‹ Titres et travaux scientifiques du Pr Edmond DelormeChapitre 25 sur 27 · Sur les ruptures musculaires · texte numérisé non relu

Sur les ruptures musculaires

[Bull. elBiém. SoG. Chirurgie et Gazette des hôpitaux, décembre 1893.)

A propos de la présentation des deux malades de M. Michaux, il y avait eu confusion entre les signes des ruptures ou fausses hernies et des hernies vraies; M. Delorme rappelle les signes des hernies vraies, contrôle les expériences de Farabeuf et de Guinard, montre que, dans certains cas de rupture, le muscle parait normal à sa surface et qu’il faut se garder, d’après l’inspection de cette dernière, de conclure à une hernie alors que dans la profondeur peuvent exister des dépôts osseux.

Considérations sur le traitement de ces ruptures. M. Delorme n’admet l’intervention que dans les ruptures totales.

14. Note sur un cas de désarticulation du genou P'atiquée pour gangrène scarlatineuse.

(Même recueil, 1894.)

Les conditions si fâcheuses dans lesquelles l’opération a été entreprise chez ce malade (gangrène, albuminurie, hecticité) plaident en faveur de cette opération. M. Delorme a, dans ce cas, utilisé le procédé en raquette antérieure qu’il a imaginé et décrit dans son mémoire cité.

75. Observation de rupture musculaire du grand pectoral, à ses attaches sternales.

Exemple d’une rupture musculaire à siège rare.

76'. Sur l'inutilité et les dangers habituels de la recherche des balles de revolver logées dans le cerveau.

(Bulletins et Mémoires de la Société de Chirurgie, 1894,

La question de la recherche des balles de revolver du commerce logées dans le cerveau a été l’objet, à la Société de Chirurgie, d’une discussion longue et qui marquera sans doute dans l’étude do cette question d’un intérêt pratique journalier. M. Delorme, se basant

des expériences cadavériques, a montré l’inutilité et les dangers

18. Note sur une fracture du fémur par contact, par balle, à grandes esquilles; recherche rétrospective des signes de cette fracture.

L’observation de ce malade vient à l’appui de la classification des fractures par coup de feu qu’a établie M. Delorme. Elle montre que l’élargissement de l’os, si typique dans ce cas, et qu’onpourrait rattacher, à première vue, à un cal volumineux n’est dû qu’û un déplacement excentrique d’une grande esquille. Les saillies de cette esquille, jointes à l’élargissement osseux, permettent d’affirmer le diagnostic de fracture à grandes esquilles.

La déformation particulière de la balle et l’absence d’esquilles libres, primitives, servent à établir le diagnostic de fracture par contact.

Cette question du diagnostic, comme le fait remarquer M. Delorme, est capitale, car de lui découlent en partie les règles de la thérapeutique primilive et consécutive, de l’ablation des esquilles et des séquestres. Comme les signes do ce diagnostic qu’a indiqués M. Delorme sont peu connus et mis en doute par certains, le contrôle apporté dans ce cas par l’examen des membres de la Société de Chirurgie donne un réel intérêt à cette observation.

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