Titres et travaux scientifiques
reprises différentes, lors du choléra de 1849, dans les départements de l’Yonne, de l’Oise et de l’Aisne, par le ministère de l’Agricultnre et du Commerce.
- Récompense donnée par Monsieur le Ministre de l’Agriculture et
du Commerce en souvenir du choléra de 1849. — Médaille d-ar-
1850. — Récompense donnée par l’École de pharmacie pour les mêmes mis-
J 850. — Nommé le premier, par concours, aux cliniques thermales, et en- •voyé pendant quatre mois aux eaux de Vichy pour en faire l’étude chimique, par Monsieur le Ministre de l’Agricnlture et du Com-
1850. — Nommé préparateur des cours de l’École de pharmacie de Paris. —
185J, — Professeur du cours de matières premières, à l’École de Commerce.
1852. — Reçu pharmacien de !’• classe.
1853. — Lauréat de l’Académie nationale de médecine de Paris. — Prix
Capuron. — Méaallle d’arKcnt.
1854. — Nommé, par concours, pharmacien en chef des hôpitaux civils de
Paris.
1854. — Récompense donnée par Monsieur le Ministre de l’Agriculture et du Commerce, en souvenir du choléra de 1854. — Médaille
1855. — Nommé membre titulaire delà Société de pharmacie de Paris.
1855. — Nommé membre titulaire de la Société d’hydrologie médicale. 1855. — Nommé membre titulaire de la Société botanique de France.
1855. — Reçu au premier examen du doctorat en médecine. — (Faculté de
médecine de Paris).
1856. — Reçu Licencié ès sciences physiques (Paris).
1856. — Nommé professeur de chimie, puis professeur de matières premières è l’Association philotechnique. (En fonction depuis cette époque). 1858. — Nommé secrétaire annuel de la Société de pharmacie de Paris.
1858. — Nommé membre correspondant du Collège des pharmaciens de
Barcelone (Espagne).
1859. — Nommé membre titulaire de la Société chimique de France.
1862. — Récompense de l’Association philotechnique après cinq années de
professorat. — Médaille d’argent.
1862. — Nommé membre correspondant du Cercle pharmaceutique de la Marne.
1864. — Nommé OfOcler d’Académle.
1864. — Reçu Docteur és sciences physiques (Paris).
1864. — Nommé secrétaire de l’Association philotechnique de Paris.
1864. — Nommé professeur de chimie à l’Association philotechnique (section
de la ville de Saint-Denis).
1865. — Nommé, par concours, Profc»»eur agrégé à l’École de pharmacie
de Paris.
t865 à 1868. — Récompenses données par la ville de Saint-Denis, comme professeur de l’Association philotechnique. — «un«ro médaille»
1865 à 1871. — Chargé pendant 'sept années du cours de pharmacie chimique
de l’École de pharmacie de Paris.
1866. — Nommé archiviste de la Société de pharmacie de Paris.
1866 à 1868. — Chargé de la direction des tremam pratiques de 1'* année de
l’École de pharmacie de Paris.
1866. — Présenté en première ligne par l’École de pharmacie de Paris, pour la chaire d’histoire naturelle médicale.
1869. — Nommé directeur des travaux des examens pratiques à l’École de pharmacie.
1869. — Nommé membre correspondant national de la Société d’agriculture
de Nancy.
1870. — Fondateur de la Société des Pharmaciens en chef des hôpitaux
civils de Paris.
1870. Nommé omcler de rinatrucllon publique.
1872. — (Mars.) Nommé Prore»»eur-adjolnt de pharmacie chimique à l’École supérieure de pharmacie de Paris.
1872. — (Juin.) Nommé membre associé de la Société de pharmacie de Bruxelles.
1872. — (Décembre.) Nommé membre correspondant de la même société. 1874. — Nommé prore»»eur «Ituiairc à l’École supérieure de pharmacie de Paris.
1874. — Nommé membre associé correspondant du Centre pharmaceutique portugais de Porto.
1876. — Nommé membre honoraire de la Sociedade pharmaceutica Lusitana. 1876. — Nommé de l’Association philotechnique.
1876. — Nommé membre correspondant de la Société de pharmacie de Meurthe-et-Moselle.
1877. — Nommé membre titulaire de la Société de médecine publique et d'hygiène professionnelle.
1877. — Nommé »irec«®nr de In pharmacie centrale des hôpitaux civils de Paris.
f878. — Nommé Chevalier de la héglon d'honneur.
1839. — Table raisonnée des Annales de chimie et de physique, des tomes xxi à UC (3’ série). 1 vol. in-8.
Cet ouvrage donne l’analyse de chacun des mémoires inscrits dans la partie indiquée de ce recueil.
1850. — Rapport sur le choléra (Missions de 1849).
(Présenté à Monsieur le Ministre de l’Agriculture et du Commerce.)
Ce mémoire contient les renseignements nécessaires sur la topographie, le climat, les conditions hygiéniques, les maladies prédominantes des communes de Landifây et de Montbrehain (Aisne). J’y décris l’invasion du choléra, sa marche, sa décroissance. Je donne des indications précises sur le traitement de cette maladie par les alcalins, traitement suivi de remarquables succès. — Après l’énumération de quelques autres affections redoutables accompagnant l'épidémie, je produis quelques observations cliniques très développées. — Enfin, je signale des cas de contagion manifeste. — Viennent ensuite six grands tableaux présentant des détails propres à 278 malades, etc.
