OUVRAGES DIDACTIQUES
Traité théorique et pratique des maladies de la peau.
Commencé en collaboration avecHiLLAiREi. Grand in-8*de665 pages, avec figures histologiques dans le texte, gravées d'après les préparations et les dessins de l’auteur, et 8 planches en couleur hors texte, représentant les principales atTections cutanées, d’après les moulages du musée de l’hôpital Saint-Louis, précédé de {'Anatomie et de la Physiologie normale de la Peiu. O. Doin, éditeur. 1885 {!).
Ce traité renferme, outre l’exposé didactique des affections cutanées, un historique spécial pour chaque affection, que l’auteur a essayé de rendre aussi complet que possible, plus complet qu’en aucun autre ouvrage de ce genre. Il était important de résumer les opinions et les théories de tous les auteurs anciens et modernes, français et étrangers, en se reportant directement aux sources, de façon à donner ces opinions avec une exactitude absolue. Par la critique de ces diverses opinions, on voit que plusieurs auteurs ont décrit sous des noms differents la meme maladie et que certains dermatologistes étrangers ont découvert récemment des affections, dont on trouve la description complète dans les anciens auteurs français. Comme preuve, il .suffit de citer trois exemples :
Tilbury Fox décrit comme une maladie nouvelle Vimpétigo coiUagiosa;
donc 23 ans que je consacre la plus grande part de mon activité à l'étude et à l’enseignement de la dermatologie et de la syphiligraphie.
Il y a quatre formes étiologiques de la pellagre ;
i“ La pellagre endémique;
2" La pellagre sporadique;
3° La pellagre alcoolique ;
4" La pellagre des aliénés.
Dans ces quatre formes, la lésion cutanée est la même; c’est un érythème solaire, qui se produit sur une peau rendue plus vulnérable par sa nutrition défectueuse et qui n’intéresse que la partie des téguments exposée directement aux rayons solaires.
C’est à tort qu’on a voulu distinguer la pellagre endémique ou pellagre vraie des trois autres formes, auxquelles on réservait les noms de pseudo-pellagres ou d’érythèmes pellagroïdes. Dans ses quatre formes, la pellagre présente les mêmes symptômes, avec une intensité variable et les mêmes lésions hépatiques, intestinales et médullaires.
C’est à tort également qu’on a attribué la pellagre exclusivement à l’alimentation par le maïs et qu’on a considéré comme seule pellagre vraie la pellagre maïdique. Le maïs n’agit, dans la production de la pellagre, qu’à titre d'aliment insuffisant ou défectueux.
Toutes les causes de déchéance organique peuvent aboutir à la pellagre : l’alimentation par le maïs, l’alimentation insuffisante ou défectueuse quel-
pellagre et la même pellagre, par des procédés qui diffèrent, mais qui, tous, ont pour résultat commun la déchéance physique ou mentale, la dépression de l’organisme. D’après cette conception, la pellagre est véritablement le mal de misère, suivant l’ancienne expression lombarde.
Les lésions anatomiques de la pellagre présentent les caractères des lésions d'origine toxique. 11 est vraisemblable que toutes les causes déprimantes que nous venons d’invoquer, en troublant profondément la nutrition, déterminent des réactions cellulaires ou humorales, qui aboutissent à la formation de poisons organiques autogènes. Les lésions intestinales (ulcérations), hépatiques (dégénérescence graisseuse), médullaires (sclérose) de la pellagre sont d’ordre toxique et dépendent d’une auto-intoxication secondaire.
(Journal de médecine interne^ 1900.)
Leçons sur les Kératoses.
(Journal de médecine interne, 1900.)
(Journal dee Praticiens, 27 avril 1901.)
i. — MÉMOIRES ORIGINAUX
Mémoire sur l’Anatomie pathologique de l’Eczéma,
Avec 4 planches hors texte, gravées d’après les dessins de l’auteur. [Annales de Dermatologie et de Syphiligraphie, 1881.)
Les recherches histologiques exposées dans ce mémoire montrent que les lésions de l’eczéma sont à la fois dermiques et épidermiques. La lésion du derme est essentiellement congestive et inflammatoire, et, en effet, l’eczéma est une inflammation de la peau. Les vaisseaux superficiels du derme et ceux des papilles sont, dans la forme aiguë surtout, congestionnés et pleins de globules sanguins accumulés. Cette hypérémie explique la rougeur de la peau ; sa persistance peut expliquer l’exsudation séreuse abondante, qui est
coup, et c’est autant de matière toxique qui peut s’accumuler dans les organes internes et déterminer des accidents plus ou moins rapides et plus ou moins graves, suivant le siège de la métastase. C’est comme si vous cherchiez à guérir la diarrhée vicariante d’un brightique qui, par votre intervention, se
Toutes ces déterminations morbides sont des conséquences de la même cause générale, de la même auto-intoxication chronique, dont le poison organique, résultat de la transformation imparfaite de la matière azotée, porte successivement son action sur la peau et sur les organes internes.
Dans bien des cas, l’apparition des lésions internes et viscérales n’est que la conséquence de la marche générale de la diathèse ; ces lésions se produisent naturellement sans qu’on ait rien fait pour hâter ou pour provoquer leur manifestation. Mais il d’autres circonstances dans lesquelles l’explosion des accidents viscéraux succède si nettement, si immédiatement à la disparition de la dermatose, qu’il est impossible de ne pas admettre une relation de cause à
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