaire, immédiatement au-dessus du sacrum ;

a” Le point iliaque ou supérieur de Valleix, vers le milieu de la crête iliaque et au-dessous d’elle (là où se termine le nerf fessier

4“ Le point fessier, placé à l’extrémité supérieure de l’échancrure sciatique (point d’émergence du grand nerf sciatique).

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distribution radiculaire décelant la participation non plus seulement du tronc sciatique mais des racines qui le constituent.

III. — Etiologie et pathogénie. — En dehors des causes fréquemment invoquées et appartenant à des prédispositions tirées de l’âge, des professions, du rôle, des habitations humides et froides, j’ai étudié l’influence que certaines maladies peuvent exercer sur l’apparition de la sciatique.

Frappé, avec mon maître le P' Déjerine de la fréquence de la syphilis dans ce rôle, j’ai observé des faits qui m’ont permis de confirmer ses idées sur ce point.

La syphilis joue dans l’éclosion de la sciatique un rôle capital.

Plus on recherche les stigmates de la syphilis, et plus on se rend compte, qu’à côté de ses déterminations cutanées et muqueuses et de ses localisations centrales systématisées, elle peut donner Heu à différentes modalités cliniques dont l’étiologie restait encore obscure. Bon nombre de cas de sciatique en sont des exemples patents : qu’il s’agisse de sciatique névralgie, névrite ou de sciatique radiculaire.

Depuis longtemps déjà le P' Fournier a insisté sur la fréquence de douleurs affectant d’une manière toute parcellaire, le territoire du sciatique au cours de la période secondaire de l’infection spécifique. La fréquence de ces névralgies sciatiques est si grande qu’il les place immédiatement après les névralgies de la tête. On sait que ces névralgies de la tête ont une importance telle en matière de syphilis que l’on a coutume de les considérer non comme des complications, mais comme de véritables symptômes révélateurs.

D après ce fait, on peut juger de la multiplicité des cas de syphilis affectant le tronc ou les origines du sciatique.

Le mécanisme de l’infection est d’ailleurs variable.

A la période secondaire le nerf peut être pris de différentes façons et malgré l’absence d’autopsie, on peut, par comparaison avec ce qui se passe pour les complications nerveuses de cette période et

culeuses savent faire œuvre de toxinémie, de luberculinémie ».

En résumé, à chacune de ses périodes comme dans chacune de ses modalités anatomo-pathologiques la tuherculose est susceptible de créer des déterminations nerveuses tronculaires, névritiques ou

Le mécanisme de l’altération de l’élément anatomique est variable dans les différents cas et si la part que l’on doit accorder il

variable.

A peine sensible parfois, elle peut au contraire être considérable. Les mensurations démontrent encore que l’atrophie porte exclusivement sur le muscle et que la peau, le tissu cellulaire, les os paraissent respectés.

Daus le type de la sciatique radiculaire, l'atrophie musculaire est fréquente mais avec une topographie souvent parcellaire.

Cette disposition tient à la répartition de l’innervation radiculaire ainsi que j’ai pu le mettre en évidence. J’admets que l’atrophie ne se limite pas seulement à la face postérieure de la cuisse et de la jambe mais qu’elle peut encore affecter tes autres muscles du membre inférieur.

valions constatent une dissociation. Celle-ci porte alors, le plus souvent, sur la persistance de la sensibilité à la température. Lorsqu’on a aOaire à de l’anesthésie, il faut savoir que rarement celle-ci est égale sur tout son territoire. 11 existe généralement à la limite supérieure et à la périphérie de cette anesthésie, dans le cas de sciatique névralgie et de sciatique névrite (sciatiques troneulaires) une zone d’hypoesthésie.

Parfois à l’hyperesthésie fait place l’anesthésie.

Technique d’exploration de la sensibilité. — Avant d’aborder l’étude de la sensibilité dans la sciatique, il est indispensable d’a-

La sciatique des diabétiques, d’ordinaire bilatérale, s’accompagne de névralgies dans d’autres nerfs, elle peut alterner avec une paralysie faciale ou avec des augmentations ou des diminutions de la glycosurie.

La sciatique blennorrhagique est facile à reconnaître lorsqu’elle

nale, etc.), onlaisse très souvent dans l’ombre la véritable étiologie

Ainsi que nous l’avons vu la syphilis se montre comme une cause des plus fréquentes des sciatiques et réalise ordinairement le type de la sciatique radiculaire.

La mononucléose céphalo-rachidienne qui est la règle habituelle ne fut pas constatée.

En dehors de l’intérêt présenté dans ce cas, pour le diagnostic étiologique du coma et les circonstances dans lesquelles il apparut, il me semble que l’on doit insister sur les résultats tirés de l’examen cytologique du liquide céphalo-rachidien, parce qu’ils sont de nature à montrer un des côtés de la pathogénie des accidents nerveux au cours de l’accès aigu du paludisme.

Dans la présente observation, j’ai pu constater, lors d’une première ponction, la présence de lymphocytes répartis sur plusieurs champs. Cette constatation prend encore plus de valeur si l’on ajoute

D’autre part, il n’est pas sans importance de se souvenir de semblables faits, lorsque l’on veut interpréter les résultats de la lymphocytose rachidienne, et, en l’absence de commémoratif clinique, il ne faut pas se hâter d’en faire l’équation d’une syphilis ou d’une tuberculose méningée. Si, à la vérité, ces étiologies correspondent à l’immense majorité des cas, le paîadismeaemble, dans des conditions spéciales, devoir entrer en ligne de compte, et il serait bon gae des observations ultérieures puissent permettre de dire dans quelle me-

Aux membres inférieurs, l’atrophie n’occupe alors que la jambe droite. La cuisse est notablement atrophiée.

Le pied gauche est en extension. L’équinisme est moins prononcé qu’à droite. Il présente une légère tendance à l’adduction.

La sensibilité est intacte, il existe une diminution de la contractilité faradique dans les muscles atrophiés.

L’observation prise en 1885, onze ans après, montre les « pro-

crâne, le détroit supérieur est grand ouvert sur l’horizon. Le coccyx occupe le centre du détroit inférieur, le bassin est antéversé.

c) Anomalies de courbures des différents-segments de la colonne vertébrale. Par suite de l’ensellure très accusée du squelette, la colonne lombaire fait une forte saillie en avant. La courbure antérieure de la région ce rvicale a presque disparu.

d) Déformation des diaphyses. La diaphyse de l’humérus décrit une forte courbe à convexité postérieure. Le fémur est remarquable par la disparition de sa ligne âpre, et par l’exagération de sa courbure antérieure. Diminution frappante de la surface poplitée, qui de 5 centimètres et demi chez un adulte vigoureux tombe ici à 2 centimètres et demi. Même élat lisse des tibias, péronés, clavicules, omoplates, et du maxillaire inférieur.

A ces différentes malformations squelettiques s’ajouteut de très importantes constatations tirées de l’examen radioscopique du squelette. Altérations dont ce travail contient, pour la première fois, la description symptomatique, chez les myopathiques.

confirmation de la description de la myopathie telle que Landouzy et Déjerine la publièrent en 1886.

Ce travail contient donc Vhistoire d'un myopalhique suivi pendant trente ans : autopsie et dissection complète des muscles, étude du squelette, de ses multiples déviations osseuses, de ses attitudes vicieuses, ayant abouti aux déformations lombaires, cervicales, au thorax myopathique, au bassin vicié. L'examen radioscopique a pu mettre en évidence, pour la première fois, l'altération de l'architecture osseuse chez le myopathique.

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