Ce mémoire a obtenu un Bapport ravorabie du comité d’iiy-
Il comprend : la description des 11 sources minérales de Vichy, leur température, leur rendement ; — la détermination de la densité de l’eau de chacune d.e ces sources ; — 27 analyses de leur gaz dissous, et 28 analyses de leur gaz libre ; — la recherche de l’hydrogène sulfuré ; — l’analyse quantitative des substances fixes contenues dans les eaux de Vichy ; — le dosage des acides sulfurique, chlorhydrique et carbonique ; celui de la chaux, etc. ; — des recherches sur les variations journalières qu’une eau minérale peut éprouver dans sa composition, avec tableau pri mtant les résultats des expériences entreprises à ce point de vue ; — des études sur la matière organique des eaux de Vichy ; — l’action chimique que VOscülaria thermalis exerce sur ces eaux, action qui est un magnifique exemple de respiration diurne ou nutrition végétale. — Suivent quelques considérations théoriques et des remarques faites au sujet de ces eaux.
Ce mémoire a obtenu un Rapport favorable do l'Acaddmle
1852. — Théorie de la formation des eaux minérales.
(Thèse présentée et soutenue à l’École de pharmacie de Paris, pour obtenir le
Ce travail donne la théorie de la formation des eaux minérales. — 11 traite des causes qui peuvent modifier leur température et leur composition. — Après quelques données générales, j’y discute l’origine de l’eau qui alimente les sources minérales, puis celle des substances qui s’y trouvent en dissolution. — Les causes qui déterminent leur température sont exclusivement rapportées au feu central. — Contrairement à l’opinion de tous , les astronomes, il y est dit, pour la première fois, que le mouve¬
ment de rotation des planètes sur leur axe se ralentit au lieu ! de s’accélérer, par suite de leur refroidissement. — La formation
des végétaux propres aux eaux thermales est attribuée aux matières organiques qui, pour cela, passeraient par un état intermédiaire entre les corps bruts et les êtres organisés, constituant ce que j’ai nommé, plus tard, des ooTÿi pseudo-organisés.
1883’. — Mémoire sur tétât des corps salins dans les eaud minérales.
(Présenté il l'Académie nationale de médecine pour le prix Copuron.)
Après quelques préliminaires sur l’état de la question, je passe en revue : Nos connaissances relatives à la solubilité des corps l’action chimique que les sels peuvent exercer les uns sur les autres, soit par voie sèche, soit par voie humide ; l’influence exercée par les masses en présence. — Je traite ensuite des moyens analytiques employés pour la recherche des corps salins mélangés. — J’examine les propriétés physiques des sels. — Je donne après cela tontes les expériences que j’ai entreprises sur les dissolutions salines : détermination de leur densité, de leur point d’ébullition, de leur point de solidification, de leur déviation minimum ; puis les expériences qui furent tentées sur les mélanges multiples et variés de ces dissolutions salines. — Après quelques remarques sur les eaux minérales naturelles et artificielles, je résume mes expériences dans 17 tableaux très étendus.
Les conclusions de ce travail sont celles-ci : Dans l’état actuel de la science, il n’est pas possible de préciser l’état qu’affectent dans une eau minérale plusieurs sels mélangés. — De là l’épigraphe : Quærite, et non imeràetis !
1854. — IVote sur le trmtement du choléra par'lés alcalins.
1855; ^ Quelgues recherches sur la putréfaction.
nédieaUs de M. Cafte, i
1858. — Noie sur le diabète sucré.
Elle a pour but de prouver que, chez les diabétiques, les proportions de glucose peuvent être considérables dans nne urine rendue peu de temps après le repas ; tandis que ces proportions deviennent très faibles dans celles qui sont sécrétées longtemps après la digestion.
1855. — Note sur inflammabilité de l’hydrogène.
Quelques chimistes prétendaient que l'hydrogène préparé à l’aide de la vapeur d’eau et du fer rouge de feu, n’était pas inflammable au contact de l’éponge de platine, et que ce gaz se présentait alors sous un état allotropique particulier. — Cette note démontre que cette distinction est mal fondée, cet hydrogène s’enflammant aussi bien que celui qu’on obtient par voie humide, en présence du platine spongieux.
1855. — Analyse de l’air des gousses du Baguenaudier.
Le gaz contenu dans les gousses vertes de ce végétal, lorsqu’il est recueilli pendant le jour, renferme de l’air pur, complètement exempt d’acide carbonique.
(Ces trois notes sont imprimées dans les Comptes rmdut de VAcadémie des sciences, tome xtl, p. 176 et 28S.)
1855. — Note sur le mouvement rotatoire des liquides à de hautes températures comme cause de la rotation des astres sur leur axe.
J’y fais remarquer que les corps en fusion, ainsi que les liquides à l’état sphéroïdal, présentent un mouvement de rotation sur éux-mèmes, mouvement d’autant plus rapide que la température est plus élevée. De là, l’explication de la rotation des astres sur leur axe, et celle du ralentissement que cette rotation éprouverait pendant leur période de refroidissement.
