Nature et traitement de la leueoplasle linguale
(Congrès international de Dermatologie, Paris, 1900.)
4. — Leueoplasle linguale d’origine parasyphilltique eouceptlonnelle. En collaboration avec M. Barbe.
{Bulletin delà SoeiéU de Dermatologie, mars 1901.)
— Syphilis cérébrale (Syphilis ignorée) diagnostiquée d’après l’existen d’une leueoplasle linguale et guérie par les injections de beuzoate de mercure.
En collaboration avec M. Lacapère.
{Bulletin de la Société médicale des hôpitaux, 29 novembre 1901.)
I. 2. 3. — Ainsi qu’on peut s’en convaincre par la lecture des trava
transformation cancéreuse, et la possibilité de cette transformation est d’autant plus grande, que ce papillome, de par son siège même, est soumis à des irritations multiples et incessantes.
Que si on objecte que d’autres lésions plus ou moins papillomateuses de la bouche ne se transforment qu exceptionnellement en cancer, alors que cette transformation est comparativement très fréquente dans la leucoplasie, nous dirons que cette considération n’est pas suffisante pour permettre de
temps, des mois et même des années, ce mode de traitement peut amener la guérison complète.
Si la leucoplasie ofFre des lésions de dégénérescence épithéliale (fissures, ulcérations, saillies papillomateuses), celles-ci seront détruites par des cauté^ risations ignées et les badigeonnages au bichromate seront continués sur les régions non dégénérées.
4 . — Uans le mémoire précédent-nous avons admis la possibilitéde l’origine syphilitique conceptionnelle de la leucoplasie linguale. Nous possédions, en effet, un cas de leucoplasie linguale chez la femme d’un syphilitique, qui nous a été communiqué par M. le P' Landouzy. Un nouveau cas s’est présenté à notre observation : La femme d’un syphilitique, mère d*un enfant atteint de syphilis héréditaire tardive et, par conséquent, infectée conceptionnellement, fut affectée de leucoplasie linguale.
5. — D’autre part, la notion de l’étiologie syphilitique de la leucoplasie buccale nous a permis de guérir une hémiplégie par le traitement spécifique, en nous fondant uniquement sur l’existence d’une leucoplasie linguale. Dans ce cas, la syphilis était complètement ignorée et, sans la leucoplasie, cette syphilis cérébrale n’aurait pas été traitée.
Nous n’hésitons donc pas à dire que la leucoplasie linguale est toujours syphilitique; on trouve des antécédents syphilitiques, avoués et connus,* dans 85 à 90 0/0 des cas de leucoplasie. Or une affection qui est syphilitique 90 fois sur 100 est syphilitique 100 fois sur loo, car il y a plus de 10 0/0 de syphilis ignorées, de syphilis conceptionnelles et de syphilis héréditaires.
L\ NÉYIUTE SYPHILITIQUE DU NEUF CUBIT.^L