Titres et travaux scientifiques
— De l’Exophtalmos intermittent ou « Exophtalmie volonté ». (Mémoire publié dans la Gazette des Hôpitaux
trois mois seulement la profession de. gaveur de pigeons,
purulents, et se décida à entrer à l’hôpital à la suite d’une hémoptysie légère. On constata dans la partie moyenne du poumon gauche un foyer de congestion assez intense. La notion de profession nous amena à rechercher l’aspergillus fumigatus dans les crachats, et nous pûmes l’y rencontrer; un pigeon inoculé mourut en quarante-huit heures et nous retrouvâmes le champignon dans les viscères de cet animal.
Ce qui est intéressant à signaler dans cette observation, c’est que jamais nous n’avons pu colorér de bacilles de Koch sur les préparations faites avec les crachats du malade, et cela malgré de très nombreuses recherches ; de plus, un cobaye inoculé avec les crachats fut sacrifié au bout de quarante jours ; il ne présentait aucune trace de tuberculose, pas même au point d’inoculation.
Ce serait donc là une observation de pseudo-tuberculose as-
liaires (Société de biologie, 10 et 17 mai 1895),
2° Tubercules et cavernes biliaires. — Recherches anatomo-pathologiques , bactériologiques et expérimentales. — Pathogénie de la tuberculose des voies biliaires (Thèse de doctorat, Paris, 27 décembre 1895).
3° Pathogénie de la tuberculose des voies biliaires (Presse médi-
Ges quatre publications ne sont, en somme, que les parties d’un tout que représente à elle seule ma thèse.
La première était le simple exposé de mes premières
■on véritable de la tuberculose dans le foie ? Cette systématisi apparente n’est-elle qu'une illusion? Si elle existe réellemen telles causes relève-t-elle? Y a-t-il tuberculose primitive ou U ilisation secondaire des voies biliaires ?
der et tenter d’élucider. 11 m’a naru aue les recherch(
épithéliale permet à la bile de se répandre dans le caséum ambiant , qu'elle va imprégner de ses pigments; célui-ci, ainsi baigné par la bile, s'effrite, se transforme en une boue verdâtre plus ou moins liquide, qui, à son tour, reflue par la même issue, entraînant avec elle les bacilles qu’elle contient et qui passent ainsi dans la circulation biliaire.
Pourquoi la tuberculose semble-t-elle affecter dans certains cas une sorte de systématisation qui fait les formes confluentes? L’histologie ne saurait le dire de manière absolue. La discussion de cette question de pathogénie trouvera sa place à la suite des résultats fourais par l’expérimentation. Qu’il suffise de mentionner ici les résultats négatifs fournis par la recherche de
5° Le meilleur moyen pratique de rechercher le bacille de Koch dans une bile donnée , est de recourir d'emblée à l'inoculation
b) Mes tentatives de reproduction expérimentale de latuber-
provenance humaine {abcès froid) et principalement sur des chiens (vingt-quatre chiens figurent parmi les observations de cette partie de ma thèse).
Ces expériences se groupent en trois séries :
1° Tuberculisation directe des voies biliaires. Essais de reproduction expérimentale de l'infection biliaire ascendante à bacilles de Koch.
La conclusion (Je cette série d’expériences est que l'hypothèse d’une infection foliaire ascendante à bacilles de Koch ne saurait
ligature du gholédoque. Ce résultat était à prévoir, étant donné d’une part l’absence de mobilité du bacille de Koch, d’autre part l’intégrité longtemps persistante de l’épithélium du canal
donc qu’à la condition d’une inflammation des voies biliaires créée par la ligature du cholédoque, que la tuberculose généralisée des voies biliaires peut être reproduite expérimentalement par l’injection directe du bacille de Koch dans leur
2° Tuberculisation générale sans traumatisme des voies biliaires. La conclusion de cette série d’expériences est que l 'injection de bacilles de Koch dans le sang de la circulation générale et en particulier dans le sang du système porte , peut suffire, sans traumatisme aucun des voies biliaires , à provoquer le développe¬
ment DE tubercules péribiliaires discrets, mais qu'elle ne saurait , à elle seule, provoquer l’apparition de la tuberculose confluente des voies biliaires.