1856. — Note sur l'action de la levure de bière sur un diabétique. {Journal de chimie médicale, mars 1856.)
1856. — JRecherches sur la durée comparative de l’écoulement des gaz.
Contrairement aux expériences de M. Osann, celles qui sont consignées ici dans un tableau qui les résume, prouvent que : les durées de l’écoulement des gaz sont entre elles comme les racines carrées de leur densité, et que la vitesse de l’écoulement croit beaucoup plus rapidement que la pression.
1856. — Note sur les variations journalières qu'éprouvent les eaux minérales dans leur composition chimique.
Elle est le développement des recherches que nous avons faites à Vichy sur le même sujet. 11 y est prouvé que la composition des eaux minérales est variable, quant aux proportions de leurs éléments constituants, dans des limites très restreintes, mais sensibles d’une époque à une autre.
1856. — Note sur un nouveau moyen à employer pour amorcer les siphons. {Journal de pharmacie et de chimie, mai 1866.)
1856, — Observation nouvelle sur le soufre mou.
{Journal de pharmacie et de chimie, juin 1856.)
Du soufre mou et amorphe, récemment trempé, placé dans de l’essence de térébenthine, se recouvre, après quelque temps, d’octaèdres symétriques. — Ce phénomène repose sur la transformation lente du soufre amorphe en soufre cristallisé, au sein même du liquide qui le tient en dissolution ; et comme le soufre ordinaire est moins soluble que le soufre trempé, le premier se dépose lentement en cristaux, en quittant sa dissolution.
1856. - Note sur h précipitcUiori du chlorure d’miirnoim par l'eau.
(Journal de pharmacie et de chimie, juin 1866.)
Le cUar-ure d’antiinaine,est {wécipité par l’eau, elle précipité peut être redissous par une suffisante quantité d’acide chlorhydrique. Ces phénomènes de précipitation et de redissolution peuvent être reproduits successivement un grand nombre de fois avec la même liqueur, ce qui démontre le rôle basiqne de l’ean et l’influence des masses en présence. — Un mélange de 100 parties d’eau avec 15 parties d'acide chlorhydrique à 16 équivalents d’eau maintient la liqueur sur l’extrême limite de la précipitation.
1856. — Recherches sur faction des acides chlorhydrique et azotique sur l'azotate de baryte et le chlorure de baryum.
(Présentées èi l’Académie des sciences. Comptes rendus, juillet 1886.)
Par ce travail, il est démontré que l’acide azotique convertit le chlorure de baryum en azotate de baryte, comme l’acide chlorhydrique convertit ce dernier en chlorure de baryum, à la condition que l’acide réagissant soit en proportion considérable par rapport au sel barytique. — L’influence des masses, dans ces réactions inverses, est encore ici de toute évidence.
1856. — Mémoire sur la génération des produits orgaràguespar leurs éléments simples C, H, O et Az.
(Présenté aTAcadémie des sciences. Comptes rendus, juillet 1856.)
Ce travail, publié avant les beaux travaux synthétiques de M. Berthelet, avait pour but d’établir un lieu commun entre la chimie minérale et la chimie organique, et de prouver qu’un certain nombre de produits dits organiques peuvent être engendrés à l’aide de leurs composants élémentaires, en dehors de toute espèce d’action vitale. C’est ainsi qu’en partant du carbone et de l’amjnoniaque, on peut produire le cyanogène, l'acide oxa-
lique, l’urée, la jnélamine, l’amméline, l’oxamide, l’acide formique, l’acide acétique, le Chloroforme, l’acétone, la série méthylique, la naphtaline, la benzine, l’aniline, le propylène, l’essence de moutarde, etc., etc.
Depuis la publication de ce travail, M. Berthelet a érigé en doctrine la synthèse chimique des matières organiques, et les belles méthodes qu’il a imaginées dans ce but ont singulièrement multiplié le nombre des composés organiques qu’on peut former à l’aide de la matière brute.
18S7. — Note sur deux analyses de guanos artificiels.
(Journal àe chimie médicale, mars 1857.)
L’un d’eux est fabriqué à l’aide des débris de sardines et d’anchois résultant de l’apprêt qu’on fait subir à ces poissons dans le but de les conserver pour les bvrer à la consommation. — L’autre est préparé en réunissant tous les résidus des animaux abattus en si grandes quantités au Texas et à la Plata.
1857. — Berrmrqttes à l’occasion d’une analyse de vinaigre,
(Smmal de chimie médicale, mars 1887.)
La présence d’un peu de sulfate de fer dans ce liquide peut y simuler singulièrement les réactions de l’acide sulfurique Ubre.
1857. Note .sur me falsification du sulfate d’atropine par le sulfate de morphine.
(Journal de chimie mêdieak, mai-1857.)
1857. Note sur le protosulfure de carbone-
Elle est relative à l’existence d’un gaz â odeur éthérée, inflammable, et dont la composition correspond à CS. Sa propriété principale est d’être transformé presque instantanément en oxyde de carbone et en sulfure alcalin par la potasse caustique, ou
en oxyde de carbone et en acide mlfhydrique par le contact prolongé de l’eau. Ce gaz serait donc à CO ce que CS'“ est à CO*.
Les résultats de ces recherches ont été contestés.
1857. — Sur l’extinction des vibrations sonores dans les liquides hétérogènes. , {Journal de rharmaeie et de ehimie, novembre 18b7.)
Tout vase contenant un liquide dans lequel un gaz est interposé rend un son mat. La même chose arrive quand un liquide est hétérogène, comme l’est une émulsion. Peut-être certains cas de surdité sont-ils dus à un état analogue des liquides qui baignent le nerf auditif.
1857. — Moyens propres d apprécier la qualité ifwrt guano.
(Journal dephamiade et de chimie, octobre 1857.)
Il découle de l’analyse quantitative d’un certain nombre d’échantillons de guano, que la couleur, la saveur, l’odeur, la consistance, la flamme, les essais de ce produit par la chaux et par l’acide azotique, peuvent renseigner suffisamment sur la valeur commerciale de cette matière première.
1858. — Sur la richesse normale d’un vinaigre de vin.
(Journal de chimie médicale, janvier t858.)
On recherche ce que peut rendre théoriquement en acide acétique, un vin d'une richesse alcoolique connue, afin de prouver que les vinaigres trop forts ont été additionnés d’acide pyro-
1858. — Recherches sur la composition chimique des cendres de cheveux. (Mémoire présenté à l’Académie de médecine de Paris, mars 1858.)
Il résulte d’un certain nombre d’analyses consignées dans ce mémoire que les proportions de fer contenues dans les cendres de cheveux, paraîtraient être en rapport direct avec l’intensité de coloration de ceux-ci. — Il faudrait donc attribuer cette colo-
ration à des combinaisons dont le fer serait la base, et dans lesquelles il jouerait le rôle de principe colorant, comme il le fait dans l’hématosine du sang, etc.
(Ce mémoire a été le sujet d’un Ripporl de M. Boudet. Voir le Journal de pharmacie et de chimie, janvier 1839.)
1858. - Note sur la préparation du curare.
{Journal de chimie rnHicale, mai 1859.)
Ce poison résulterait de l’association du venin de serpent à des matières animales en putréfaction et à du suc de Strychnos loxifera.
1860. — Action de Voxygène et de l’hydrogène sur le perchlorure de phosphore. (Comptes rendus de l'Académie des sciences, novembre i860.)
L’oxygène se substitue en partie au chlore de PCI® en donnant du chloroxyde de phosphore. — Quant à l’hydrogène, il le réduit en phosphore et en hydrogène phosphoré.
1860. — Note sur le phénomène de décoloration de tiodure d’amidm.
{Journal de pharmacie et de chimie, janvier 1861.)
D’après les expériences relatées dans cette note, ce phénomène serait dû à la volatilisation de l’iode par la chaleur. — Celui de la recoloration serait produit par la redissolution des vapeurs de ce corps, en stagnation dans les vases, pendant la période de refroidissement.
1860. — Note sur le Hiodure de potassium.
C’est une dissolution d’iode dans l’iodure de potassium, et non une combinaison de ce métalloïde avec ce dernier.
1860. — Note sur l’eau de la source du Petit-Saint-Sameur, d Cauterets. (Journal de phamade et de chimie, janvier 1861.)
eau ne présente en aucune façon le phénomène mer-
Cette
veilleulx qu'on lui attribuait, de devenir plus sulfureuse qu’elle ae l’était, sous rinfluenee du calorique. Ce prétendu résultat était dû à une erreur d’observatioui
1861. — Note sur le perbrômure de phosphore.
{Comptes rendus de VAcadMtedes seienm, septemtee iSeii)
11 y est prouvé que ce corps est dimorplie à la manière du biiodure de mercufe. De plus, chauffé à 100’ dans un courant de gaz'acide carbonique, il së'dissocié'complètement eu brôme et en protobrômure de phosphore.
1861. — Recherches sur le brômoxyde de phosphore.
{Comptes rendus de tXcoMmie des sciences, septembre tSSt.).
Cë corps nouveau, qu’on prépare facilement en faisant réagir l’acide oxalique seC'sur lè'perbrômure de phosphore, est l’analogue du chloroxyde du même mélallo'ide. Il a pour formule PBr’0^
1861. — Sur la préparation du chlorosulfuré de phosphore.
{Comptes r&ndus rfc VAcadémie des sciences, septembre { 86^.)
Oh l'obtient en abondance et avec facilité eh attaquant le sulfure d’antimoine par le perchlorure de phosphore.
1861. — Recherches sur le èrômosUlfur'e dèphosphore:
{Comptes rendus de l'Académie des sciences, septembre tset.)
C'est un corps nouveau qu’on obtient surtout en combinant directement le soufre au protobrômure dephosphore. Ilest analogue au chlbrosulfUre de phosphore. Sa formule est PBr’S’.
1861. — Mémoire sur l’action du perchlorure de phosphore sur un certain
nombre dhéléments chimiques.
(Comptes rendus de t’Académie des sciences, octobre 1861.)
Il attaque en les chlorurant un certain nombre de métalloïdes et presque tous les métaux. Il en résulte souvent des combinaisons nouvelles. (Voir plus loin.)
1862. — Note sur la'préparation de quelques éthers sulfurés ,,
(Comptes rendus de VAcadémie des sciences, mai 1862.)