3° Tuberculisation générale avec traumatisme des voies biliaires. Cette série d’expériences m’a amené à une conclusion défini-
Une inflammation préalable ou concomitante des voies biliaires, créant un point d'appel, parait indispensable pour la produc¬
tion expérimentale de la tuberculose confluente des voies En résumé, je ne suis parvenu à reproduire la tuberculose
déterminée par l’injection intra-veineuse (3« série d’expériences), ou par l’injection directe dans le cholédoque (l re série d’expé-
tuberculose hépatique.
En dernière analyse, deux conditions doivent se trouver
ion de MM. Gil tuberculose des ■
conclusions. Dans ces deux cas, l’état gravide de l’utérus, par le refoulement des organes, s’était ajouté aux lésions de péritonite pour déterminer l'obstruction du cholédoque, réglée expérimentalement dans mes autres expériences.
VI. — Artério-sclérose généralisée. Mort par urémie consécutive à une sclérose rénale liée à une hypertrophie de la prostate (Société anatomique, l ep avril 1892).
Le titre de cette observation, recueillie dans le service de M. le D r Gingeot, est suffisamment explicite pour en montre? le principal intérêt. A noter, malgré les profondes lésions de l’appareil d’excrétion, l’absence d’infection des voies urinaires»
- lie dans le service du regretté Auguste Oliivier, à l’hôpital des Enfants-Malades).
L’mtérét clinique de cette observation est que pendant la maladie, qui dura quinze jours, aucun symptôme, ni fonctionnel, ni physique, n’attira l’attention du côté du péricarde. Ces faits de péricardites latentes sont d’ailleurs assez fréquents, ainsi que l’a montré M. le D' Letulle dans son mémoire de la Gazelte médicale de Paris , en 1879. — Ces coupes de ce péri-
lésions caséeuses et des bacilles.
TOI. — Péritonite chronique sus-hépatique enkystée, à liquide citrin, dans un cas de cirrhose avec ascite [Société
M. le D'du Castel, à l’hôpital Saint-Louis).
fournit à la théorie qui fait jouer un rôle important aux lésions de péritonite dans la production de l’ascite de la cirrhose atrophique. De plus, cette observation montre que la présence d’une péritonite sus-hépatique enkystée peut simuler, par la matité ô laquelle elle donne lieu, un épanchement pleural, erreur qui avait été commise pendant la vie de la malade.
IX. — Dégénérescence calcaire du lobe gauche du corps thyroïde et atrophie du reste de la glande dans un cas de psoriasis arthropathique terminé par myxœdème fruste
[Société anatomique, 23 février 1894] (recueillie dans le service de M. le D' du Castel, à l’hôpital Saint-Louis).
Il est incontestable que cette terminaison par myxœdème fruste était dans ce cas sous la dépendance de l’atrophie de la glande thyroïde. Mais on peut aussi se demander si la lésion de la glande thyroïde ne commandait pas les symptômes du psoriasis arthropathique qui ont été les premiers en date et ont précisément débuté au moment de la ménopause.
. C’est là, en résumé, je le répète, une observation d'attente , qui
penser, en effet, que dans la volumineuse poche externe la circulation du sang- était ralentie par l'interposition de cette poche
étroit? Cette disposition (constatée à l’autopsie et dont le schéma reproduit dans le bulletin de la Société anatomique rend bien compte), en modérant le courant sanguin et en facilitant la formation des caillots dans la poche externe, n’est-elle pas la raison principale qui a empêché l’hémorrhagie de la rupture d’être foudroyante ?
Cette observation a inspiré la thèse du D p Pierre Mari, 1895, « Anévrysmes diffus de l’aorte thoracique, leur terminaison par rupture à l’extérieur », sur l’instigation de M. le D r Gaucher.
XIII. — Lithiase urinaire. Urémie [Société anatomique* 29mars • 1895] (recueillie dans le service de M. le D r Gaucher). .
Lithiase rénale ancienne; néphrite chronique consécutive,
de la varicelle et relation d’un cas de varicelle du larynx ».
J’étais alors l’interne du regretté Auguste Ollivier, à l’hôpital
des Enfants-Malades.
M. Boucheron n’a pas jugé utile de mentionner mon nom