L’iodure d’éthyle attaque avec une grande facilité les sulfures, sulfocyanures, sulfocarbonates alcalins, en solution dans l’alcool. De là, la préparation facile et abondante des éthers sulfurés correspondants : sulfure d’éthyle, mercaptan, sulfooarbonate d’éthyle, etc.
1862. — Mapport sur les éléments chimiques qui devront figurer au nouveau Codex.
(Journal de pharmacie et de chimie, octobre 1862.)
Ce rapport contient quelqnes expériences nouvelles sur la purification de l’antimoine, sur la préparation du fer réduit, etc.
1862. — De Taetion des chlorures de phosphore sur les sulfures métalliques. (Comptes rendus de l’Académie des sciences, août 1862.)
11 en résulte des sulfures de phosphore, PS’ et PS”; du chlorosulfure de phosphore, et enfin des sulfophosphures métalliques nouveaux. Celui de mercure, PS’,3(HgS), a été particulièrement étudié.
1862. — Des combinaisons formées par le perchlorure de phosphore avec d’autres chlorures,
(Comptes rendus de l’AcadMie des sciences, août 1862.)
Ce mémoire renferme la description de plusieurs combinaisons
nouvelles, leurs modes de préparation, leur analyse, etc. Ex. : le chkrophosphate chlorosélMque, PCP.SeClN le chhrophosphate chloro-iodique, PCP,ICI; le chloroplmphate chloroalummque, PCP,APCP ; le chlorophosphate cMoroferrique, PCP,Fe’CP ; le chlorophosphate chloromercurique, PCP,3(HgCl), et le chlorophosphate chloropktinique, PCP, PtCP. Celui-ci est le premier exemple d’un composé de platine capable d’être volatilisé.
1862. — Analyse des cendres du Zostera marina.
{Tournai depharmacie et de chimie, janvier 1863.)
Elles sont assez riches en iode.
1862. — Rapport sur le prix des thèses, lu le 12 novembre 1862, àla séante de rentrée de lÉcole depharmaek.
(Jouraoi * tUmmUi et de chimie, janvier 1S63.)
1862. — Rapport sur les sels minéraux qui devront figurer au nouveau Codex.
(Jmmal dephamacie et de chimie, juillet 1863.)
Il contient quelques indications nouvelles sur la préparation du sulfate de cadmium, du chlorate de soude, du phosphate de chaux, etc.
1863. — Analyse d'anciens collyres romains.
{ImriMl de pharmacie et de chimie, février 1863.)
. Ces collyres, qui dataient du temps de l’occupation des Gaules par les Romains, contenaient, entre autres corps, du fer, du plomb, du cuivre oxydés, toutes substances styptiques et astringentes, journellement employées dans le traitement des maladies des yeux.
1864. — Thèse sur les chlorures et les brômures dephosphore.
{Présentée et soutenue à laFaculté des sciences de Paris pour le doctorat ès sciences physiques, février 1868.)
Cette thèse comprend la totaUté des mémoires précédemment
indiqués sur les chlorures et les brômures de phosphore. Elle renferme en outre une étude historique complète des chlorures de phosphore et de leurs nombreuses réactions.
Tous les mémoires précédents sur les chlorures et les brômures de phosphore ont obtenu un rapport de l’Académie des sciences avec insertion dans le Becunll des savants étrangers. — (Voir Comptes rendus de ïAcadémie des sciences. — Rapport par Pelouze, septembre 1862.)
1864. — Du soufre considéré comme un des éléments constituants du succin. [Comptes rendus de l'Académie des sciences, avril 1864.)
Cette résine fossile contient jusqu’à 1/2 pour 100 de soufre combiné à la matière organique, élément qui avait passé inaperçu jusqu’ici dans sa composition. Je me suis assuré que ce métalloïde ne se rencontre dans aucune de nos résines végé-
1864. — Quelques recherches sur la dialyse (en commun avec M. Rouis).
[Journal de pharmacie et de chimie, aoCt 1864.)
1864. — Note sur les corps pseudo-organisés.
[Comptes rendus de tAcadémie des sciences, juillet 1864.)
Elle est tirée de mon mémoire sur les eaux de Vichy.
1864. — Remarques sur un mémoire de M. Maumené, intitulé; Théorie gé¬
nérale de l’exercice de {affinité.
[Buttetin de la SocUU chimique, août 1864.)
1865. — Du mercure et de ses combinaisons employées en médecine.
(Thèse pour le concours d’agrégation à l’École de pharmacie de Paris.)
En dehors des nombreux sujets qui y ont été traités nécessairement, et des données bibliographiques considérables qui y sont rapportées, cette thèse renferme quelques indications et
expériences nouvelles : sur l’essai du mercure impur ; sur l’action que le chlorate de potasse exerce sur le calomel ; sur quelques points de théorie générale relatifs aux composés mercuriels, etc.
t865. — Instructkm pratiques sur k trétement du eholéra par la médieatim alcaline.
1868. — Examen du gaz contenu dans les vésicules des Fucus nodosus et F. vesiculûsus.
{Journal depbamacieet dechîmie, décembre 186S.)
Les aérocystes de ces plantes contiennent un air riche en oxygène (27,5 p. 100) sans acide carbonique. — Ils sont le siège d’un phénomène osmique assez curieux, pendant lequel ils perdent tout leur oxygène pour ne retenir que de l’azote, sans permettre en aucune façon l’entrée de l’acide carbonique à tra-
1865. — Recherches sur la nature du phosphore blanc.
{Comptes rendus de VAcadémie des sciences, novembre 1665.)
Le phosphore blanc n’est ni un hydrate, ni un état allotropique du phosphore normal, ni du phosphore dévitrifié. — Ce n’est que du phosphore ordinaire dépoli par l’action comburante de l’air dissous dans l’eau.
1866. — Rapport fait à la Société de pharmacie sur k sirop de quinquina fer-
1866. — Note sur un nouveau Jalap.
1866. - Analyse de la résine du Chrysopia fascicukta (Guttifère de Mada-
1866. — Amlyse (Tm carbonate neutre de magnésie anhydre et pur de l’île de
Négrepont.
(Procès-verbal de la Société de pharmacie. Journal de phamade, décembre 1866.)
1867. ~ Sur une fabrication de fausses pistaches.
{Journal de chimie médicale, février 1867.)
Ces pistaches sont fabriquées à l’aide d’amandes ou de noisettes colorées par du vert de vessie.
1867. — Action du protochlorure de soufre sur les métaux et sur leurs sulfures.
Les métaux sont attaqués d’autant plus facilement par le chlorure de soufre que leurs chlorures sont plus volatils. Il en est de même des sulfures correspondants. Dans cette réaction, le soufre se dépose des deux parts. Quant aux métaux à chlorures fixes, ils ne sont pas sensiblement atteints par le chlorure de soufre, ce qui est remarquable, surtout pour le sodium.
1867. — Note sur un Lycoperdon giganteum.
Par un calcul précis basé sur l’observation et sur l’expérience, il y est prouvé que ce curieux végétal épuise 38,000 litres d’air de tout l’acide carbonique qu’ils contiennent, dans l’espace de vingt-quatre heures, et qu’il s’y produit plus de 12,000 cellules en une seconde de temps.
1867. — Note sur une argile d’Espagne servant à la clarification des vins.
1867. — Analyse dune craie des environs de Dieppe.
ux notes sont insérées au Procès-verbal de la Société de pharmacie. Journal
1868. — Note sur la composition des sables ferrugineux de Forges-les-Saim (Seine-et-Oise), et sur l’origine des sables blancs gui les accompagnent.
Dans ce travail, je démontre que la décoloration de» sables jaunes et rouges doit être rapportée à l’action réductrice qu’une matière organique en voie de décomposition exerce lentement et progressivement sur l’oxyde ferrique qui les accompagne. Je fais voir que ces sables ferrugineux sont formés de grains siliceux incolores, transparents, recouverts d’un limon ocracé. Celui-ci disparaît peu à peu en opérant la combustion lente des détritus organiques fournis par les racines des végétaux environnants. Aussi, les bancs de sable blanc se trouvent-ils toujours à la base des monticules boisés qui y déversent leur agent réducteur.
1868. — Procédé indirect pour constater la présence dun chlorure dans le brômure de potassium du commerce.
Ce procédé repose sur ce fait que t gramme de KBr précipite 1«',428 d’azotate d’argent, tandis que 1 gramme de KCl en précipiterait 2»',278. Donc, si l’on prépare une solution d’azotate d’argent titrée au centième, et si l’on prépare également une solution au centième du brômure à essayer, ce dernier absorbera d’autant plus de la solution titrée argentique, qu’il sera plus altéré dans sa pureté par la présence d’un chlorure alcalin : une simple règle d’alliage permettra de calculer par là la proportion de ce dernier. ’
Cet essai n’est bon qu’à la condition de débarrasser préalablement le brômure de l’iode qu’il peut contenir ; on en chasse ce dernier à l’aide d’nne solution aqueuse de brôme. De là, le moyen de purifier de tout iodure le brômure de potassium du commerce.
1869. — De l’action du chloroforme sur la liqueur de Frommherz.
{.humai de pkatma^ielei de cWmie, IX, 410.)
Lorsque le tartrate cupro-potassique est chauffé avec une solution de chloroforme, il est entièrement réduit par ce dernier en perdant sa belle couleur bleue et en abandonnant de l’oxyde rouge de cuivre.
Cette propriété, due à l’action réductrice des formiates que le chloroforme engendre au contact des alcalis, ne se retrouve pas, chose remarquable, chez les formiates isolés, c’est-à-dire qui ne présentent plus l’état naissant. La réaction définitive peut se traduire par l’équation suivante :
C'HCl* -I- 5(KO) -h 4(CuO) = 3(KC1) -f- 2(Cu’0) -f- HO -|- 2(CO'KO).
Tous les liquides chlorés que les alcalis décomposent en produisant du chloroforme, présentent le même genre de réaction. Il en est de même du brômoforme et de l’iodoforme, à la condition d’agir sous pression. Cette réaction sert à découvrir le chloroforme dans les anesthésiques chlorés qui n’en peuvent engendrer en se décomposant, mais qui en renferment accidentellement ou par fraude. Elle peut servir aussi comme méthode de dosage volumétrique du chloroforme lui-même, à l’aide de la liqueur de Frommherz.
J’indique l’utilité de la connaissance de cette réaction dans un grand nombre de cas importants.
Dans cette note, je signale l’obtention, à l’état isolé, de la matière colorante violette (améthystine) qui se forme lorsqu’on fait réagir l’acide sulfhydrique sur la cacothéline. Je fais remarquer de plus que la formule de la brucine ne différant de celle de la strychnine que par l’addition de C‘H*0*, il devenait pro-
bable que la brucine n’était qu’un glucoside de cet alcaloïde. C’est ce que prouvent en partie les diverses tentatives que j’ai faites à l’aide de la brucine sur la liqueur de Frommherz, qu’elle réduit, sans cependant donner naissance à de la strychnine. Je rapporte que, dans une de ces expériences, la brucine m’a fourni de Vhydrure de benzdile, en même temps que de l’ammoniaque, ce qui semblerait indiquer que la brucine est le glucoside d’une espèce Shydrobeniamide
â(C“H“Az*0') -I- 3{H*0*)=-|- 9(C'W) + 6(AzH>)
constitution qui s’appliquerait également à la strychnine, moins le glucose. — Enfin, je signale ce fait que tous les sulfates alcaloïdiques produisent, sous l’influence d’une température élevée, une certaine quantité d’hydrogène sulfuré ou de sulfure d’ammdnium, etc.
1870. — Falsification nouvelle de la cochenille.
(JouriMi * Jjftomooie et * chimie, XI, H6.)
Cette cochenille, du plus bel aspect, avait été gonflée par la vapeur d’eau et roulée ensuite dans du sulfate de baryte en poudre très ténue, de telle façon que, tout en restant belle et légère, elle contenait 20 p. tOO dé BaO,SO* et 5 p. 100 d’eau, c’est-à-dire un quart de son poids de matières étrangères.
1870. — Expériences et observations sur la conservation de quelques produits altérables, à laide dit papier d'étain.
(Journal de pharmacie et de chimie, Xî, p. 385.)
L’étain en feuilles, par son imperméabilité, peut servir efficacement à protéger bien des produits contre les altérations qu’ils éprouvent de la part de l’air ou de l’humidité. 11 peut s’opposer à la dessiccation lente et spontanée des fruits charnus, de manière à en permettre la conservation pendant un certain temps.
(871. — Rapport sur ta préparation de l'oxygéna 4 l'aide du chlorate de
1871. — De l'action intime des substances qui aident à la décomposition du chlorate de potasse, pour en dégager l'oxygène.
[Jmrml defhanmett et dechimie, XIV,p. 81 et 161.)
Dans ce mémoire, dont les résultats reposent sur un très grand nombre d’expériences, je fais d’abord l’historique de la question, puis j’étudie successivement :
1" L’action de la chaleur sur le chlorate de potasse ;
2" La décomposition de ce sel sous l’influence des corps qui n’interviennent pas chimiquement sur lui (CuO, MnO*, Fe®0“, etc.).
Dans ce chapitre, j’examine la marche du phénomène; l'influence de la nature des corps en présence; celle de l’état de division des substances; l’influence de leurs proportions relatives ; enfin, celle de la température. — Je prouve que, par son mélange à l’oxyde noir de cuivre, le chlorate de potasse abandonne son oxygène i 50 à 160 degrés avant sa température normale de décomposition ; je montre qu’à un certain moment, le dégagement de ce gaz se fait avec émission de chaleur due uni ■ quemont à la décomposition du sel lui-même, puisque la température s’élève brusquement de 300 à 390 degrés. Ceci démontre que le chlorate de potasse est un composé endothermigue.
Quant à l’influence des proportions des substances actives, je démontre que la proportion du chlorate décomposé est d’autant plus forte dans le même temps, que celle du corps actif est plus considérable ; qu’il suffit cependant de t/500 de substance active pour obtenir la décomposition intégrale de KO,CIO®, à une température qui n’atteint même pas 300 degrés. — Presque toujours cette décomposition est accompagnée d’un phénomène d’incandescence remarquable due à l’émission brusque du calorique de formation du chlorate de potasse, etc.
3” J’étudie ensuite les actions chimiques que certaines substances éprouvent de la part du chlorate de potasse (Cr’O*, SnO’, WO», SiO’, etc.).
4" Enfin, ne pouvant rapporter à des actions chimiques ordinaires les effets exercés sur ce sel par CuO, MnO^ Fe’O’, etc., puisque ces corps ne subissent aucune modification en agissant sur lui, je suis obligé de les attribuer aux actions de contact ou de présence. — J’explique ensuite, par l’action de l’oxygène à l’état naissant sur le chlorure de potassium, le dégagement de chlore qui a lieu dans ces circonstances. Je démontre que l’oxygène formé dans ces réactions n’est pas à l’état d’ozone. — Puis enfin, je rappelle ce fait curieux, établi dans le cours de ces expériences, qu’en présence de CuO ou de MnO’’ agissant vers 360 degrés sur KOCIO*, pour en chasser l’oxygène, ce sel entre alors en fusion à xme température inférieure à son point de fusion normale (370“), fait analogue à celui que présentent les alliages fusibles.
1871. — Action des sulfures solubles sur thydrate de Moral.
{Journal de phamade et de chimie, (87a, XV, p. 149.)
Le sulfure de sodium développe, au contact d’une solution d’hydrate de chloral, une magnifique coleration rouge, en même temps qu’il se fait un dépôt de soufre. La sensibilité de cette réaction peut faire reconnaître jusqu’à 1/400 de chloral dans une liqueur.
1872. — Des moyens préventifs à opposer aux accidents causés par la sub¬
stitution cCun médicament à un autre.
Ces moyens résident dans la mise en pratique d’un ensemble de précautions dont l’exposition ne saurait être formulée ici.
i872, — Note sur la nature des piqûres blanches qui se développent sur cerr- , • • taines épreuves photographiques.
On attribuait leur origine à l’action lente de l’hypochlorite de chaux qu’on supposait rester dans la pâte du papier. Mais il résulte de nos recherches que le point de départ de ce piqué blanc est entièrement dû à la présence de l’hyposulfite de soude employé à fixer l’image positive, lequel sel attaque l’argent déposé sur l’épreuve, si le lavage qui suit son emploi est pratiqué d’une manière insuffisante.
1873. — Note sur les bourgeons de sapin des pharmacies.
[Jeûnai * chimie mtdicak, 1873, p. 100.)
J’ai pu me convaincre, à la suite d’un examen attentif, que le prétendu bourgeon de sapin des pharmacies n’a toujours été que celui du Pin sylvestre (Pinus sylvestris), qui seul est assez gros et enduit d’une couche résineuse suffisante pour pouvoir être employé utilement.
Ces bourgeons sont souvent accompagnés des deux feuilles linéaires et des petits cônes réfléchis qui caractérisent cette es-
J’ai fait l’analyse chimique de ces bourgeons dans lesquels j’ai trouvé: un cinquième de leur poids de résine, 2,5 millièmes d’huile essentielle, des sels minéraux, du tannin et un sucre réducteur.
1875. — Dictionnaire des altérations et falsifications des substances alimentaires, médicamenteuses et commerciales, etc.
(Par MM. Chevallier et E. Baudrimont, 4' édition, i878.)
L’ouvrage de M. Chevallier n’avait pas été réédité depuis 1859. Pour le mettre au courant de la science, j’ai dû refondre beaucoup d'arlicles importants, et en ajouter un grand nombre
d’autres, parmi lesquels : les acides arséniquè, chrûmique, tactique, phénique, picrique et vatéi'ianiqm ; V albumine, Y aniline, la benzine, le cadmium, le chlorure ferrique, le miwe, les dragées et les engrais; diverses- essences, le fer réduit, la fuchsine, le glucose,glycérine et le goudron; un grand nombre A!huiles grasses, Vhydrate de chloral, la Uthine carbonatée, la narcéine, la nitroberairre, la pepsine, le phosphate de chaux fossile, la peinture en bâtiment et le silicate dépotasse ; bon nombre de sirops importants, le suif, divers sulfates, le sulfovinate de soude, les teintures alcooliques, X&triméthylamine, etc., etc. Des figures toutes nouvelles (192) ont été intercalées dans le texte.
. — Note sur la préparation du monosulfure de sodium cristallisé. de fkamade et de chimie, 187ü, XX[I, p. 15.)
Il résulte de ces recherches que le procédé du Codex pour la préparation du monosulfure de sodium cristallisé, le fournil directement eu beaux cristaux. La facile cristallisation de ce sel'est due à son peu de solubilité dans la soude caustique, laquelle est en excès au début de l’opération. — Le sulfhydrate de sulfure de sodium qui semblait devoir se former ici, est beaucoup trop soluble pour pouvoir cristalliser dans ces circonstances.
Ce dernier sel se distingue facilement du monosulfure en ce que celui-ci dissout le soufre sans dégager d’hydrogène sulfuré, précipite les sels calcaires et magnésiens, et développe avec l’hydrate de chloral une magnifique coloration rouge de sang, réaction que ne possède pas le sulfhydrate de sulfure.
falsifications des substances alimen-
(Par MM. Chevallier et E. Baudrimont, b- édition, 1878.)
Cette édition, revue et considérablement augmentée, contient près de quatre-vingts articles nouveaux, parmi lesquels : les
acides salicyUque et thymique, Valcool méthyliqm, Yanthrmène, les couleurs d'aniline, l'eau oxygénée, l’eau potable, l'essence de téré benthine, les hypophosphites de soude et de chaux, les liqueurs de table, les œufs, le pain de gluten, les pâtes alimentaires, lapoudre insecticide, le sel iétain, le sulfate d'ammoniaque, le sulfocarbonate de soude, le tartre brut, etc.
1878. — Recherches sur le phosphure de me.
{Journal de fkamiaeie et de chimie, 1879.)
Le phosphure de zinc du commerce est très rarement pur ; son titre descend quelquefois au-dessous de 40 p. 100. De là la nécessité de titrer un médicament aussi actif 1 11 ne produit pas d’hypophosphite au contact des acides; contrairement à l’assertion émise à ce snjet, les acides en dégagent tout le phosphore à l’état de gaz Ph®. Le volume de cè gaz étant directement proportionnel à la richesse du produit en phosphure de zinc, on peut donc titrer ce dernier, en mesurant le volume du gaz hydrogène phosphoré qu’il produit : Os',586 dePZn® pur doivent en fournir 100 centimètres cubes.